Les intermittents toulousains en grève

Plusieurs manifestations culturelles toulousaines risquent d’être perturbées par le mouvement de contestation des intermittents. Le festival Rio Loco et la programmation de certaines salles de théâtre sont actuellement toujours incertains. Une assemblée générale doit se tenir ce mercredi pour décider de la suite du mouvement.

La colère des intermittents s’est donc propagée en province. Après plusieurs manifestations en région parisienne, c’est aujourd’hui la ville rose qui est touchée. Contestant ainsi une possible remise en cause de leur statut, de nombreux professionnels du monde du spectacle ont voté la grève à Toulouse.

Premier concerné par ce mouvement, le festival Rio Loco qui avait rassemblé près de 125 000 spectateurs lors de l’édition 2013, pourrait voir certains de ses spectacles annulés faute de personnels. Ce fut déjà le cas pour la soirée spéciale d’hier mardi 10 juin organisée en partenariat avec un banque et l’hôpital Sourire. Rappelons ici que sur les 624 salariés du festival, 74 dépendent du régime des intermittents.

L’ensemble des théâtres de la ville rose devrait également souffrir de ce mouvement. Comme l’explique Eric Vanel, coordinateur du théâtre du Grand Rond et délégué régional du syndicat national des arts vivants, « leurs directeurs ont décidé eux-mêmes de se mettre en grève parce que le mouvement concerne aussi bien les employeurs que les employés ». Les salles du Grand Rond, Le Hangar, Le Ring, le Chien Blanc, du Pont Neuf, du Pavé, du Fil à Plomb et la Cave Poésie ont ainsi pris part au mouvement.

Crédits photo : David Olivari