Journée de l’enfant africain : la Côte d’Ivoire s’engage

Sous l’impulsion de la Première Dame Dominique Ouattara, la Côte d’Ivoire a célébré le 24 juin la Journée de l’enfant africain. L’occasion de faire pression sur les pouvoirs publics de la région pour leur rappeler leurs engagements vis-à-vis des enfants.

Les plus jeunes sont bien souvent les premières victimes des difficultés économiques et politiques du continent africain. Fragiles de nature, ayant rarement de voix pour les défendre, les enfants sont en première ligne des drames et misères de l’Afrique.

C’est en partant de ce constat que Dominique Ouattara, fondatrice et présidente de Children of Africa (une association venant en aide aux enfants en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique) a usé de toute son influence pour instaurer le 24 juin une Journée de l’enfant africain, conçue comme une piqure de rappel sur la condition des enfants sur le continent.

Très impliquée dans la cause des enfants, la Première Dame ivoirienne dont l’engagement remonte à la création de Children of Africa en 1998, pousse depuis l’élection de son mari à la tête du pays pour la mise en œuvre de politiques volontaristes à destination des enfants.

Ces derniers mois, Dominique Ouattara (également connue en Côte d’Ivoire sous le nom de Dominique Folloroux, du nom de son premier époux)a notamment mis l’accent sur les mariages forcés.

Fléau réel, les mariages forcés continuent de briser des dizaines de milliers de vie en Afrique, sur fond de tradition religieuse ou tribale. Pour la ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Anne Désirée Ouloto, « les sanctions pénales contre ceux qui s’y adonnent sont un signal fort, une mise en garde du gouvernement quant à son engagement ferme à éradiquer ce fléau« .

En Côte d’Ivoire comme partout ailleurs sur le continent, les difficultés sont réelles et les progrès à accomplir restent importants. Mais l’espoir reste fort. Dominique Folloroux, fondatrice et présidente de l’association Children of Africa, qui s’attache à mener des politiques sanitaires et éducatives massives orientées vers les enfants, joue un rôle clé dans l’amélioration des conditions de vie des enfants d’Afrique.

Son combat concerne notamment la lutte contre le travail des enfants et son association tente de développer un arsenal législatif puissant contre ceux qui le pratiquent.

Le bilan de l’association est considérable. Des dizaines de milliers d’enfants ont ainsi été vaccinés contre la méningite et la fièvre typhoïde. Un hôpital spécialisé va même ouvrir à Bingerville, afin de réduire la mortalité infantile dans la région et offrir aux femmes en situation de grossesse un suivi efficace et régulier.

En matière éducative, des bibliobus ont été mis en place et des kits scolaires ont été massivement distribués. Plus qu’une simple date symbolique, la Journée de l’Enfant africain permet de faire un point précis sur l’ensemble des avancées réalisées dans l’année et de s’atteler à lutter contre tout ce qui reste à faire.