Macron prend le contre-pied de Fillon sur la santé

Emmanuel Macron plaide pour un programme de santé très à gauche

Emmanuel Macron défend un programme de santé fortement ancré à gauche et qui prend celui de François Fillon totalement à contresens

Deux styles, deux écoles, deux points de vue très différents. Emmanuel Macron et François Fillon marquent de plus en plus leurs différences dans leur programme respectif pour la présidentielle de 2017. Et le candidat d’En Marche ! a été clair au sujet de ce qu’il ambitionne pour le secteur de la santé en France : tout le contraire de ce que prône Fillon.

Emmanuel Macron plaide ainsi pour un remboursement à 100% par la Sécurité Sociale des maladies chroniques mais également des lunettes, des prothèses auditives et des prothèses dentaires d’ici à 2022. Soit l’exact opposé de ce propose François Fillon dans son programme thatchérien. L’homme politique plaide pour un déremboursement toujours plus important de la part de la Sécurité Sociale au profit de ceux effectués par les mutuelles.

Des points de vue radicalement opposés

Avec François Fillon, c’est une santé à deux vitesses qui se dessine en trame, une santé qui fonctionne déjà ainsi puisque le régime général rembourse déjà moins bien qu’auparavant et puisque les Français les plus aisés sont ceux qui peuvent s’offrir les services des mutuelles qui remboursent le mieux.

Macron quant à lui prêche tout l’inverse sans pour autant donner les clés du financement de cette mesure inscrite dans son programme : « On ne peut pas parler de la santé en la réduisant à des chiffres. Le défi de la santé en France est l’une des principales préoccupations de nos concitoyens. Mais on n’y répond pas en déremboursant des soins ou en prétendant couper des têtes. On ne peut pas répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain avec des mesures d’hier et d’avant-hier ».

Reste que la proposition d’Emmanuel Macron devra être détaillée et chiffrée afin de ne pas être cantonnée à un énième effet d’annonce de campagnes électorales auxquelles les Français sont désormais habitués.