Plusieurs centaines de sans-papiers - de 300 à 500 selon les sources - se sont mis en grève, en majorité à Paris et en Ile-de-France, réclamant l'octroi de papiers en règle.

La CGT et l'association Droits devant! demandent une négociation avec le ministère du Travail pour des régularisations dans 150 métiers manquant de main d'oeuvre, principalement la restauration et le bâtiment, comme le prévoit une circulaire depuis janvier dernier.

Lundi, la Ligue des droits de l'Homme, la FSU, l'Unef et l'association France Terre d'asile se sont jointes à ces revendications et ont appelé à participer à un meeting mercredi soir à la Bourse du travail, à Paris.

Sans "ouvrir la porte à une régularisation générale", le Parti socialiste a souhaité "un retour à une politique qui s'appuie sur des critères clairs et objectifs" pour une régularisation. "Le contrat de travail doit trouver une place prépondérante" dans ces critères, a déclaré le député européen Stéphane Le Foll lors du point de presse hebdomadaire.

Le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), André Daguin, a également réclamé une régularisation importante, de 50.000 à 100.000 travailleurs.

"Quels sont les inconvénients à le faire?", s'est-il interrogé au micro de RTL. "Si on ne les régularise pas, il faut les licencier, donc dans Paris des tas de restaurants seront totalement désorganisés, on va tuer une partie du tourisme", a prévenu André Daguin qui ne veut pas pour autant régulariser "n'importe qui, n'importe comment".