Un contrat de non-travail met en colère les Britanniques

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Selon nos confrères du Guardian, McDonalds, Domino’s Pizza et Burker King occupent les premières places d’un podium peu reluisant : celui des plus gros signataires de contrats précaires.

Ces chaînes de fast-food se disputent la place pas-tellement-convoité de pourvoyeur de précarité en signant à tour de bras des contrats “zéro heure“, dispositif salarial britannique n’imposant aucun volume horaire ni aucune rémunération minimum. Toutefois, comme l’indique le NewStatesman, “si vous êtes sous contrat mais sans travail, l’Office National des Statistiques (ONS) vous compte comme employé“.

Brandis par le gouvernement britannique comme un merveilleux outil de flexibilité pour les entreprises, ce contrat “zéro heure” serait surtout, in-fine, un merveilleux outil pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage. Occupé notamment par les étudiants ou les personnes à la recherche d’un complément de revenus, ce contrat concernerait un million de personnes au Royaume-Uni, soit quasiment 4% de la population active (selon une récente étude de l’Institut britannique des ressources humaines).

Ne comprenant pas de congés, ni de repos et encore moins d’horaires fixes, dans un secteur où la main d’œuvre peu qualifiée est rarement syndiquée, ces accords font gronder la population britannique. Au micro de la BBC, le Secrétaire d’Etat au Travail Vince Cable a même avoué “une certaine forme d’exploitation“. Voilà comment brouiller encore plus le rapport de confiance, déjà largement égratigné, entre les employeurs et les employés.