Conférence sociale: Manuel Valls confirme la baisse de l’impôt sur les revenus

Lors de son discours de clôture de la conférence sociale, le premier ministre Manuel Valls, qui a déploré dans un premier temps le retrait de certains syndicats, a détaillé par la suite la feuille de route sociale de son gouvernement. Une baisse d’impôts et des négociations sur les seuils sociaux en entreprises sont annoncées.

Si le Premier ministre n’a pas voulu se laisser déstabiliser par le rejet de quatre syndicats contestant un manque cruelle de considération,  la 3ème édition de la conférence sociale aura tout de même beaucoup de mal à convaincre. Manuel Valls qui a donc prévenu les syndicats que le “refus prolongé du dialogue serait une posture incompréhensible”, a ainsi souhaité faire preuve de fermeté. Une méthode contestable au sein d’une conférence qui se veut sociale et solidaire.

Cela étant, le Premier ministre, faisant écho au discours précédent du chef de l’Etat, a rappelé les principaux points de son programme social concernant notamment l’impôt des classes moyennes et l’emploi des jeunes.

Une baisse d’impôt est donc confirmée pour les classes moyennes dans la loi de Finances 2015. “Nous avons engagé un mouvement de baisse des impôts dans les lois financières en cours de discussion au Parlement”, a dit le Premier ministre. “Ces mesures seront prolongées et pérennisées”. “La loi de Finances pour 2015 organisera ainsi une baisse de l’impôt sur le revenu des classes moyennes”, a-t-il ajouté. “Ce qui soutiendra le pouvoir d’achat et la croissance.”

Manuel Valls a également annoncé une négociation “dès la rentrée” sur les “demandeurs d’emploi de longue durée” ainsi que des efforts particuliers en direction des jeunes chômeurs via la formation et l’apprentissage. Pour cela, il a rappelé la nécessité d’accélérer les négociations de branche sur les contreparties au pacte de responsabilité, reprochant au patronat de ne pas être “à la hauteur”.

Les jeunes plus particulièrement pourront bénéficier d’ici 2017 de la “garantie jeunes”, une allocation d’environ 450 euros mensuels pour les 18-25 ans en situation de précarité.

Enfin, sur le dossier sensible du dialogue social en entreprise, avec la question des seuils sociaux créant des obligations aux entreprises, il a confirmé qu’il fera l’objet d’une négociation prochaine.

Crédits photo : Claude TRUONG-NGOC