SOS Médecins rejoint le mouvement de grève

SOS Médecins a rejoint ce lundi 29 décembre la grève des médecins qui entrent dans sa deuxième semaine de mobilisation “très suivie”, malgré les déclarations rassurantes du ministère de la Santé.

Comme nous l’apprend RTL, l’association a invite ses quelque 1.000 médecins à cesser toute activité à compter de ce lundi, pour fustiger les pouvoirs accrus conférés dans le projet de loi santé aux directeurs des agences régionales de santé. Ces derniers pourraient décider, selon l’association, à l’instar de ce qui se fait dans le Nord-Pas-de-Calais et en Lorraine, qu’il n’y a plus besoin de médecin libéral la nuit, orientant de fait les malades vers les urgences.

SOS Médecins va donc grossir les rangs des protestataires. Les urgentistes avaient ouvert la marche lundi 22, pour de meilleures conditions de travail, mais avaient levé leur préavis 24 heures plus tard, à la faveur d’un accord avec le ministère de la Santé.
Depuis le début du mouvement des médecins en ville, le 23 décembre, le ministère de la Santé affirme qu’il n’y a “aucune affluence anormale dans les services d’urgence”. Ces derniers “ne peuvent pas faire face, sinon on ne serait pas réquisitionné à tour de bras”, rétorque le Dr Ringard qui décrit des services d’urgence localement “au bord du gouffre” et “en saturation”. Les réquisitions envoyées à SOS Médecins qui ne couvraient que les périodes nocturnes (20h00 – 08h00), ont été élargies à la journée, selon lui.

La ministre doit recevoir le 12 janvier des représentants de généralistes, mais d’ores et déjà MG-France appelle à la fermeture des cabinets le 6 janvier, et “attachés à une unité du mouvement”, les syndicats sont “en train de discuter” de la suite. “On va utiliser tous les moyens possibles, entre la fermeture des cabinets, la grève des télétransmissions de feuilles de soins à l’Assurance maladie ou une manifestation nationale à Paris”, prévient le Dr Leicher.

Crédits photo : SOS Médecins