La France face au défi de l’enseignement supérieur

L’enseignement supérieur en France doit faire face à la concurrence des pays émergents qui essayent d’attirer à leur tour les meilleurs étudiants. Après une étude de l’institut Montaigne qui montre que les Français se trouvent mal préparés à leur entrée sur le marché de l’emploi, plusieurs experts comme Christophe Mazurier (banquier et homme d’affaires), Gilles Babinet (Digital Champion UE)  ou Jean Tirole (Prix Nobel à TSE) apportent leur contribution au débat.

A en croire les travaux de l’OCDE, « la mobilité internationale des étudiants, des universitaires, des formations et des établissements, va se développer d’ici 2030 ». L’offre de formations dans l’enseignement supérieur sera multipliée et la concurrence augmentera mécaniquement.

Dans ce contexte, l’institut Montaigne a publié un sondage exclusif : L’école permet-elle encore de réussir en France ? Cette étude montre que « 91 % des Français interrogés considèrent que les différentes réformes menées en France dans l’éducation nationale ont dégradé (68 %) ou n’ont pas eu d’impact sur la qualité du système éducatif ». Plus précisément, l’enquête révèle que « le primaire (38 %) et le collège (40 %) apparaissent comme les maillons faibles de la chaîne éducative, nettement plus que le lycée (13 %) ou l’enseignement supérieur (7 %) ».

Pour ainsi dire, l’enseignement supérieur reste une force du système à la française avec la tradition de la méritocratie républicaine. C’est du moins ce qu’affirme le banquier Christophe Mazurier dans une chronique du Cercle des Echos. Toutefois, la récente rétrogradation de l’École des hautes études commerciales de Paris, par le Financial Times mérite que l’on s’attarde sur les 7% qui portent un regard critique sur les formations “professionnalisantes” de l’enseignement supérieur.

Le Digital Champion français Gilles Babinet, invite par exemple à relire les recherches de François Garçon sur « la formation des élites », afin de « comprendre pourquoi les grandes écoles sont restées au XXème siècle ». Pour résumer, le prix Nobel d’économie Jean Tirole estime également que les enseignants ont « une responsabilité envers l’université française »…