ECOCEA : une nouvelle unité de méthanisation s’ouvre en Saône-et-Loire

Si la volonté d’exploiter le biogaz issu de la décomposition des détritus n’est pas nouvelle, ce processus était bien souvent critiqué pour sa lenteur et la faible rentabilité qu’il propose dans la production d’énergie. Un inconvénient certain mais qui ne semble plus valable aujourd’hui dans la nouvelle unité de tri-méthanisation-compostage ECOCEA de Chagny en Saône-et-Loire et pour laquelle, la société Tiru, filiale du groupe français EDF, a choisi le procédé du belge OWS. Un procédé par voie sèche avec une implantation verticale des digestats permettant une fermentation plus rapide.

Inaugurée le mercredi 14 janvier dernier en présence de Dominique Juillot, Président du SMET 71 (syndicat mixte d’élimination et de traitement des déchets de Saône-et-Loire) et Marie Mugler, Directrice Générale de TIRU, ECOCEA, la nouvelle unité de méthanisation de Saône-et-Loire, entend apporter une solution innovante dans le traitement des déchets et leur valorisation énergétique.

Récupérant le gaz de fermentation de la matière organique pour en valoriser le pouvoir énergétique, cette usine de tri-méthanisation-compostage valorisera 50 % des déchets actuellement envoyés en enfouissement, sous forme de biométhane et de compost normé destiné à approvisionner les agriculteurs locaux. Le biométhane sera quant à lui injecté, après épuration, dans le réseau de transport de gaz naturel (GRTgaz), pour alimenter l’usine de tuiles TERREAL à Chagny.

Filiale du premier groupe énergétique français EDF, la société TIRU fut chargée dans le cadre de ce projet de la conception, de la construction et de l’exploitation, de l’unité ECOCEA en collaboration avec plusieurs partenaires locaux tels que Eiffage Construction Bourgogne ou l’Atelier d’Architecture Olivier LE GALLEE. Représentant un investissement global de 40 millions d’euros, le projet ECOCEA a reçu le soutien des collectivités locales et de l’Ademe et devrait pouvoir, selon les prévisions, traiter plus de 73.000 tonnes de déchets par an. Le coût annuel de fonctionnement est évalué à près de 4 millions d’euros pour des recettes espérées autour de 2,5 millions d’euros, résultant à près de 80% de la vente du biogaz à la société Terreal.

“Par son engagement continu en matière d’innovation TIRU répond ainsi aux enjeux de la transition énergétique et de l’économie circulaire. TIRU s’inscrit durablement comme le spécialiste de la production d’énergies renouvelables à partir de déchet” a déclaré à cette occasion Marie Mugler, Directrice Générale de TIRU (propos recueillis par Vivre à Chalon.com), souhaitant ainsi mettre en lumière les efforts de son groupe pour la valorisation énergétique des déchets et la stratégie plus globale du groupe EDF en matière d’énergies renouvelables. Une stratégie en accord avec les objectifs gouvernementaux de transition énergétique.

ECOCEA dépassera en effet les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement qui vise à réduire de 15% l’enfouissement et à porter le taux de recyclage matière et organique des déchets ménagers à 45 % en 2015.

Crédits photo : TIRU