Quand les salariés de McDo montent au créneau

Le roi mondial de la malbouffe est également passé expert en précarité du travail tout en étant un vrai pro de l’évasion fiscale. Certains employés ne l’entendent pas de la même oreille et ont fait savoir leur mécontentement lors d’une manifestation.

“McDo escroc, il faut partager le magot !”. Le message passé par les manifestants/employés de la chaîne à l’arche d’or est des plus clairs. Et pour cause car, réunis à l’appel de la CGT devant le “restaurant” de la Gare du Nord à Paris, les fameux “équipiers” sont payés au lance-pierre. Le SMIC rétorqueront les responsables de McDo (9,67€/h), sauf que l’écrasante majorité des salariés de la firme sont employés à temps partiel. Un contrat de 10h, 15h voire 20h dans le meilleur des cas, payé au SMIC, ça ne va pas chercher bien loin… Les réclamations des manifestants sont ainsi légitimes : 13 euros de l’heure. Voilà qui permettrait de joindre quelque peu les deux bouts. Pas de quoi sauter au plafond mais suffisant tout de même pour percevoir un revenu décent.

Le champion de l’évasion fiscale et consorts

Parallèlement, les manifestants ont souligné que leurs revendications pouvaient plus que largement être acceptées car McDo organise “le déficit systématique de ses restaurants” dans le but de ne pas faire de bénéfices en France afin de faire transiter par le Luxembourg jusqu’à 20% de son CA. En décembre 2015, le CE de McDo Ouest avait même déposé une plainte pour “blanchiment de fraude fiscale et abus de biens sociaux”. Car déjà reprochait-on à McDo d’organiser son déficit pour ne pas réaliser de bénéfices et donc ne pas verser de primes ou augmenter les salaires de ses équipiers.