A force de manifester, les intermittents ont trouvé un accord

Après de longues journées et de longues nuits de manifestations et de sitting, les intermittents ont réussi à conclure un accord sur leur statut avec les organisations patronales. Mais reste encore à la signer.

De plus en plus précaire, le statut des intermittents du spectacle a maintes fois été réformé au cours des dernières années. Là où certains voient une “exception culturelle” ou encore une “culture subventionnée”, d’autres y voient plutôt un régime précaire. Mais apparemment pas assez précaire car depuis quelques temps, il ne faisait pas bon vouloir se lancer dans une carrière artistique tant les conditions pour décrocher le statut d’intermittent et surtout le conserver étaient des plus ardues. Mais à force de faire entendre leur mécontentement et de faire comprendre l’idée que sans retour en arrière sur les réformes, la culture et les artistes de France étaient sur le déclin. C’est chose faite avec l’accord trouvé en une nuit récemment.

Les grandes lignes de l’accord

Ce que réclamaient les intermittents ? Principalement de revenir sur ce qu’était leur statut avant qu’il soit raboté de toutes parts. Et ils ont eu gain de cause. Le texte revient quasiment dans la totalité de ce qu’était le statut avant 2003.

Les intermittents doivent ainsi avoir travaillés 507 heures sur douze mois contre dix. La “date anniversaire” qui déclenche le versement des droits est réintroduite, effaçant la “date glissante” qui excluait nombre de bénéficiaires potentiels. Plus encore, les cachets compteront désormais pour douze heure, contre huit jusqu’à présent et la baisse des indemnisations en cas de congés maternité est également en voie d’être effacée.

Parallèlement, le patronat mettra un peu plus la main à la poche car les cotisations vont augmenter d’un point. Une opération qui permettra de réaliser quelques 50 millions d’euros d’économie sur le coût de fonctionnement global du statut. Toutefois, le texte d’accord devra passer entre les mains du Medef qui devra le parapher pour le rendre officiel. La partie n’est pas encore gagnée.