La réforme de la Taxe d’Habitation concernerait plus de 16 millions de ménages

Taxe d'habitation, suppression

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la suppression de la taxe d’habitation pourrait être à l’avantage de 16,6 millions de ménages en France. 

Alors que les recettes issues de la collecte de la taxe d’habitation ont littéralement explosé depuis le début des années 2000 à hauteur de +121%, sa suppression marquerait un vrai point fort pour les classes moyennes. Car Emmanuel Macron en a fait une de ses promesses de campagne en assurant qu’il exonérerait 80% des Français du paiement de cette taxe locale.

Et il faut reconnaître que cette promesse a bien l’air de prendre la forme d’une prochaine mesure puisque des proches du gouvernement indiquaient qu’elle serait applicable à partir de 2018.

La suppression de la taxe d’habitation (payés par les locataires et par les propriétaires lorsqu’ils occupent leur bien) permettrait de contrebalancer quelque peu la note plus que salée qu’elle représente depuis des années. S’il elle a engendré une hausse des recettes de l’ordre de +121 en une quinzaine d’année, le revenu des ménages n’a augmenté pour sa part que de 50% sur la même période selon l’OFCE. En moyenne, elle représentait en 2016 plus de 660 euros par ménage, soit près de 1,5% de leur revenu disponible brut.

16 millions de ménages bénéficiaires

Si elle était bel et bien appliquée, la suppression de la taxe d’habitation profiterait alors à 16,6 millions de ménages pour un gain moyen estimé à 325 euros par ménage et par an.

La mesure profiterait d’autant plus aux ménages dont le revenu annuel est de 42 670 euros de même que ceux dont il est de 66 530€. Dans ce cas, le gain moyen serait même de plus de 500€ par an.

Reste qu’Emmanuel Macron s’est parallèlement engagé à rembourser “à l’euro près” les pertes de recettes fiscales que subiraient alors les collectivités locales, mairies et départements en tête. Les prochaines semaines et les prochains mois en diront plus sur les mécanismes d’ajustement prévu pour contre-balancer la – très probable – suppression de la taxe d’habitation.