Le brown-out, nouvelle souffrance du travail

brown-out, souffrance au travail

Après le burn-out, le brown-out est en train de prendre une place de plus en plus importante chez les salariés de France. Un syndrome de souffrance au travail à ne pas prendre à la légère. 

Traduisible en français par “baisse de courant”, le syndrome du brown-out est définit par le docteur Baumann qui vient de sortir un livre sur le sujet comme un nouveau phénomène inquiétant “”directement issu du burn-out “. Un état qui “exprime la douleur et le malaise ressentis suite à la perte de sens de ses objectifs de travail et à l’incompréhension complète de son rôle dans la structure de l’entreprise”.

Les salariés en souffrant se trouve en perte totale de motivation, ils ont l’impression que les tâches qu’on leur confie sont absurdes, inutiles, dénuées de sens. Un sentiment général très proche de la dépression donc et causé par le fait de réaliser un job inutile, qui n’a pas de sens. Un peu comme lorsqu’une personnes est “mise au placard”. Elle a bien un travail, est rémunérée pour mais se sent totalement inutile, pas à sa place.

L’un des problèmes avec le brown-out est qu’il est fondamentalement difficile de le quantifier, de savoir combien de personnes en sont victimes en France comme ailleurs. Une statistique aiguille pourtant assez bien, elle vient d’une étude menée par le cabinet Deloitte : 55% des salariés estiment que le “sens” au travail s’est nettement dégradé. Si ce pourcentage n’indique pas que plus de la moitié des salariés sont victimes d’un brown-out, il indique bien en revanche que la tendance est en train de s’installer dans la société.