Le plan du gouvernement pour contrôler les chômeurs

contrôle chômeurs, Muriel Pénicaud

La ministre du Travail Muriel Pénicaud planche sur une série de mesures destinées à renforcer le contrôle des chômeurs. Le projet de loi sera débattu cet été au Parlement avant une probable mise en application à la rentrée 2018. La promesse de campagne d’Emmanuel Macron ne serait selon lui qu’une contrepartie à l’universalité des droits aux chômage dont bénéficieraient également les travailleurs indépendants. 

L’offre raisonnable

Le principe d’offre raisonnable n’est pas nouveau, mais il serait mieux appliquée. Si un chômeur refuse de postuler à une offre raisonnable, il pourrait voir son allocation divisée par deux voire à terme être radié. Des sanctions progressives seraient mises en place.

La formation professionnelle

Les chômeurs refusant de prendre part à une formation professionnelle pourraient voir leurs allocations abaissées voire supprimées. Les détails de la mesure ne sont pas encore dévoilés, d’autant que le débat à l’Assemblée a pour but d’en définir les contours. Avec une possible radiation en bonne et due forme si le refus se répétait.

Une radiation en cas d’absence à un rdv

Jusqu’à présent, lorsqu’un chômeur ne se présentait pas à un rdv avec son conseiller, il risquait jusqu’à 2 mois de radiation des listes de Pôle Emploi. Le gouvernement souhaite modifier cette sanction, mais en baissant la période pour une durée de 2 semaines.

Enfin, le nombre d’agents chargés de contrôler que les demandeurs d’emploi cherchent réellement du travail sera nettement augmenté. Alors qu’actuellement ces agents de l’Etat sont au nombre de 200, ils seront 600 à compter de la fin de l’année 2018. Un effectif qui passera même à 1 000 agents d’ici à 2020.