Égalité salariale hommes-femmes dans la fonction publique: la réforme déjà mal engagée

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Force Ouvrière a boycotté la première réunion de négociations au sujet de l’égalité salariale hommes-femmes dans la fonction publique. Une réforme déjà mal engagée.

Conduite par Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, la réforme sur l’égalité salariale hommes-femmes dans la fonction publique a déjà du plomb dans l’aile alors que les discussions n’ont même pas encore commencé. Force Ouvrière a en effet fait savoir dans un communiqué qu’elle boycottait la première séance de négociations. Raison invoquée : « Sur la forme et sur le fond, cette entame de négociation n’est pas convenable » d’autant qu’un « calendrier contraint, des réunions stériles qui s’enchaînent et un dialogue social qui tourne au monologue » empêchent toute avancée.

Mais d’autres organisations syndicales ont également fait part de leurs inquiétudes car le ministère a transmis en amont de la réunion une proposition d’accord. Et pour la FSU comme pour la CGT, les points invoqués dans le document sont loin d’être satisfaisants: “On retrouve un nombre de sujets qu’on voulait voir apparaître dans le projet. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut préciser ce qu’on va faire, quels outils on se donne” explique Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

CGT et FSU dénoncent un manque de mesures contraignantes qui pourraient être de nature à assurer l’égalité salariale hommes-femmes et attendent que de «réelles négociations» se tiennent avec “avec l’objectif de donner de nouveaux droits”.

A l’instar de la réforme du rail, le gouvernement semble bien ne pas tenir compte de l’avis et des demandes des organisations syndicales. Le tout sur fond de contexte très tendu puisque l’exécutif compte supprimer non moins de 120 000 postes de fonctionnaires sur l’ensemble du quinquennat.

Reste à présent à voir si le ministère parviendra à réunir les organisations syndicales lors des prochaines réunions prévues les 15 et 24 octobre prochains.