L’Iran veut “rayer Israël de la carte”

Israël, Iran

Lundi 30 septembre, le général de division Hossein Salami, commandant en chef des gardiens de la révolution, a déclaré que la destruction de l’Etat hébreu n’était «  plus un rêve, mais un but à portée de main ».

Faucons iraniens

Comme aux Etats-Unis et partout ailleurs, l’Iran a parmi ses dirigeants des faucons, des hommes durs favorables à l’entrée en guerre de leur pays pour défendre ses intérêts (qui sont souvent aussi les leurs).  

Parmi ces va-t-en-guerre figure le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui affirmait en juin 2018 qu’Israël était pour le Moyen-Orient « une tumeur cancéreuse maligne qui doit être enlevée et éradiquée ».

Et l’autre faucon emblématique est donc Hossein Salami, le chef des pasdaran ( les gardiens de la révolution), qui a rappelé lundi qu’au terme des 40 premières années « de la Révolution islamique, nous sommes parvenus à atteindre la capacité pour détruire le régime sioniste imposteur. Ce régime sinistre doit être rayé de la carte ». Ses déclarations incendiaires ont d’ailleurs été reprises mot pour mot par les agences ultraconservatrices  Tasnim  et  Fars, tandis que l’agence officielle iranienne  Irna  a simplement souligné que malgré l’« hostilité à son égard, l’Iran ne cesse de gagner en puissance  ».  

Menace réelle

«  L’attaque nous a surpris, elle fut une parfaite surprise pour les Etats-Unis malgré leur présence militaire dans la région, et elle a été parfaite à tout point de vue militairement. Nous ne pensions pas que les Iraniens étaient parvenus à ce niveau  »,  ont admis  les autorités israéliennes suite à l’attaque contre les installations de la Saudi Aramco le 14 septembre.  

Une menace d’autant plus inquiétante qu’Israël, bien que surarmé, est une cible facile. En effet, «  la vulnérabilité d’Israël est jugée exceptionnelle, en raison de la concentration de ses infrastructures sur un petit territoire – 50  % de son eau potable provient de cinq usines de désalinisation, 28  % de son électricité de deux sites seulement, par exemple »,  rappelle Ron Ben-Yishai, observateur des questions de sécurité à Tel-Aviv.

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