L’Université d’Auckland protège les suprémacistes blancs

Des dizaines d’étudiants de l’Université d’Auckland ont organisé un sit-in et des actions de protestation contre le racisme sur le campus

Les étudiants tenaient ainsi à affirmer que le racisme et les discriminations n’avaient pas leur place à l’université. Ces actions ont eu lieu à la suite du refus du responsable de l’université de retirer des stickers et des posters liés à des groupes de suprémacistes blancs. Selon lui il s’agit d’une question de liberté d’expression. En réponse une soixantaine d’étudiants ont occupé le bâtiment où se trouve le bureau du responsable.

Le groupe d’extrême droite en question se nomme Action Zelandia. Ces nouveaux venus dans le mouvement raciste de Nouvelle-Zélande ont récemment procédé à de nombreux collages à travers le pays. L’université affirme qu’elle trouve leur idéologie détestable mais a choisi de protéger leur liberté d’expression. Le responsable Stuart McCutcheon a cyniquement affirmé qu’il trouvait cela « malheureux ».

La liberté d’exprimer son racisme

Selon les étudiants il existe actuellement un contexte général de retour du suprémacisme blanc. De nombreux groupes et militants s’étaient mis en sommeil afin d’éviter la répression suite à l’attentat dans les mosquées de Christchurch. Cependant cette mise en sommeil n’a pas duré ; il semble que cette réapparition de stickers et d’affiches soient une opération coordonnée.

Rhys Jones, un professeur sur le campus s’est avoué déçu de la réponse de l’université. Il aimerait voir l’université tracer une démarcation forte avec ces individus ; « Ceci montrerait que nous avons plus à cœur de protéger les étudiants les plus vulnérables et le personnel que de protéger le droit de suprémacistes blancs à diffuser leur rhétorique mortifère ». Jones ajoute que cela pourrait dissuader des étudiants d’intégrer l’université. Une fois encore, une conception biaisée de la liberté d’expression permet à des groupes fascistes de répandre leur idéologie. Peut-être comprendra-t-on un jour que la liberté d’expression n’est pas censée être «cinq minutes pour les juifs et cinq minutes pour les nazis ».

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