Coup d’état de droite en Bolivie

Le président de gauche Evo Morales a annoncé qu’il démissionnait pour mettre fin à la violence du coup d’état de ses ennemis politiques

Cette démission fait suite à une demande d’officiers supérieurs de l’armée. Depuis les élections du 20 octobre dernier la violence de l’opposition de droite n’a cessé de monter en intensité. La victoire du président n’est pas reconnue par ses opposants et la situation est en train de se détériorer. Le gouvernement dénonce un véritable coup d’état.

Un communiqué de presse d’Evo Morales a donc annoncé sa démission prochaine. Il insiste sur le fait qu’il agissait ainsi afin d’éviter que la violence de ses opposants frappe plus de personnes. Il nomme même Carlos Mesa et Luis Camacho directement. Sa démission a été suivie de celle du vice-président Alvaro Garcia Linera. Dans cette situation la présidence devrait être assurée par la présidente du Sénat Adriana Salvatierra, elle aussi membre du parti d’Evo Morales (MAS). Cette dernière a cependant aussi choisi de démissionner, tout comme le président de la Chambre des députés. La ligne de succession est actuellement brisée.

« Nous reviendrons »

Morales et Garcia Linea ont annoncé qu’ils resteraient à Chinmore dans le département central de Cochabamba afin de travailler avec le peuple. Morales a affirmé ; « nous reviendrons et nous serons des millions comme l’avait prédit Tupac Amaru II ». Morales avait pourtant tenté d’initier le dialogue avec les partis d’opposition. Il avait même accepté d’appeler à de nouvelles élections comme le souhaitait l’Organisation des États Américains.

La violence envers les membres de son parti « le Mouvement vers le Socialisme » ne lui a cependant pas laissé le choix. L’opposition a agressé des journalistes, brûlé des habitations et des alliés politiques l’ont abandonné. Plus dangereux encore la Police Nationale s’est par endroit mutinée. Des vidéos montrant de véritables lynchages de leaders et de militants du parti circulent actuellement sur les réseaux sociaux. On sait qu’une partie de la population et notamment la bourgeoise blanche tolérait mal la politique de gauche de ce président indigène.

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