ADP peut encore être sauvé

ADP, référendum

Alors qu’il manque encore plus de 3,7  millions de signatures pour obtenir un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), la mobilisation pour sensibiliser les citoyens se poursuit. Mais l’heure tourne, la date butoir du 12 mars 2020 arrivant à grands pas. 

Bientôt le million 

Les signature d’un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, soit 4  717  000 électeurs environ en 2019, sont nécessaire pour obtenir un RIP. Or, aujourd’hui, le total frôle le million. Les résultats sont donc encore loin du compte, à tel point qu’on peut se demander s’il ne serait pas temps de baisser les bras … 

« Certainement pas ! », proteste les parlementaires (de tous bords) qui ont engagé la procédure. « 947 000 soutiens, c’est une prouesse au regard des freins qui ont été mis », assure la sénatrice PCF Éliane Assassi, qui regrette tout de même que l’information circule si mal  : « À chaque fois que nous organisons un événement, des gens nous disent qu’ils ne sont pas au courant et ils signent. Il faut donc que le message passe ». « Il y a un engagement très fort en réalité. On atteindra le chiffre le plus important de tous », confirme le parlementaire communiste Pierre Laurent. 

Et l’on abonde côté PS. « On se rapproche du million dans des conditions très compliquées. C’est énorme », se réjouit le premier secrétaire, Olivier Faure. « Il se passe quelque chose malgré le déni de démocratie du gouvernement et le silence médiatique. Nous devons en permanence réactiver la communication, mais vous nous voyez déterminés », affirme le sénateur Patrick Kanner.

Parlementaires reçus à l’Elysée 

Les parlementaires à l’origine du RIP vont être reçus par Emmanuel Macron. « Il nous semble justifié que le président de la République accepte la mise œuvre de ce RIP », avance Éliane Assassi. « S’il refuse, continue d’ignorer le formidable outil démocratique que constitue ce RIP, il portera une très lourde responsabilité vis-à-vis de la démocratie », surenchérit le député Éric Coquerel (FI).

Mais justement, « Emmanuel Macron lui-même considère qu’à un million de signatures le seuil de crédibilité politique de la demande de référendum est atteint. Ce seuil sera bientôt atteint  », rappelle Pierre Laurent. A voir, maintenant, si le président tient parole.