Grève massive chez Radio France

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Lundi 25 novembre, les salariés de Radio France se sont activement mobilisés contre le plan de la direction actant la suppression de 299 postes. « Le mouvement devrait se poursuivre », ont prévenu les syndicats.

« Deux journalistes sur trois »

Les syndicats ne s’accordent pourtant pas sur la durée de la mobilisation. Alors que la CGT a déposé un préavis de grève illimitée, SUD, le SNJ et la CFDT appellent, eux, à cesser le travail jusqu’à vendredi. FO et l’Unsa, enfin, ont opté pour une action de 24 heures seulement.

Quoi qu’il en soit, « près de deux journalistes sur trois » étaient en grève lundi, prouvant ainsi « leur profonde opposition à ce projet mortifère », s’est félicité le SNJ.

En effet, lundi, presque toutes les matinales du service public (France Inter, France Info, France Culture et France Bleu) étaient remplacées par des playlists musicales. Pendant ce temps, les salariés se réunissaient en assemblée générale, une rencontre réitérée mardi « à la même heure », pour planifier la suite de la grève.

Transformation nécessaire

La direction de Radio France, qui assure « respecter ce temps d’expression des grévistes », n’est pas revenue sur sa décision pour autant. « Le projet de transformation de Radio France est nécessaire pour construire son avenir et celui des salariés », a exprimé la direction dans un communiqué, précisant qu’elle souhaitait mener ce projet à terme « dans le dialogue ».

Pour les syndicats, qui redoutent « une augmentation de la charge de travail (et) du recours aux statuts précaires (CDD, pigistes…) », le plan de la direction est uniquement dicté par les baisses de crédits d’État. Ce projet exprime la « volonté assumée du gouvernement de baisser sa contribution à l’audiovisuel public », a ajouté la CGT.