La grève des transports se poursuit

Jeudi 26 décembre, plus d’un millier de personnes, principalement des grévistes de la RATP et de la SNCF, ont défilé de la gare de l’Est à la gare Saint-Lazare. Leur mot d’ordre, « Pas de retrait, pas de trêve ! » .

« Eux étaient au foie gras »

« Aujourd’hui, j’ai mis ma casquette de facteur pour qu’on voie bien qu’il y a d’autres secteurs en lutte. Il ne faut pas les regarder se battre pour nous ; on aide par exemple à bloquer les dépôts de la RATP le matin », explique Brahim, postier dans les Hauts-de-Seine.

Car nombreux étaient les gilets jaunes, facteurs, étudiants et autres secteurs à battre le pavé en compagnie des grévistes des transports. Presque tous les syndicats étaient ainsi représentés en ce 22ème jour de grève, et ce en dépit des appels à la trêve lancés par certains leaders.

« Pas de trêve pour nous, même si les leaders sont en vacances ! On a passé Noël à manger des cacahuètes tandis qu’eux étaient au foie gras… On est là dans le froid à se battre pour le peuple, on lâchera rien », promet Irène, conductrice de métro et syndiquée à l’Unsa RATP.

« On manifeste aujourd’hui suite à un appel des différentes assemblées générales parisiennes. Dans ces AG, il y a des militants de tous les syndicats ; ce sont eux qui tiennent le mouvement, pas les ténors ! Le moral est bon, même si cette semaine est plus compliquée, on ne va pas lâcher maintenant », ajoute Guillaume, de Fret SNCF et syndiqué à SUD rail.

« Le mouvement est parti pour durer »

« On va gagner ! Entre le mouvement qui tient et les problèmes qui s’accumulent au sommet de l’État avec le nouveau rapporteur qui oublie de déclarer ses impôts, ça sent bon. Le gouvernement échoue dans sa stratégie du pourrissement puisque l’opinion ne se retourne pas ! », se réjouit un certain Olivier Besancenot, « gréviste et militant au NPA », présent dans le cortège.

A quelques pas derrière lui, Florence et Mohammed, tous deux instituteurs en Seine-Saint-Denis abondent. « Je soutiens les secteurs en pointe pour l’instant, mais je serai gréviste à la rentrée si l’on n’a pas obtenu le retrait d’ici là », lance la première. « Les collègues de la RATP ont beaucoup donné, ajoute son comparse. Je serai en grève à la rentrée, le mouvement est parti pour durer. »