Grève : La mobilisation tient toujours

retraites, mobilisation

Jeudi 6 février, à Paris, 130 000 personnes (selon la CGT) ont répondu à l’appel des syndicats et participé à cette neuvième journée d’action contre la réforme des retraites. C’est moins que les semaines passées, mais la détermination des participants n’avait jamais été aussi forte.

« La mobilisation, elle est là, et tous ceux qui refusent de la voir doivent ouvrir les yeux », a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

« Question de survie »

La fonction publique était particulièrement bien représentée jeudi, en particulier par les secteurs de la santé et de l’éducation nationale. Dans le cortège, défilant de la gare de l’Est à la place de la Nation, Julien Allayaud, égoutier dans le Val-de-Marne, qui vient de taguer par terre la forme d’un corps comme sur une scène de crime à l’américaine, assorti de l’inscription « Égoutier mort au travail ».

« C’est une question de survie, on se souvient que des textes de loi comme le CPE ont été annulés après avoir été adoptés », explique monsieur Allayaud. « J’ai mon père, trois oncles et deux cousins dans le métier. J’ai vu plein de collègues mourir en dix-sept ans. Nous, on est égoutiers pour le service public, pour la communauté, ce n’est pas une passion de travailler dans la merde et les gaz mortels. Donc, on veut juste garder notre droit à partir plus tôt en retraite », clamet-il, rappelant que 70 % des agents sont grévistes dans le Val-de-Marne.

Abus de LaREM

En refusant d’allonger le congé des parents en cas de décès d’un enfant, les députés de LaREM ont fait déborder de la vase, et leur rétropédalage sur la question n’a fait qu’accroître la colère des grévistes« Ils sont déconnectés, ils ne connaissent pas la valeur de la vie humaine. Il n’y a aucun respect du peuple ! », s’emporte Michel Le Goff, coordinateur CGT du groupe Bigard.

« Certains employés marchent 20 kilomètres par jour, d’autres soulèvent 20 tonnes de jambons, mais Bigard pense que nos problèmes de santé viennent de notre mauvaise hygiène de vie et nous conseille de faire du sport ! On voudrait plutôt que l’entreprise nous paie des préretraites à partir de 55 ans », assène le syndicaliste.

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