Le télétravail va être généralisé

coronavirus, télétravail

Le travail à distance apparaît comme la solution pour éviter que de nombreuses entreprises ne mettent la clé sous la porte, toutefois il ne sera pas accessible de la même façon selon le salarié et l’entreprise concernée.  

Soutien du président 

«  Quand cela est possible, je demande aux entreprises de permettre à leurs employés de travailler à distance », a déclaré Emmanuel Macron, lors de son allocution de jeudi. Une décision immédiatement saluée par Catherine Pinchaut, secrétaire nationale CFDT en charge des questions du travail, de la santé au travail et du temps de travail, qui parle d’« une bonne chose pour faire face à l’épidémie de coronavirus ».

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a, elle, assuré que le processus était applicable à « à peu près un emploi sur trois », sans préciser quels salariés ou emplois pourraient en bénéficier. Mais il semblerait que les premiers employés concernés par la mesure seront les parents d’enfants de moins de 16  ans, car si les employeurs leur refusent ce «  privilège  », les salariés pourraient se mettre en arrêt maladie, le gouvernement ayant expressément autorisé les parents dans l’incapacité de faire garder leur enfant à avoir recours à cette solution.

Impuissance des salariés

Les salariés sans enfant, par contre, seront eux soumis au bon vouloir de l’employeur.  « Là où il n’existe pas d’accord collectif ou de charte sur le télétravail, l’employeur peut négocier directement avec le salarié en le formalisant par écrit », déplore Catherine Pinchaut. 

De plus, alors que la décision de passer au télétravail se prend normalement d’un commun accord, le Code du travail prévoit que la décision revient à l’employeur « en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure »  (article L.1222-11). Ainsi, que l’employeur décide d’imposer le télétravail, ou, inversement, de ne pas y avoir recours, le salarié n’aura pas son mot à dire. « Nos réseaux VPN ne peuvent pas supporter plus de 20 à 25  % de l’effectif à distance simultanément », explique un cadre du secteur bancaire. 

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