Notre-Dame  : Plainte pour mise en danger de la vie d’autrui

Notre-Dame, plainte, plomb

Mardi 6 juillet, la CGT, l’association Henri-Pézerat et deux familles riveraines de la cathédrale Notre-Dame ont déposé plainte auprès du pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris, pour mise en danger de la vie d’autrui en raison de la dissémination de poussières de plomb, extrêmement nocives. 

Inaction des autorités

« À fortes doses, le plomb peut conduire à des encéphalopathies, des neuropathies et au décès chez l’adulte et chez l’enfant. Il provoque également des effets digestifs (colique saturnine, douleurs abdominales…), affirme le ministère de la Santé.  Le plomb présente également des effets sur la pression artérielle, sur la fonction rénale chez l’adulte ainsi que sur la reproduction et le développement de l’enfant et sur le système nerveux central chez l’enfant, même à des faibles doses. »

Pourtant les 400 tonnes de plomb contenues dans la flèche et le toit de la cathédrale sont en grande partie encore là, le reste s’étant déjà disséminé dans le voisinage. En effet, des taux de plomb 400 à 700 fois supérieurs à la limite autorisée ont été retrouvés autour de la cathédrale, et le taux s’élevait encore à 61 790 microgrammes par mètre carré en janvier 2020 (la limite légale étant de 1000 microgrammes). 

Déjà trop tard

Suite à des relevés dépassant sept fois les limites autorisées, « le chantier a (enfin) été arrêté en juillet 2020. À deux reprises, la station RER Saint-Michel a été fermée pour dépollution. Combien de plomb a été disséminé sous les chaussures et sur les vêtements des gens qui sont passés par le centre de Paris depuis l’incendie ? Il aurait fallu prendre des mesures d’urgence dès le 15  avril 2019 », déplore Benoît Martin, de la CGT Paris.

« Je suis convaincue que le plan de reconstruction imposé par le président de la République ne tient pas compte des exigences sanitaires. On sait les risques du plomb, mais le chantier continue. On continue de sacrifier l’humain à l’économie, au prestige et à la puissance », assène pour sa part Annie Thébaud-Mony, présidente de l’association Henri-Pézerat.

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