Société

A l’annonce d’un pique-nique antifasciste s’opposant à la venue de Marine le Pen à Brest un cadre du RN a proféré des menaces glaçantes

Le pique-nique était organisé par la gauche brestoise. Les 17 signataires de l’appel antifasciste s’étaient donné rendez-vous devant l’hôtel accueillant Marine le Pen jeudi dernier. La conférence de presse de cette dernière visait à soutenir la candidature aux municipales de Renée Thomaïdis. Les opposants étaient réunis en face, dans le square de la Tour d’Auvergne.

Des menaces inquiétantes

Selon le communiqué des organisations de gauche ; « Marine Le Pen n’est pas la bienvenue à Brest. Au moment où le mouvement social mène un combat pour le retrait du projet de réforme des retraites, les organisations signataires appellent les Brestoises et les Brestois à dénoncer les mensonges du RN, qui stigmatise les immigrés alors que le véritable problème de notre pays relève fondamentalement du partage des richesses ». Si Mme Thomaïdis est restée mesurée en dénonçant, sans hypocrisie aucune, « l’extrême intolérance » de la gauche, il en est autrement de Gilles Pennelle.

Gilles Pennelle est le responsable du groupe RN à la Région et responsable des élections au niveau national. Voici ce qu’il avait à dire des opposants ; « Dites aux associations, syndicats et partis de gauche qui menacent la République et la liberté d’expression d’une formation politique officiellement reconnue qui est aujourd’hui la première de France, de brûler un cierge. On s’en occupera particulièrement quand on sera au pouvoir, c’est-à-dire très prochainement, et on les mettra hors d’état de nuire ». On ne peut pas faire plus clair en terme de menace. Ce genre de petite phrases nous rappelle qu’on a bien à faire à un parti fasciste. On peut le maquiller et l’habiller autant qu’on veut, le costume démocratique gène le RN aux entournures.

Coup de gueuleIdées

Contre l’augmentation des trafics, fraudes et de l’insécurité la ville de Paris se dit prête à déclencher les feux de l’enfer

Un certain nombre de mesures ont été annoncées par la ville de Paris. Ces mesures tout azimuts touchent aussi bien des questions de propreté que d’insécurité. Dans le lot on peut aussi noter des actions contre le trafic de drogues dans les quartiers nord ou contre les fraudes des commerçants. Le centre de l’action de la ville vise cependant les quartiers populaires de Paris.

Des mesures contre l’insécurité

Ces mesures de luttes contre la saleté et l’insécurité s’accompagne d’une rhétorique guerrière menaçante. Si il est vrai que les quartiers visés du XVIII, XIX et XXe ont leurs lots de problèmes cette catégorisation semble assez exagérée. Selon Emmanuel Grégoire, Premier adjoint d’Anne Hidalgo ; « Depuis 2015, ces quartiers ont été confrontés à des crises à répétition : les réfugiés, le retour du crack, les mineurs isolés marocains à risque ». Une des mesures phare du programme est l’organisation de maraudes contre l’insécurité. Ainsi sur la place de la Chapelle et alentours des agents seront présents pour « faciliter la circulation des femmes ». Ces alentours étant difficiles d’accès aux femmes du fait de la présence de très nombreux jeunes hommes, selon la mairie.

Par ailleurs les commerçants vont voir les contrôles se renforcer. On soupçonne en effet de nombreux commerces du quartiers servir entre autre au blanchiment d’argent. Des cas de pressions sur les concurrents pour racheter leurs baux sont également recensés. Aussi la vente d’alcool sans restriction pose des problèmes de sécurité publique. C’est contre eux en priorité que la mairie se dit prête à « déclencher les feux de l’enfer ». La mairie n’hésitera pas à faire partir de forces des gérants posant problème.

La gentrification en marche

La marie compte aussi s’attaquer aux distributions d’aides alimentaires « non déclarées ». Ces distributions à destination des migrants et des pauvres ne seront donc plus autorisées. De façon un peu hypocrite la mairie pointe des problèmes de détritus et de bagarres entre migrants pour se justifier. Pour ne pas rester en reste en terme de racisme la ville pointe aussi le prosélytisme religieux de certaines associations caritatives. Seules les associations reconnues par la Mairie ne seront pas inquiétées. Malheur à ceux qui auraient l’outrecuidance d’essayer d’aider les gens.

Pour faire passer ces mesures un peu surprenantes la mairie annonce la rénovation de 40 000 logements sociaux pour 2019. De plus une promenade urbaine sera créée sous le métro aérien entre Barbès, Chapelle et Stalingrad. En tout 400 000 euros supplémentaires devraient être débloqués pour améliorer la vie du quartier. On peut douter de l’honnêteté de la mairie. Toutes ces mesures ressemblent en effet plus à des mesures de gentrification qu’à l’amélioration de la vie dans quartiers populaires. Il semble que la bourgeoisie ait définitivement envie d’en finir avec la présence des classes populaires dans la capitale.

International

Le ministre de la culture de Bolsonaro a été démis de ses fonctions suite à une vidéo où il plagiait un discours de Joseph Goebbels

Le but de la vidéo était de donner des détails sur une récompense artistique « héroïque » et « national ». L’allocution du ministre a été publié sur le compte Twitter du ministère de la culture. Pour rajouter au malaise, Lohengrin de Wagner servait de musique de fond. Ceci encourage à penser que le choix du ministre était délibéré. Choisir le compositeur favori de Hitler alors qu’on plagie son ministre de la propagande fait beaucoup de coïncidence.

Quand les fascistes se trahissent

Pourtant la ligne de défense du ministre Alvim pour cette vidéo désormais supprimée est de plaider une « coïncidence rhétorique ». Sans même parler du fait qu’un ministre devrait se poser des questions si sa rhétorique coïncide avec un membre du régime nazi, cette ligne de défense paraît bien faible. Le président Jair Bolsonaro a qualifié ce discours de « malheureux ». Il s’est également fendu d’un communiqué sur Twitter ; « Je réitère notre rejet du totalitarisme et des idéologies génocidaires comme le nazisme et le communisme, ainsi que toute proximité avec elles. Nous exprimons également notre soutien total et inconditionnel à la communauté juive dont nous sommes les amis et partageons nombre de valeurs ».

Ces déclarations mêlant de façon hors sujet le nazisme et le communisme est le propre de l’extrême droite. Souvenons-nous de l’incapacité de Trump à condamner les suprémacistes blancs après Charlottesville sans condamner aussi les antifascistes. Au cours de cette vidéo de six minutes le ministre Alvim a repris de façon quasi-identique un discours de Goebbels. Lors de ce discours ce dernier appel de ses vœux un art typiquement allemand, héroïque et national, privé de sentimentalité. Le nazi y pointe aussi l’intérêt de l’art à refléter les aspirations politiques de la population.

Coup de gueule

La révélation d’un échange de courrier internes visant à pénaliser les grévistes embarrasse l’université Jean Jaurès de Toulouse

L’objet de la discorde est une Liste noire remontant à 2018 qui a été révélée récemment. Il s’agit d’un véritable fichage d’opposants politiques mis en place par des responsables de l’université. Le courrier provenait de l’adjoint au directeur général des services (DGS) à l’intention de plusieurs responsables d’UFR. Dans le courrier le GDS demande que lui soient fournis les noms des éventuels grévistes afin de les empêcher d’accéder à certains sites.

Un fichage politique des opposants

A la date du courrier l’université avait en effet connu un mouvement important de blocage contre Parcoursup. Le message arrive cinq jours après l’expulsion des bloqueurs par les CRS. Ce n’est pas le seul élément qui prouve que l’université fiche les opposants. Un mail de Michèle Saint-Jean, directrice d’un UFR, dresse la liste de 24 enseignant grévistes dont il faudrait restreindre la capacité à utiliser leur badge d’accès. L’université fonctionne en effet en utilisant des badges d’accès nominatifs au lieu de clés. Il s’agit très clairement d’une répression du droit de grève et d’un fichage politique selon Sud-éducation. Ceci est confirmé par Isabelle Taraud, spécialiste en droit du travail ; « c’est une violation du droit de grève et une forme de discrimination ».

Pendant les jours et les semaines qui suivent les enseignants rapportent avoir eu des problèmes pour accéder à certains espaces de l’université. Certains n’avaient accès qu’à leur bureau et le DGS a nié être au courant de l’origine du problème. En apprenant la nouvelles, les enseignants « blacklistés » se sont déclarés « choqués » et ne comptent pas en rester là. La nouvelle directrice de l’université a déclaré qu’une mission d’inspection avait été demandée au ministre de l’enseignement supérieur. Les doutes sur un fichage politique des enseignants ont toujours existé, cette fois la preuve est faite que la pratique est une réalité.

Coup de gueule

Un adolescent de 16 ans a été tabassé par des policiers pourtant expérimentés dans un commissariat de Pau alors qu’il était ivre

La scène a été filmée par la caméra d’un policier municipal. L’IGPN est en train de mener l’enquête. L’adolescent était menotté au moment des faits, dans la nuit du 19 au 20 octobre. Le policier municipal avait activé sa caméra car le ton montait entre le jeune menotté et les policiers. Il semble que l’adolescent ait voulu faire un croche-pied à un adjoint de sécurité, ce qui aurait déclenché l’attaque.

Qui nous protège de la police ?

Deux OPJ expérimentés, un chef de poste et un officier de quart de nuit ont alors roué le jeune de coups pendant plusieurs minutes. Suite à cela l’adolescent a du être conduit à l’hôpital. Il a le tympan percé et le médecin lui a donné 10 jours d’ITT. Il semble que depuis les agents aient été entendu par l’IGPN. Sans surprise ils ne sont ni désarmés, ni suspendus. Ils reconnaissent pourtant les faits et expliquent avoir perdu leur sang froid.

Depuis Cécile Gensac, la procureure de la République de Pau envisage de donner le dossier au parquet de Tarbes. En effet selon ; les faits sont suffisamment graves pour que nous envisagions un dépaysement, de manière à ce que les faits puissent, si tel est le cas, être jugés de manière sereine, impartiale et objective. L’objectif aussi, c’est qu’à travers le jugement  qui pourrait avoir lieu ailleurs, il n’y ait pas d’amalgame qui puisse être fait à Pau sur la façon de travailler de l’ensemble des policiers. Le parquet de Pau a bien conscience que les policiers palois «sont tous très affectés par ce qui s’est passé»”.

Coup de gueuleIdées

Les femmes victimes de violences allant jusqu’au meurtre au sein de leur couple ne sont que très rarement prises en compte

Jusqu’au 17 novembre dernier le nombre de féminicide conjugaux était monté à 136 meurtres. Ce compte des féminicides tenues par des militantes recense les meurtres commis sur des femmes par leur conjoint ou ex-conjoint. Les chiffres officiels du ministère de l’intérieur comptabilisent 121 meurtres en 2018 et 130 en 2017. Souvent ces victimes ont contacté les services de police, des proches ou on cherché une aide qu’elle n’ont pas reçu parce qu’on ne les a pas cru.

Les chiffres parlent

Il est intéressant de se pencher sur un rapport du ministère de la justice datant du 16 novembre. Le rapport étudie les cas de 88 féminicides ou de tentatives. Il s’avère que 15 % des auteurs ont déjà été condamnés pour violences conjugales, et dans 77 % pour des violences sur la même femme. Il faut aussi noter que deux tiers des femmes avaient déjà subis des violences qu’elles avaient été 65 % à rapporter à la police. Ces plaintes déjà rares sont peu suivies d’effets ; 80 % d’entre elles sont classés sans suite. Seul un des auteurs avait fini en garde-à-vue.

Une autre étude du parquet d’Aix-en-Provence s’intéresse à 26 féminicides ou tentatives entre 2018 et 2019. Près de 55 % des auteurs avaient des antécédents de violences ou de menaces sur leur conjointes. Un quart des procédures avait été classés sans suite et deux tiers des auteurs étaient sous suivi judiciaire. Sur 120 femmes tuées en 2018 un tiers avait déposé une plainte ou une main courante. Les cas outranciers de refus de prises en compte des plaintes de ces femmes par la police sont monnaies courantes. Ces refus d’agir de la part des institutions policières ont régulièrement pour effet la mort de la plaignante.

Changer la société

Des mesurettes gouvernementales ne cessent de démontrer leur inutilité. Le bracelet anti-rapprochement existe depuis 2017 ; il n’est pas utilisé et rien n’assure de l’intervention des forces de police. Le « téléphone grand danger » est sous-utilisé, la plupart de ces téléphones ne sont pas attribués. L’ordonnance de protection permettant de protéger les femmes d’un conjoint violent est également sous-utilisée ; la mesure a été appliquée 1839 fois pour 3000 demandes. En Espagne, qui compte moins d’habitants, la mesure a été accordée 29 000 fois sur la même période.

Tout ceci pose la question de l’inefficacité policière et judiciaire à défendre les femmes contre les féminicides, mais aussi de la société patriarcale qui produit de telles violences. Fort heureusement des militantes se dressent encore et toujours contre le sexisme à travers le monde et ici comme ailleurs il semble que ce mouvement se renforce. Il semble aujourd’hui clair que si le changement doit arriver il arrivera par une transformation de la société et non par un changement gouvernemental.

Politique

Le secrétaire d’État en charge des Retraites Laurent Pietraszewski prévient d’emblée qu’il n’y aura pas de discussions quant à la pénibilité

Pietraszewski a choisi de donner quelques précisions sur une chaîne d’info le 24 décembre dernier ; il semble encourager ceux travaillant dans des conditions trop difficiles à se reconvertir. L’individu faisant par là montre de sa méconnaissance des conditions de vie de tous ceux qui ne partagent pas sa vie de grand bourgeois.

Un blocage patronal

Une des revendications majeurs pour les syndicats d’accompagnement comme la CFDT sont le rétablissement des quatre critères de pénibilité. Ces derniers avaient été supprimés en 2017. Selon Pietraszewski ; « Ils n’étaient pas ou peu évalués dans la vie des entreprises. Nous ne pensons pas que c’est en remettant en place les critères qui ne fonctionnaient pas en 2017 que nous allons trouver des solutions ». Il ajoute qu’il est pour l’ouverture du débat mais qu’il ne débattra pas des mesures prises en 2017 ; en somme il est pour le débat mais pas trop. Il ajoute aussi que le vrai débat pour lui est de savoir comment une personne peut sortir d’un métier pénible. Cette idée de la reconversion n’a aucun sens pour de multiples raisons, mais tout d’abord parce qu’il faudra toujours quelqu’un pour effectuer ces métiers pénibles.

Il semble pourtant s’agir de la ligne officielle du gouvernement. Le premier ministre l’a précisé dans son communiqué annonçant des discussions prévues pour le 7 janvier. Pour un autre syndicat d’accompagnement comme l’UNSA ces critères de pénibilité sont importants. Selon eux le patronat opère un véritable blocage sur ces questions. On imagine mal comment le gouvernement espère calmer le mouvement alors même qu’il refuse de discuter des questions les moins radicales défendus par les syndicats les moins vindicatifs.

International

Policiers et manifestants pro-démocratie se sont affrontés mardi soir dans un centre commercial de Hong-Kong à la veille de Noël

Le mouvement Hong-kongais avait appelé à perturber les fêtes et à mener des rassemblements éclairs. Les policiers ont opéré un certain nombre d’arrestation. Pour l’occasion des policiers en civil étaient présents dans la foule. La plupart des affrontements ont eu lieu au centre commercial de Harbour City à Tsim Sha Tsui. Ce centre est l’un des plus importants de la ville. Ce n’est cependant pas la première fois que le mouvement cible ces hauts lieux de la consommation.

Cibler l’économie

Depuis le début du mouvement de nombreux centres commerciaux ont été le théâtre d’actions et de manifestations. Le mouvement semblait pourtant se calmer mais la période des fêtes semble relancer la lutte ; des manifestants appellent à agir dans les grandes zones commerciales jusqu’au nouvel an. Mardi soir des centaines de manifestants vêtus de noirs ont investit Harbour City. Il semble que les affrontements aient commencé quand les militants ont repéré des policiers en civil. Ces derniers ont été encerclés et caillassés ; la police anti-émeute est alors intervenue. Un des policiers a même menacé des militants avec un fusil.

D’autres manifestations de ce genre ont eu lieu ailleurs dans la ville. La communauté chrétienne est importante, ce qui explique l’importance des fêtes à Hong-Kong. La municipalité a cependant renoncé à transformer les rues commerçantes en rue piétonne comme l’année passée ; de peur que les manifestants se rassemblent. Il semble que ces actions commencent à avoir un fort impact économique. Depuis le début du mouvement le tourisme se porte mal et l’économie est entrée en récession.

Politique

Cette mesure d’augmentation du salaire des policiers et le paiement de leurs heures supplémentaires vise à clairement à s’assurer de leur fidélité

Le gouvernement ne cesse de choyer les agents depuis le début de ce mouvement social. Macron avait récemment annoncé qu’il n’y aurait pas de changement dans le régime spécial des policiers. Aujourd’hui une étape supplémentaire est franchie dans l’espoir de désamorcer tout mouvement social de la part des agents. A n’en pas douter ceux-ci se rendent aussi bien compte qu’en période de mouvement social leur position de négociation s’est renforcée.

Le gouvernement cède à toutes les demandes policières

La décision de revaloriser les salaires est venu le 19 décembre dernier. Le ministère de l’intérieur a fait cette annonce après une seule journée de protestation des policiers. Ces derniers réclamant toujours plus de moyens, avec cette fois pour excuse la crise des Gilets Jaunes. Pour s’assurer de leur fidélité le gouvernement a donc décidé de s’atteler au règlement des millions d’heures supplémentaires non-payées. Une prime exceptionnelle de 300 euros a aussi été accordée. De leurs cotés les policiers avaient opéré des fermetures symboliques de commissariats dans plusieurs villes pour faire pression sur l’État.

L’augmentation du salaire des policiers commencera par 40 euros par mois dès le 1er janvier. Le syndicat policier SGP s’est félicité de ces nouvelles ; « c’est ce qu’on voulait ». L’augmentation ne s’arrêtera pas là ; elle montera jusqu’à 120 euros pour les gardiens de la paix et jusqu’à 150 pour les gradés d’ici la fin de l’année prochaine. Il est toujours intéressant d’observer les attitudes de l’État quand celui-ci se sent menacé ; la précaution d’usage est de s’assurer du soutien des forces de répression. Rappelons-nous que les militaires sont aussi exemptés de cette réforme des retraites que le gouvernement cherche à nous vendre comme un progrès social.

Société

Dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites la raffinerie Lavéra va être arrêtée et des AG vont se tenir dans les autres raffineries

Cette annonce a été faite par le syndicat de la Chimie de la CGT. La décision a été prise le 22 décembre de démarrer l’arrêt total de la raffinerie Lavéra, près de Martigues. L’arrêt total va prendre quelques jours, selon le secrétaire général de la CGT Chimie ; Emmanuel Lépine. La tenue d’AG dans les autres raffineries semble annoncer d’autres arrêts de ce genre dans les jours qui viennent. Ainsi des AG doivent se tenir aujourd’hui à Grandpuits, à la Mède et à Feyzin. Les salaries voteront sur l’arrêt des installations.

La lutte se renforce

Si ces trois raffineries s’arrêtent c’est ni plus ni moins que la moitié de la capacité de production de carburant du pays qui s’arrête. Seuls resterons les dépôts portuaires qui pourraient aussi être bloqués en cas de durcissement supplémentaires du mouvement. En effet ces dépôts sont déjà en grève. Selon Lépine ; « ces dépôts sont également en grève. Les remorqueurs de Fos-sur-Mer ne branchent plus les bateaux sur le port pétrolier. Au Havre c’est la même chose, les portuaires sont en grève ».

Face à l’absence de négociations et à la répression de la part du gouvernement il semble que les salariés aient la volonté de durcir la lutte. Les salariés ont bien conscience que cette mesure pourrait être mal perçu. Néanmoins les grèves des transports n’ayant pas réellement entamé le soutien à la lutte, on peut espérer que cette décision pèse plus lourdement sur le gouvernement que sur la population. Lépine rappelle justement que le gouvernement « est en pleine responsabilité de la situation actuelle. C’est à lui d’en sortir ».