Coup de gueule

Un policier de la PAF de Beauvais est accusé d’avoir forcé un migrant en rétention administrative à lécher ses chaussures

L’enquête est actuellement menée par l’IGPN, autant dire que le fonctionnaire n’a pas trop de soucis à se faire. Cet agent de la Police au Frontières (PAF) est néanmoins sous le coup de deux enquêtes ; l’une disciplinaire, l’autre judiciaire. Le procureur Florent Boura a ainsi précisé ; « une enquête préliminaire est ouverte pour violences volontaire par un dépositaire de l’autorité publique ». L’homme aurait été dénoncé par un de ses collègues.

Violence et humiliation

Les faits remontent au 14 novembre dernier. Cet agent est d’ailleurs expérimenté et non un nouveau dans le service. Les actes d’humiliations et de violence aurait été à l’encontre d’un détenu guinéen. L’homme avait été placé en rétention administrative et était alors détenu dans le commissariat de Beauvais. Selon un témoin le détenu n’avait « rien d’un délinquant insultant », comme si cela changeait grand chose. L’agent de la PAF l’a néanmoins forcé à se mettre à genoux pour lui lécher les chaussures. Le témoin choqué, s’est peu après confié à un autre membre de la PAF.

C’est ce dernier qui a fait remonter les informations et la plainte du détenu. La hiérarchie aurait alors avertit l’IGPN et la victime a été auditionné. Il semblerait que les chaussures du policier aient été saisies pour prélever de l’ADN. Faut-il qu’il y ait eu beaucoup trop de témoins pour que la police se sente le besoin d’être aussi diligente. L’agent accusé a d’abord reconnu les faits puis s’est rétracté ; il est actuellement en arrêt maladie, sans doute choqué qu’on lui ait léché les chaussures. Il semble qu’il s’agisse d’une de ses affaires que la police aime mettre en valeur pour prouver le bon fonctionnement de l’institution ;  « les brebis galeuses, quand il y en a, sont dénoncés ». Chacun sait pourtant à quoi s’en tenir à ce sujet.

Coup de coeurInternational

Le début de l’année scolaire a commencé par un retour du mouvement lycéens avec blocages et manifestations contre l’inégalité dans l’éducation

Ce retour du mouvement lycéen, de concert avec la marche féministe massive du 8 mars semble avoir redynamisé la mobilisation. De nombreuses actions de protestations, des manifestations ont eu lieu dès le premier jour des cours. Au lieu de retourner en classe les lycéens sont dans la rue. Le mouvement semblait s’être calmé pendant l’été chilien. La colère de la population ne semble pourtant pas s’être calmée. De plus le référendum sur le changement de la constitution héritée de Pinochet se tiendra en avril.

Le retour des manifestations

Selon Myaray Jimenez, le porte-parole de la Coordination des étudiants du secondaire d’Antofagasta ; « Il y a beaucoup de colère et de mécontentement. Pour ceux d’entre nous qui étudient dans les lycées municipaux, l’éducation qu’on nous donne est accablante ». L’éducation est depuis le début une des questions principales pour le mouvement social avec les retraites et le système de santé. La différence de qualité entre l’éducation reçu en lycée privé et le lycée public est un grave problème. Il faut aussi ajouter à cela la question des dettes des étudiants de l’université.

Rappelons que ce sont les lycéens qui ont lancé ce mouvement qui a débuté en octobre. Suite à cela la répression a été extrêmement dure ; des milliers d’arrestations et de blessés. Près de 30 personnes sont mortes dans des affaires liées à la répression. Les policiers continuent d’ailleurs à utiliser les munitions qui ont éborgné ou gravement blessé les yeux de 445 personnes. Selon un sondage récent deux tiers des chiliens soutiennent le retour du mouvement. Le pourcentage d’approbation du président du pays est à 12 %. Des réformes ont été lancées, mais les opposants veulent le renversement complet de ce système injuste. Le président a menacé qu’il n’hésiterait pas à instaurer un nouvel état d’urgence ; ceci ne risque pas de calmer les manifestants.

Coup de gueulePolitique

La gestion du Préfet Lallement est pointée du doigt après l’attaque policière d’une manifestation féministe à la veille du 8 mars

Cette manifestation était une marche nocturne féministe, le soir du samedi 7 mars. A cette occasion les policiers ont violemment chargé, frappé et trainé des femmes au sol. Cette action arrive au moment où des voix commencent à s’élever au sein de l’institution policière et chez les gendarmes contre la gestion du préfet Lallement. Sa nomination par Macron avait été un signal clair sur la façon dont le président entendait répondre à la crise des gilets jaunes. L’homme est connu pour la brutalité de ses pratiques. Tout le monde s’accorde à dire qu’il y a un « problème Lallement », sauf le ministre Castaner.

Qui nous protège de la police ?

Il est d’autant plus choquant de voir ces images de femmes traînées par les cheveux qu’il s’agit d’une manifestation dans le cadre du 8 mars. Un des éléments clef de la mobilisation féministe étant la lutte contre les violences faites aux femmes. Des personnalités politiques de tous bords se sont décrites comme choquées par les violences. Cependant ces pratiques sont-elles réellement une surprise ? Le fait que les policiers tabassent des féministes n’est que la continuation logique de la gestion des manifestations par Lallement.

Il semble que Castaner ait demandé un rapport sur la situation ce soir du 7 mars. Il n’y a cependant pas grand-chose à en attendre ; ce types violence est devenu une banalité en manifestation. La préfecture accuse d’ailleurs les manifestants d’être à l’origine des violences. Il n’est pourtant pas très bon signe pour l’institution quand des gendarmes pointent des dysfonctionnement. Des membres haut placés de la gendarmerie de Paris dénoncent les ordres illégaux du préfet et ses encouragement à « impacter » les manifestants. Reconnaissons au moins l’honnêteté du gouvernement qui ne se cache pas d’avoir choisi le tout-répressif.

InternationalPolitique

Un individu appartenant à l’extrême droite luxembourgeoise et soupçonné de préparer un attentat a été arrêté à Strassen en possession d’explosif

Le jeune homme de 18 ans était en effet en possession de « précurseurs d’explosifs ». Il semble qu’il ait réussi à se fournir sur internet afin de réunir le nécessaire à la fabrication d’une bombe. Les autorités ont pu repérer l’individu à temps justement du fait de son activité sur les réseaux. L’homme était notamment actif sur des forums d’extrême droite. Il semble par ailleurs qu’un service de renseignement étranger ait fourni des informations aux autorités luxembourgeoises.

La crainte d’un nouveau Hanau

Il semble que l’attaque de Hanau commise par le militant d’extrême droite Tobias Rathjen ait précipité l’action de la police. Les enquêteurs ont décidé d’agir dès le retour du jeune homme d’un séjour à l’étranger. Les agents ont alors procédé à une perquisition nocturne. La maison, le jardin et les champs alentours ont été fouillés. Selon les voisins la rue a été inaccessible pendants des heures. Les policiers cherchaient spécifiquement des caches d’armes et d’explosifs. Les policiers auraient prétexté un exercice pour justifier leur présence.

On attends encore des nouvelles de cette affaire. Pour l’instant les circonstances restent assez trouble. La police n’a communiqué que sur la façon dont ils ont eu connaissance des activités du jeune fasciste. Il est actuellement en détention provisoire au centre pénitentiaire de Schrassig après avoir été entendu par la justice. La grande activité du jeune homme sur les forums d’extrême droits et la présence d’éléments de préparation d’explosifs laisse peu de doutes sur ses intentions.

InternationalPolitique

Des habitants de Lesbos s’en sont pris à des migrants et ont aussi passé à tabac un journaliste suite à une augmentation des traversées illégales

Il semble qu’un groupe coordonné d’habitants de l’île ait cherché à empêcher un bateau de migrants de débarquer. En effet depuis quelques temps le nombre de personnes risquant la traversée a largement augmenté. Un journaliste présent au moment des faits a également été passé à tabac par les militants d’extrême droite. Son matériel photographique a aussi été jeté à la mer. Les tensions sur l’île seraient renforcés par la présence de militants d’extrême droite venus du monde entier.

Racismes et résistances

Il semble que ce groupe d’habitants ait pris la décision de s’organiser pour intimider et attaquer les médias en plus des migrants. Deux autres journalistes ont en effet été victimes de ces attaques. Les gardes-côtes ne sont pas en reste ; une vidéo est apparu montrant un navire de l’agence tentant de couler un canot de migrants. On ignore si l’enfant qui s’est noyé récemment était présent sur ce bateau. Plus récemment les gardes côtes grecs ont aussi ouvert le feu pour repousser un autre groupe tentant la traversée.

On estime qu’actuellement Lesbos accueille 20 000 demandeurs d’asile dans un camp en surpopulation ; Moria. Ce dernier n’est théoriquement capable d’accueillir que 3000 personnes. Fort heureusement tous les habitants de l’île ne se trompent pas de colère. Récemment deux militants d’extrême droite allemands de Génération Identitaire ainsi qu’un fasciste irlandais l’ont appris à leurs dépends. Les trois militants ont été reconnus pas des antifascistes et passés à tabac ; ces fascistes ont jugés plus sage de quitter le pays.

IdéesPolitique

L’ancien membre de la campagne présidentielle de 2017, Mickaël Ehrminger, porte plainte contre le RN notamment pour licenciement abusif

L’homme réclame 20 900 euros au Rassemblement national. Ceci vient s’ajouter à la difficile situation économique du parti d’extrême droite. Non content de d’assigner le parti en justice Mickaël Ehrminger s’est confié à Mediapart et Buzzfeed. L’homme était un proche de Florian Philippot. Il détaille les guerres internes et l’amateurisme de l’organisation. De son coté le parti poursuit Ehrminger aux prud’hommes pour violation de sa clause de confidentialité ; le RN demande 100 000 euros.

Le RN mauvais payeur

Cela fait près d’un an que le parti est censé payer des heures supplémentaires et la requalification du contrait de son ex-employé en CDI. Rappelons que le parti reçoit 5 millions d’euros de fonds publics. Suite à un commandement de payer signifié par un huissier une procédure de saisie sur un compte RN avait révélé un solde de 3008,09 euros. Suite à cela l’avocate de Ehrminger a lancé une procédure en liquidation judiciaire.

Wallerand de Saint Just, le trésorier du FN affirme qu’ils ont déjà payé une part importante de la somme. Ils seraient en train de lui rembourser 2000 euros par mois. Ehrminger affirme que cela est faux et il ajoute que ce n’est pas au parti de fixer des échéancier de paiement. L’avocate du plaignant souligne d’ailleurs que la question de ce l’échéancier prouve que le parti n’a pas « les moyens financiers de faire face à sa dette ».

La fin du RN ?

Cet énième problème financier tombe mal alors que s’annoncent les élections municipales. Rappelons que sur les 5 millions d’euros d’argent publics qui devaient être payés au RN 4,2 millions vont être retenus pour rembourser un prêt remontant à la campagne de 2017. Par ailleurs le RN est convoqué le 2 juin en Russie. Ils doivent s’expliquer sur le « remboursement partiel » d’un prêt de 9,4 millions d’euros. Ajoutons à cela le million d’euros retenu en 2018 dans l’affaire des emplois fictifs au parlement européens, et le tableau ne sera que partiellement complet. En effet l’affaire des kits de campagne surfacturé par Frederic Chatillon ne sera jugée qu’en avril ; l’État réclame 11,6 millions d’euros de dommages et intérêts.

Actuellement le RN cumule 24,4 millions d’euros de dettes. Le trésorier du RN se défend en affirmant qu’ils sont exclu du réseau bancaire traditionnel ; ceci les force à utiliser des méthodes plus coûteuses. De plus on assiste à une baisse du nombre d’adhérent du parti ; de 46 000 à 27 000. La situation du parti est loin d’être rose, espérons que le jugement d’avril mettra un dernier clou dans cette organisation d’extrême droite quasi-mafieuse.

Politique

Le RN a choisi de retirer son soutien à la liste de Olaf Rokvam sur laquelle se trouve le conseiller municipal Djamel Boumaaz

Il semble que ce dernier soit trop remuant, homophobe et antisémite pour le parti. Cette annonce du retrait du soutien a eu lieu quatre jours avant le dépôt des listes. Boumaaz se trouvait sur la liste de Olaf Rokvam pour les élections municipales. Le RN précise qu’ils n’avaient aucune idée de la présence de l’individu sur cette liste. Histoire d’enfoncer le clou le RN en a même profité pour condamner les propos et attitudes de Boumaaz.

Un « lobbyphobe » ?

Le conseiller municipal est en effet coutumier d’actions et prises de positions réactionnaires. En 2016 l’homme a décroché symboliquement le drapeau LGBT flottant au dessus de la mairie puis l’avait enterré. Il avait été accroché en l’honneur de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. En 2019 il effectuait encore des « quenelles », le geste antisémite faisant référence à Dieudonné. Il se présente d’ailleurs en grand héros de la lutte contre le « politiquement correct » ; le paravent de tous les réactionnaires.

A l’annonce de ce retrait du soutien l’homme s’est montré désolé que le RN soit soumis aux « lobbys » ; il faut lire ici « les juifs » et le « lobby LGBT ». Ce qui est amusant c’est qu’il a publiquement réaffirmé que Rokvam était avec lui, or ce dernier a bien compris que sa position devenait compliquée. Dans un communiqué étrange il affirme avoir été dupé par Boumaaz ; il va donc bizarrement porter plainte pour usurpation d’identité. Peu importe les raisons il semble que les prochaines élections municipales de Montpellier vont être compliquée pour le parti. Néanmoins il s’agit d’un bon coup de communication pour eux.

IdéesPolitique

Édouard Philippe a annoncé qu’il allait avoir recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer le projet de réforme des retraites

L’annonce a été faite ce samedi 29 février. Le Premier Ministre a expliqué à la tribune de l’Assemblée nationale qu’il allait avoir recours au fameux article 49.3. Le Conseil des ministre avait préalablement discuté et approuvé cette décision. Pour expliquer cette mesure ouvertement autoritaire Édouard Philippe explique qu’il a le sentiment que les règles du débat démocratique ne sont pas respectées. Le gouvernement avait annoncé à demi mot cette décision il y a quelques jours Cependant la décision a quand même choqué une large partie de la population.

Une mesure autoritaire

Dès l’annonce de cette décision des centaines de personnes se sont rassemblées le soir même devant l’Assemblée nationale. Même la CFDT qui s’était pourtant ralliée au gouvernement a exprimé son inquiétude. Laurent Berger essaye de revenir sur la trahison de son organisation en s’inquiétant du « contenu du texte ». Les mauvaises langue diront qu’il est un peu tard. Parmi les « partenaires sociaux », la CFTC et l’Unsa ont également fait part de leurs réserves. En ce qui concerne les syndicats, la CGT annonce de son côté que la mobilisation va être relancée dès la semaine prochaine.

Même chez certains parlementaires comme le député Matthieu Orphelin, ex-LREM, on déplore l’utilisation du 49.3. Selon Orphelin ; “L’utilisation aujourd’hui par le gouvernement de ce 49.3 est une vraie erreur politique et une vraie erreur démocratique”. Il ajoute ; « “Avec ce 49.3, cet acte d’autoritarisme, j’ai peur que cela ne contribue pas à apaiser le débat”. En effet face à cette négation totale de la part du gouvernement de ses propres prétentions démocratiques il ne reste d’autre solution à la contestation qu’un durcissement du mouvement.

Un enjeu de pouvoir

Ce qui est en train de se jouer là est encore plus important qu’il n’y paraît. En effet la réforme des retraites est sans aucun doute une mesure réactionnaire, largement impopulaire et pro-patronale. Néanmoins l’utilisation du 49.3 pose la question du rôle des « partenaires sociaux » dans leur ensemble. Ce qui se joue là c’est la possibilité ou non de s’opposer à une mesure gouvernementale. Le gouvernement a conscience que ce qui se joue actuellement c’est la question du pouvoir de la rue et des syndicats. Après les reculs du pouvoir après le mouvement des Gilets jaunes un abandon du projet serait pour eux catastrophique.

D’autre part si le mouvement social n’est pas en mesure de s’opposer à une réforme aussi délétère pour la vie des travailleurs, à quoi servent les formes actuelles de la contestation ? Si les syndicats ne se décident pas à durcir radicalement le ton et à s’inspirer de ce qui a fait le succès des Gilets jaunes il faut espérer que le futur de la contestation se fera sans eux, si ce n’est contre eux.

Coup de gueuleSociété

Le terroriste responsable de l’attaque de la mosquée de Bayonne, Claude Sinké, est mort à l’hôpital mercredi dernier avant même son jugement

L’annonce a été faite par le procureur de la République de Mont-de-Marsan ; Claude Sinké est décédé le 26 février à l’hôpital de la commune. L’homme était emprisonné à la prison voisine. Il était mis en examen pour ; « tentative d’assassinats, de destruction de bien par un moyen dangereux pour les personnes commis en raison de la race ou de la religion, de violences avec usage ou menace d’une arme ainsi que du chef de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Un terroriste du troisième âge

La dégradation de son état de santé n’est cependant une surprise étant donné que le terroriste avait 84 ans. Malheureusement pour les familles des victimes ceci entraîne la fin des poursuite. L’avocat Nouhou Diallo, qui représente Maati Baggar, une des deux victimes de l’attaque, s’est exprimé à ce sujet. Maitre Diallo s’est ainsi désolé du fait que ; « Les victimes n’auront jamais le procès qu’elles attendaient, et parce que la qualification retenue dans ce dossier n’était pas la bonne ».

En effet personne ne semble vouloir définir l’acte politique de Claude Sinké pour ce qu’il est ; un acte terroriste. Le parquet national anti-terroriste n’a ainsi jamais été saisi et a choisi de ne pas s’occuper de l’affaire. Cela est d’autant plus choquant que l’on sait à quel point son prompts à réagir les éditorialistes et politiciens quand un musulman ou une personne de couleur commet un acte répréhensible. Le problème n’est pas seulement une question de symbole. Maitre Diallo a ainsi expliqué que ; « la qualification de terrorisme aurait pu permettre une meilleure indemnisation des victime ». Même par delà la mort le terroriste Claude Sinké a réussi à s’en prendre à la communauté musulmane de Bayonne.

InternationalPolitique

Après le massacre perpétré par un néo-nazi à Hanau en Allemagne le rassemblement fasciste annuel de Sofia dérange les autorités bulgares

La capitale de Bulgarie subit tous les ans depuis 2003 une manifestation du mouvement néo-nazi. Des centaines de militants d’extrême droite avaient encore fait le déplacement cette année. La marche aux flambeaux a lieu en l’honneur de Lukov ; un collaborateur du IIIe Reich. Cette fois pourtant la maire Yorkanda Fandakova a réussi à obtenir l’interdiction de l’évènement. Les années précédentes la Cour Suprême du pays avait semble-t-il annulé ses interdictions de manifester. Les militants antifascistes se réjouissent mais soulignent que le problème dépasse une simple manifestation en Bulgarie.

Un problème bulgare

Les autorités allemandes ont par ailleurs réussi à interdire à neuf personnes de se rendre à cette manifestation en l’honneur Hristo Lukov. Le collaborateur nazi avait été assassiné par des partisans communiste en février 1943. Le groupe organisateur de la marche est l’Union Nationale Bulgare. La marche est devenue une des dates importantes dans l’agenda de l’extrême droite européenne et des néo-nazis. C’est également un important outil de recrutement pour cette sphère radicale. Les nazis ont quand même pu se rassembler pour déposer des fleurs devant l’ancienne maison du collaborateur et ont pu se réunir pour un concert.

De leur côté 300 militants antifascistes ont marché dans les rues de la capitale sous une importante protection policière. Selon certains militants la marche n’a pas été réellement interdite. L’extrême droite a quand même pu se réunir, seul la forme du rassemblement a changé. Il s’agirait d’une opération de communication des autorités bulgares après l’attentat de Hanau. Il semble y avoir du vrai dans ces affirmations. La maire Fandakova a fini par reconnaître que sa demande d’interdiction avait plutôt la forme d’une «proposition ». Rappelons que trois partis d’extrême droite font partie de la coalition gouvernementale du premier ministre Boyko Borisov.