Coup de gueule

Une affaire de violences et insultes racistes ne sera pas retenue par le tribunal suite à une erreur dans la procédure

Une femme comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne pour une affaire de violences racistes. Cette dernière avait agressée une autre femme dans un parc à l’Étrat. L’agresseuse s’était vu demander d’attacher son chien qui courrait après les enfants. Pour toute réponse elle a frappé l’autre femme en la couvrant d’injures racistes.

La mère de famille agressée avait été blessée au visage et reçu 5 jours d’ITT. Le choc psychologique pour ses enfants de 3 et 8 ans a cependant été plus dur. SOS Racisme s’était porté partie civile et c’est l’avocate de l’association qui représentait la victime.

Une faute grave

Le procès s’était pourtant déroulé normalement. L’accusée avait reconnu les faits et le procureur avait requis quatre mois de prison avec sursis et 800 euros d’amende. Cependant au moment de faire part de leur décision les juges se sont rendus compte qu’il manquait une signature sur un document ; l’ordonnance de renvoi. Ceci est apparemment suffisant pour que les infractions constatées ne puissent plus être retenues et soient donc prescrites.

Il semble que les responsables soient la juridiction. La femme agressée et SOS Racisme ont fait part de leur déception. L’avocate de la prévenu tente de se rassurer péniblement en se disant qu’au moins cette affaire de racisme ordinaire a pu passer devant les tribunaux.

Ce n’est cependant pas la déception qui devrait être le sentiment principal dans cette affaire. Le nombre d’affaires de ce genre qui se retrouvent devant les tribunaux est déjà infime par rapport aux nombres d’agressions de ce type. Or quand une personne trouve le courage de protester une faute administrative suffit à débouter sa plainte. Ce genre de décision à des effets plus larges en termes de messages envoyés au reste de la population.

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La page Facebook du premier ministre israélien Nétanyahou a été suspendue pour incitation à la haine raciale

Facebook a effet pris la décision de sanctionner la page officielle de Benjamin Nétanyahou après un message particulièrement offensant. Ce dernier en appelait aux électeurs pour s’opposer à un gouvernement composé ; « d’arabes qui veulent tous nous détruire – homme, femmes et enfants ».

Le réseaux social a précisé que ce type de discours violait sa politique de lutte contre l’incitation à la haine raciale. De ce fait Facebook a bloqué la fonction de messagerie automatique pour 24h.

Le premier ministre a nié être l’auteur de ce message. Lors d’une interview sur la radio Kan Beshet Bet il a suggéré qu’un membre de son équipe de campagne serait responsable de cette erreur. Le premier ministre de droite est en effet en train de mener une campagne électorale dans le but de conserver son mandat. L’élection est prévue pour la semaine prochaine.

Un message peu surprenant

Ce message n’est pas si surprenant, même si il ne vient pas directement de Nétanyahou. Le premier ministre de 69 ans tente en effet de se faire réélire en tenant une ligne ultra-nationaliste. Mardi dernier il a ainsi affirmé qu’il annexerait la vallée du Jourdain. Cette zone faisant partie des territoire occupées de Cisjordanie.

Cette annexion serait illégal du point de vue du droit international. C’est pour cela qu’il en appelle aux électeurs pour lui donner un « mandat » lui permettant de réaliser cette annexion. Actuellement le Likud n’est pas certain de gagner. Ils sont menacés par la compétition du Parti Bleu et Blanc, de centre-droit.

Le 9 avril dernier le premier ministre avait remporté les élections mais n’avait pu obtenir suffisamment de sièges à la Knesset pour former un gouvernement. Il a donc dissous l’assemblée une seconde fois en six mois pour en appeler à une autre élection ce 17 septembre.

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Le renseignement militaire allemand enquête sur la présence de militants d’extrême droite dans l’unité d’élite KSK

Le contre-renseignement militaire allemand (MAD) est en train d’élargir son enquête sur l’extrémisme de droite dans la Bundeswehr. Leur cible principale est actuellement le Kommando Spezialkräfte (KSK). Cette unité est basée dans la ville de Calw. Il semble que le niveau de sympathie pour l’extrême droite la plus radicale dans cette unité de 1100 personnes soit « extrêmement élevé ».

Cette enquête aurait été lancée suite à une note confidentielle du ministre de la Défense Gerd Hoof à l’intention d’un groupe de contrôle parlementaire. L’augmentation des sympathisants d’extrême-droite dans l’unité KSK en a fait une priorité pour le MAD.

Ce n’est pas la première affaire de ce genre dans la Bundeswehr (l’armée allemande). Des groupes d’extrême droite ont déjà été découverts à plusieurs reprises. Cependant c’est la première fois que l’unité KSK est sous le coup d’une enquête. L’OTAN fait fréquemment appel à ce groupe pour l’assister dans des opérations anti-terroristes dans les Balkans et au Moyen-Orient.

Un problème récurrent

Selon l’agence d’information Redaktionsnetzwerk Deutschland le problème est particulièrement criant chez les parachutistes. Le cœur du problème se trouverait à la base Franz-Joseph-Strauss à Altenstadt, en Bavière.

Le MAD mène aussi l’enquête sur les soldats qui auraient eu des liens avec Franco A., un soldat de la Bundeswehr. Ce dernier a été appréhendé en 2017 alors qu’ils tentait de récupérer un pistolet et des munitions dissimulées à l’aéroport de Vienne. Des explosifs avaient aussi été découverts.

Franco A. a été accusée de planifier des attaques contre des politiciens et des personnalités publiques que l’homme considérait comme « favorables aux migrants ». Étrangement il a été acquitté pour les accusations de terrorisme.

Le MAD s’intéresse également au groupe internet nazi « Nordkreuz », la croix du nord. Certains s’inquiètent du fait que la MAD n’ait pas les moyens de mener correctement cette enquête de grande importance. En effet le groupe est le plus petit service de renseignement du pays. Le ministre de la Défense a cependant assuré qu’il souhaitait renforcer l’enquête en cours.

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Des serpents ont été lancés en pleine nuit dans un dortoir d’étudiants papous par des motards casqués à Surabaya

Le dortoir avait déjà été la cible d’attaques anti-papous le mois dernier. Ces étudiants ont été la cible de manifestations et de provocations racistes. Ceci avait été l’étincelle d’un mouvement d’ampleur à travers l’Indonésie et notamment dans la province de Papouasie. Cette fois les attaquants ont cherché à aller plus loin.

Un python de 15-20kg et trois serpents plus petits mais agressifs ont été lancé par des hommes arrivant sur deux motos à 4h du matin. Les trois petits serpents n’ont pas pu être retrouvés et sont probablement encore dans le bâtiment.

Selon Giyai, un organisateur du Comité Central de l’Alliance des Étudiants Papous, les attaquants ont fui les lieux quand les étudiants sont sortis de leurs chambres. Il affirme aussi que les autorités indonésiennes surveillaient le bâtiment à la jumelle et « traînaient » sur les lieux au moment des faits.

L’utilisation de serpents contre les papous n’est pas un cas isolé. Les faits rappellent cette vidéo montrant un policier utilisant un serpent pour terroriser un adolescent papou arrêté. Les Nations Unies ont appelé à une enquête pour violence, mauvais traitement et arrestation illégale suite à cette vidéo.

La violence de l’État indonésien

Les militants papous affirment que les forces de sécurité indonésiennes ont par ailleurs mené des raids nocturnes contre des dortoirs papous à Jayapura. Ceci afin d’effrayer et traumatiser les étudiants. Par ailleurs il semble que la police face usage de groupes de miliciens nationalistes pour réprimer le mouvement. Des vidéos montrent ces miliciens se déplaçant en armes, de concert avec les militaires.

De nombreuses informations ont filtré hors du pays grâce à la défenseur des droits de l’homme Veronica Koman. L’Indonésie l’accuse aujourd’hui de répandre de fausses informations. L’avocate est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt. Il semble que la vidéo de Koman montrant les miliciens et les militaires traitant les papous de « singes » et de « chiens » ait été le déclencheur. Il semble que la répression de l’État indonésien contre les militants papous ne soit qu’un début.

ActualitésInternational

Le feu est en train de ravager les forêts subtropicales de l’État du Queensland suite à des conditions climatiques sans précédent.

Le feu a déjà détruit la Bunna Burra Lodge ; un bâtiment historique de la région vieux de 86 ans. Lee Johnson, responsable des pompiers de Queensland affirme n’avoir jamais vu de telles conditions en 12 ans de service. Il s’agit probablement du pire feu de l’histoire de l’État.

Le décembre dernier on dénombrait encore 52 feux distincts à travers la région. Les écoles sont fermées et 20 bâtiments ont déjà été détruits. Le parc national de Lamington est en proie aux flammes. Le responsable de Bunna Burra Lodge, Steve Noakes, est abasourdit. Les feux n’avaient jamais sérieusement atteins la végétation luxuriante et humide autour du bâtiment.

Le changement climatique à l’origine du problème

Tout comme l’année dernière l’État a connu des conditions sans précédent pour un mois de novembre ; une combinaison de chaleur, de sécheresse et de vent dans les régions tropicale et subtropicales de l’État. La ville de Stanthorpe, aujourd’hui menacée par le feu, était presque à cours d’eau potable.

Le problème est qu’il presque impossible de combattre le feu dans cette région. La chaleur générée par le feu empêche les pompiers de s’approcher. De plus, la zone touchée est réputée pour son inaccessibilité ; une seule route d’accès. Dimanche dernier à 3h du matin il a été décidé de faire reculer les pompiers pour leur propre sécurité.

Il est désormais impossible d’accéder au site, et cela risque d’être le cas pour plusieurs jours suite aux éboulements et aux chutes d’arbres. Selon Noakes il s’agit «  du signal que nous avoir une approche plus proactive envers le changement climatique ». Il souhaite que Bunna Burra Lodge soit reconstruite en prenant en compte les impacts du changement climatique.

Coup de gueule

Une violente opération policière lors de la dernière fête de la musique à Nantes avait provoqué un mouvement de panique. Au cours de cette intervention Steve Maia Caniço disparaît et est retrouvé noyé dans la Loire le 29 juillet.

Edouard Philippe et Christophe Castaner ont récemment révélé le résultat de l’enquête de l’IGPN dans leur rapport de synthèse. La police des polices affirme que le téléphone de Steve déclenchait un dernier relais téléphonique à 3h16 le 22 juin. Cet élément encouragerait la thèse que la police ne serait pas forcément responsable de sa mort ; l’opération policière ayant eu lieu une heure plus tard. Steve aurait pu tomber à l’eau à ce moment là ou le téléphone n’avait plus de batterie.

l’IGPN s’empresse alors de conclure que « Il ne peut être établi de lien entre l’intervention de le DDSP 44 (…) et la disparition de M. Steve Maia Caniço ». Le gouvernement souffle donc et s’empresse d’annoncer la nouvelle. Le problème c’est que cette théorie est démentie par l’enquête judiciaire ; le téléphone de Steve a continué d’émettre jusqu’à 4h33. C’est à dire treize minutes après l’attaque de la police. Il y a donc 77 minutes de différence entre les deux rapports policiers.

Quand l’IGPN couvre ses collègues

Le rapport de l’IGPN fait au mieux preuve d’amateurisme, au pire cette institution a encore une fois cherché à couvrir leurs collègues. Suite à cette information les deux magistrats nantais qui étaient chargés du dossier on demandés leur dessaisissement.

Par ailleurs la PJ a depuis entendu un témoin clé. Ce dernier, un ami de Steve, affirme qu’il dormait au bord de la Loire au moment de l’attaque. On ne saura probablement jamais exactement ce qu’il s’est passé. Ce qu’on peut affirmer c’est la mort de Steve découle très probablement de l’opération policière.

Selon tous les témoignages l’attaque a été disproportionnée. Afin de faire arrêter la musique la police a arrosé la foule de tirs de LBD et de grenades lacrymogènes. Plusieurs personnes ont été matraqués au sol. Il faut ajouter que parmi les 89 plaintes pour violences illégitimes déposée à la suite seules deux ont été entendues.

Le gouvernement a tenté de faire sauter quelques responsables pour calmer l’opinion. Mais le problème demeure. L’IGPN a vraisemblablement tenté de couvrir l’institution, comme lors d’autres décès aux mains de la police.

Coup de gueule

Trois jeunes allemand ont été condamnés à 2 et 3 mois de prison ferme suite à un contrôle à proximité du G7 avec de la littérature gauchiste

Les trois jeunes gens étaient également accusé de port d’armes, mais cette accusation a finalement été annulée par le juge. On accuse désormais ces jeunes de « participation à un groupement formé en vue de commettre des dégradations ou des violences ». Cette accusation fourre-tout est très souvent utilisée afin de criminaliser le mouvement social. De nombreux gilets jaunes en ont d’ailleurs fait les frais.

Cette accusation a ceci d’original qu’elle permet de condamner l’intention supposée de l’accusé sur la base d’éléments plus ou moins crédibles ou sur la base de témoignages et de renseignements policier. En l’occurrence, ce qu’on reproche aux trois jeunes allemands c’est d’être « de gauche ». On croirait à un mauvais scénario de film dystopique.

Certains en viennent à penser que le délire sécuritaire que représente le G7 de Biarritz devait se justifier par ce genre d’affaires. Ces trois jeunes ont entre 18 et 22 ans et se rendaient en vacances au pays basque avec un groupe d’amis.

Privation des droits élémentaires

Depuis leur arrestation les jeunes gens ont été séparés dans trois prisons séparés. On leur a aussi interdit de prévenir leurs parents. Ces derniers se sont longtemps inquiétés, craignant un accident de voiture. L’ambassade allemande de Paris a fini par répondre à leurs parents inquiets que les jeunes ne souhaitaient pas de contact, avant de reconnaître qu’ils n’avaient pas réussi à les joindre.

Les autorités françaises, magnanimes, on fini par signifier à la famille qu’elles pourraient contacter leurs enfants par voie postale ; une requête estimée à trois semaines. Le plus jeune a cependant eu le droit d’écrire une lettre à sa famille. Les jeunes gens ont déjà été condamnés et le délai pour faire appel est passé depuis le 2 septembre. On sait aujourd’hui qu’ils n’ont pu préparer correctement leur défense ; accès à un traducteur impartial, avocat de leur choix, contact avec leurs parents etc.

Une affaire exemplaire parmi d’autres

En plus de cette affaire honteuse il semble que la police allemande ait fourni des listes de personnes fichées aux autorités françaises. L’affaire est devenu publique après qu’un député de Die Linke se soit inquiété de voir un journaliste freelance expulsé de France. Une liste de noms de militants de gauche a bien été fourni à la police française.

Le député Andrej Hunko a aussi exigé des explications du ministère des affaires étrangères allemand et de l’ambassadrice de France en Allemagne. Il souhaite par ailleurs aborder la question de la répression française sur le mouvement des gilets jaune auprès du Conseil de l’Europe. Cette institution est chargée de veiller au respect des droits fondamentaux et des libertés.

Il est surprenant que plus de voix ne s’élèvent contre ce qui est en train de se passer. En plus de la condamnation de personnes sur la base de leurs intentions supposées, nous avons ici la preuve d’une coordination de ce type d’opération à un niveau international. La France et l’Allemagne se coordonnent pour condamner et poursuivre des individus fichés sur la base de leurs opinions politiques. Où sont donc les grands défenseurs de la liberté d’expression quand les militants de gauche sont victimes de la répression ?

ActualitésInternational

Sadiq Khan, le maire travailliste de Londres, a décidé de prendre position contre le plus grand salon de l’armement au monde

Cette décision a été prise dans un cadre plus large de protestations montantes contre l’évènement. Jusqu’ici on estime qu’une centaine d’opposants ont été arrêtés lors d’actions contre le salon DSEI ; Équipement International de Défense et Sécurité.

Des fabricants d’armes du monde entier viennent y vendre leurs produits à des délégations de tous les pays. L’Arabie Saoudite cristallise cependant le problème ; ces derniers continuant à bombarder le Yémen. Ce pays connaît actuellement la pire crise humanitaire au monde. L’Arabie Saoudite a pourtant été officiellement invité au salon par le gouvernement britannique.

Sadiq Khan a envoyée une lettre au président de DSEI pour faire connaître sa position. Le maire a insisté sur l’aspect multiculturel et international de Londres ; nombre de ses habitants ont fui des zones de conflits. Il affirme donc qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour que ce salon n’ait plus lieu à Londres à l’avenir.

Un commerce lucratif

Les opposants se sont félicités de cette prise de position du maire. Cependant ils protestent aussi contre la gestion policière de l’évènement. Ils accusent les agents d’avoir eu la main lourde lors de certaines actions.

Le salon de l’armement est officiellement soutenu par le Ministère de la Défense et le Département du Commerce International. Près de 7 milliards d’euros d’exportations auraient été accordées à la coalition de l’Arabie Saoudite ces quatre dernières années. Le directeur du salon a par ailleurs insisté sur leur rôle de créateur d’emplois, dans la croissance économique et sur la rigidité des contrôles sur leur industrie.

Le gouvernement britannique est actuellement en procès pour ses ventes d’arme au Royaume. Leur ligne de défense se base principalement sur la rigidité de leurs contrôles. Cette ligne de défense semble toutefois étrange car chacun sait ce que l’Arabie Saoudite compte faire de ces armes.

ActualitésInternational

Stefan Jagsch, un membre du Parti National-Démocrate (NPD) a été élu à l’unanimité à la tête du conseil municipal de Waldsiedlung. Cette commune rurale de 2500 habitants se trouve au nord de Francfort dans le district d’Altenstadt.

Le parti néo-nazi a pour cette occasion bénéficié du soutien local de la CDU (le parti d’Angela Merkel), du SPD (sociaux-démocrates) et du FDP (libéraux). Les réactions des partis politiques concernés ne sont pas fait attendre. Les sections locales ont été désavoués et de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à l’annulation de la décision.

Stefan Jagsch a pourtant été élu ce jeudi 5 septembre avec le soutien de divers partis de gouvernement. L’homme est membre d’un parti ultranationaliste, appartenant clairement à la mouvance néonazie. Le parti est bien connu pour ses prises de positions racistes, antisémites et révisionnistes. De nombreux allemands ont demandé son interdiction, jusque là sans succès.

Une décision incompréhensible

Il semble que l’accession du néonazi soit aussi liée à une absence de « candidat démocratique ». Cependant même si cela est le cas, ceci n’explique pourquoi des organisations politiques si diverses ont soutenu sa candidature. Selon Marco Buschmannn, chef du groupe parlementaire du FDP, cela pose des questions sur les personnalités locales des différents partis.

Lars Klingbeil, le secrétaire générale du SPD a réagit fermement dans un tweet peu après cette nouvelle ; « La position du SPD est claire : nous ne coopérons pas avec des nazis ! Jamais ! ». D’autres personnes en appellent à des répercussions contre les membres des partis ayant voté en faveur de Jagsch.

Cette élection pose en effet de nombreuses questions, mais avant tout il est clair que les partis concernés ont un véritable problème interne ; comment expliquer que les valeurs de ces partis n’aient pas semblé opposées à celles de ce candidat pour leurs membres locaux ?

Coup de gueule

La journaliste Hajar Raissouni porte plainte pour torture suite à son arrestation pour « avortement illégal » et « relations sexuelles hors mariage ».

Le 31 août dernier la journaliste marocaine de Akhbar Al Yaoum est arrêtée par la police dans un cabinet gynécologique de Rabat. Elle est en compagnie de son fiancé et présente une hémorragie. Malgré la présence du personnel médical la police décide de l’arrêter pour un flagrant délit « d’avortement illégal » et « relations sexuelles hors mariage ».

En plus des protestations et de la réfutation des accusations Hajar Rassouni porte aujourd’hui plainte pour torture. La police l’aurait en effet forcé à un examen médical lors de son interrogatoire ; « une violation de son intégrité physique et morale » selon les propos de son avocat Mohammed Sakdou. Cette procédure aurait été effectuée afin de forcer les aveux de la journaliste ; d’où l’accusation de torture.

Ciblée pour son rôle de journaliste ?

L’enjeu est évidemment l’interdiction de l’avortement par le Maroc. Par ailleurs le gynécologue présent nie toute tentative d’avortement. Le médecin a fait son travail pour aider une personne en situation d’urgence ; chose que permet la loi marocaine.

Selon le gynécologue Chafik Chraibi, président de l’association marocaine contre l’avortement clandestin, ces affaires ont des effets dramatique. Désormais beaucoup de médecins refusent de pratiquer un avortement, même dans un cadre légal. Enfin cette criminalisation a outrance a pour effet d’augmenter le nombre d’avortements clandestins avec les effets que l’on connaît.

Il faut ajouter que certains pensent que cette attaque contre Hajar Raissouni n’est pas un hasard. Cette journaliste serait connue pour oser traiter de « sujets qui fâchent » selon son oncle.