Politique

Le secrétaire d’État en charge des Retraites Laurent Pietraszewski prévient d’emblée qu’il n’y aura pas de discussions quant à la pénibilité

Pietraszewski a choisi de donner quelques précisions sur une chaîne d’info le 24 décembre dernier ; il semble encourager ceux travaillant dans des conditions trop difficiles à se reconvertir. L’individu faisant par là montre de sa méconnaissance des conditions de vie de tous ceux qui ne partagent pas sa vie de grand bourgeois.

Un blocage patronal

Une des revendications majeurs pour les syndicats d’accompagnement comme la CFDT sont le rétablissement des quatre critères de pénibilité. Ces derniers avaient été supprimés en 2017. Selon Pietraszewski ; « Ils n’étaient pas ou peu évalués dans la vie des entreprises. Nous ne pensons pas que c’est en remettant en place les critères qui ne fonctionnaient pas en 2017 que nous allons trouver des solutions ». Il ajoute qu’il est pour l’ouverture du débat mais qu’il ne débattra pas des mesures prises en 2017 ; en somme il est pour le débat mais pas trop. Il ajoute aussi que le vrai débat pour lui est de savoir comment une personne peut sortir d’un métier pénible. Cette idée de la reconversion n’a aucun sens pour de multiples raisons, mais tout d’abord parce qu’il faudra toujours quelqu’un pour effectuer ces métiers pénibles.

Il semble pourtant s’agir de la ligne officielle du gouvernement. Le premier ministre l’a précisé dans son communiqué annonçant des discussions prévues pour le 7 janvier. Pour un autre syndicat d’accompagnement comme l’UNSA ces critères de pénibilité sont importants. Selon eux le patronat opère un véritable blocage sur ces questions. On imagine mal comment le gouvernement espère calmer le mouvement alors même qu’il refuse de discuter des questions les moins radicales défendus par les syndicats les moins vindicatifs.

IdéesInternational

Un programme des autorités chinoises vise à nommer des gens pour coucher avec des femmes ouïghours en une forme de viol de masse

Les attaques contre la communauté ouïghours commencent à être mieux rapportés dans les médias occidentaux. Cette communauté musulmane chinoise subit depuis des années des traitements dignes des pires régimes autoritaires de l’histoire. Dernièrement des images satellites ont révélé que le gouvernement détruisait massivement les cimetières traditionnels au Xinjiang ; une énième forme de nettoyage ethnique employée par le gouvernement. Des images de drone ont aussi montré des centaine de ouïghours enchaînés et les yeux bandés dans un camp de détention. Enfin des documents secrets ont fuité, révélant la façon dont la Chine entendait régler le « problème ouïghour ».

Pas de répit pour les ouïghours

Le dernier saut dans l’horreur est la politique de viol de masse mise en place par le gouvernement. Le gouvernement force des femmes ouïghours à vivre avec des hommes Han. Selon le gouvernement le but est de promouvoir l’harmonie entre les différents groupes culturels. Cependant les militants ne racontent pas la même histoire. Il semble que des hommes Han aient été assigné à la surveillance de maison de femmes ouïghours dont les hommes ont été envoyés en camps. La nouvelle est venue par un responsable chinois anonyme. Sur la radio Free Asia il a confirmé le but réel de l’opération.

Le programme s’appellerait en réalité ; « Se rassembler et devenir une famille ». Dans ce programme les hommes Han dorment dans le même lit que ces femmes ouïghours. Voilà la façon du gouvernement de « promouvoir l’unité ethnique ». Selon le militant ouïghour Rushan Abbas ce n’est rien de plus qu’un viol systématisé. Sa famille est d’ailleurs détenu dans des camps depuis plus d’un an. Le but est de détruire la communauté par tous les moyens. Selon Abbas ; « c’est un viol de masse. Le gouvernement offre de l’argent, des maisons et du travail à des Han pour venir « épouser » des femmes ouïghours. Ni les femmes ni leurs familles ne peuvent refuser ce mariage car ils seraient vu comme des islamistes radicaux pour n’avoir pas voulu épouser un Han chinois athée. »

Vers une extermination de masse ?

Il semble que ce type de pratiques de viol institutionnel soit en place depuis des années. Pendant tout ce temps les médias n’en ont rien dit. La ligne du gouvernement affirmant qu’il s’agit de promouvoir l’unité n’a cependant pas changé. Les ONG de défense des Droits de l’Homme ont elles aussi décrié ce programme, quoi qu’en des termes moins durs. L’hostilité chinoise vis à vis des ouïghours n’est pas une nouveauté. Cependant l’arrivée de Xi Jinping a vu le renforcement de la répression. Une des raisons est bien sûr l’islamophobie. L’autre raison est économique ; un des grands plans de développement chinois est la nouvelle route de la soie. Celle-ci passe notamment par le territoire ouïghour.

La ville ouïghour d’Urumqi est un nœud de communication central pour cette initiative chinoise. Il s’agit donc de s’assurer un contrôle total de la région. De plus de nombreuses frontières internationales existent dans la région ; Mongolie, Afghanistan, Pakistan, Inde, Kazakhstan, Kirghizstan et Tadjikistan. Ceci pourrait renforcer l’instabilité de la zone. Ceci explique pourquoi le gouvernement a débuté cette opération de nettoyage ethnique il y a cinq ans ; au moment du lancement du projet de nouvelle route de la soie. Pour certains les camps de détention actuels ne sont qu’une étape ; de nombreuses personnes s’inquiètent d’une possible extermination massive.

International

Policiers et manifestants pro-démocratie se sont affrontés mardi soir dans un centre commercial de Hong-Kong à la veille de Noël

Le mouvement Hong-kongais avait appelé à perturber les fêtes et à mener des rassemblements éclairs. Les policiers ont opéré un certain nombre d’arrestation. Pour l’occasion des policiers en civil étaient présents dans la foule. La plupart des affrontements ont eu lieu au centre commercial de Harbour City à Tsim Sha Tsui. Ce centre est l’un des plus importants de la ville. Ce n’est cependant pas la première fois que le mouvement cible ces hauts lieux de la consommation.

Cibler l’économie

Depuis le début du mouvement de nombreux centres commerciaux ont été le théâtre d’actions et de manifestations. Le mouvement semblait pourtant se calmer mais la période des fêtes semble relancer la lutte ; des manifestants appellent à agir dans les grandes zones commerciales jusqu’au nouvel an. Mardi soir des centaines de manifestants vêtus de noirs ont investit Harbour City. Il semble que les affrontements aient commencé quand les militants ont repéré des policiers en civil. Ces derniers ont été encerclés et caillassés ; la police anti-émeute est alors intervenue. Un des policiers a même menacé des militants avec un fusil.

D’autres manifestations de ce genre ont eu lieu ailleurs dans la ville. La communauté chrétienne est importante, ce qui explique l’importance des fêtes à Hong-Kong. La municipalité a cependant renoncé à transformer les rues commerçantes en rue piétonne comme l’année passée ; de peur que les manifestants se rassemblent. Il semble que ces actions commencent à avoir un fort impact économique. Depuis le début du mouvement le tourisme se porte mal et l’économie est entrée en récession.

Nos combats

Selon l’historien Gérard Noiriel « la grève de Noël fait partie des traditions de luttes lorsque l’urgence l’impose »

L’historien Gérard Noiriel est notamment connu pour son Histoire populaire de la France, publié chez Agone. Selon Noiriel, les grandes luttes sociales sont marquées par un conflit symbolique entre des porte-paroles qui s’opposent chacun au nom du peuple. Lorsque la cause défendue est soutenue par la population le gouvernement cherchera à détruire leur crédibilité et à les discréditer. L’exemple des gilets jaunes est presque un cas d’école ; le gouvernement les accusant à la suite d’être des casseurs, des antisémites, des racistes etc. Enfin, aujourd’hui on accuse le mouvement social de chercher à gâcher Noël.

Vive la grève de Noël

Noiriel souligne que la prolongation actuelle du mouvement social doit être contextualisé. Au XIXe les grèves pouvaient durer jusqu’à un an. Ceci était permis par une forte solidarité, locale ou politique et une plus grande autonomie ouvrière. Si les choses sont différentes aujourd’hui, de nouvelles formes de résistance et de solidarité apparaissent ; les caisses de grève sur internet par exemple.

Il faut être clair que personne ne s’engage dans une grève de gaieté de cœur, encore moins en période de Noël. C’est d’autant plus vrai que c’est une fête très prisée dans les classes populaires. Cependant il s’agit aussi d’un moyen de lutte qui n’a rien de nouveau et non d’une nouveauté. Ainsi le 14 octobre 1963 les mineurs de fer Trieux apprennent que la moitié d’entre eux va être licencié ; ils occupent alors la mine jusqu’au 31 décembre. Le mouvement va être marqué par beaucoup de solidarité malgré, et grâce à la période de fête. Espérons que de fête ces fêtes soit marquée par autant de solidarité pour les gens qui ont le courage et la ténacité nécessaire pour maintenir la grève durant cette période de l’année.

Politique

Cette mesure d’augmentation du salaire des policiers et le paiement de leurs heures supplémentaires vise à clairement à s’assurer de leur fidélité

Le gouvernement ne cesse de choyer les agents depuis le début de ce mouvement social. Macron avait récemment annoncé qu’il n’y aurait pas de changement dans le régime spécial des policiers. Aujourd’hui une étape supplémentaire est franchie dans l’espoir de désamorcer tout mouvement social de la part des agents. A n’en pas douter ceux-ci se rendent aussi bien compte qu’en période de mouvement social leur position de négociation s’est renforcée.

Le gouvernement cède à toutes les demandes policières

La décision de revaloriser les salaires est venu le 19 décembre dernier. Le ministère de l’intérieur a fait cette annonce après une seule journée de protestation des policiers. Ces derniers réclamant toujours plus de moyens, avec cette fois pour excuse la crise des Gilets Jaunes. Pour s’assurer de leur fidélité le gouvernement a donc décidé de s’atteler au règlement des millions d’heures supplémentaires non-payées. Une prime exceptionnelle de 300 euros a aussi été accordée. De leurs cotés les policiers avaient opéré des fermetures symboliques de commissariats dans plusieurs villes pour faire pression sur l’État.

L’augmentation du salaire des policiers commencera par 40 euros par mois dès le 1er janvier. Le syndicat policier SGP s’est félicité de ces nouvelles ; « c’est ce qu’on voulait ». L’augmentation ne s’arrêtera pas là ; elle montera jusqu’à 120 euros pour les gardiens de la paix et jusqu’à 150 pour les gradés d’ici la fin de l’année prochaine. Il est toujours intéressant d’observer les attitudes de l’État quand celui-ci se sent menacé ; la précaution d’usage est de s’assurer du soutien des forces de répression. Rappelons-nous que les militaires sont aussi exemptés de cette réforme des retraites que le gouvernement cherche à nous vendre comme un progrès social.

Nos combats

Dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites la raffinerie Lavéra va être arrêtée et des AG vont se tenir dans les autres raffineries

Cette annonce a été faite par le syndicat de la Chimie de la CGT. La décision a été prise le 22 décembre de démarrer l’arrêt total de la raffinerie Lavéra, près de Martigues. L’arrêt total va prendre quelques jours, selon le secrétaire général de la CGT Chimie ; Emmanuel Lépine. La tenue d’AG dans les autres raffineries semble annoncer d’autres arrêts de ce genre dans les jours qui viennent. Ainsi des AG doivent se tenir aujourd’hui à Grandpuits, à la Mède et à Feyzin. Les salaries voteront sur l’arrêt des installations.

La lutte se renforce

Si ces trois raffineries s’arrêtent c’est ni plus ni moins que la moitié de la capacité de production de carburant du pays qui s’arrête. Seuls resterons les dépôts portuaires qui pourraient aussi être bloqués en cas de durcissement supplémentaires du mouvement. En effet ces dépôts sont déjà en grève. Selon Lépine ; « ces dépôts sont également en grève. Les remorqueurs de Fos-sur-Mer ne branchent plus les bateaux sur le port pétrolier. Au Havre c’est la même chose, les portuaires sont en grève ».

Face à l’absence de négociations et à la répression de la part du gouvernement il semble que les salariés aient la volonté de durcir la lutte. Les salariés ont bien conscience que cette mesure pourrait être mal perçu. Néanmoins les grèves des transports n’ayant pas réellement entamé le soutien à la lutte, on peut espérer que cette décision pèse plus lourdement sur le gouvernement que sur la population. Lépine rappelle justement que le gouvernement « est en pleine responsabilité de la situation actuelle. C’est à lui d’en sortir ».

International

Un soldat lié à une « Fraternité Chrétienne » d’extrême droite a été arrêté au Camp Militaire de Linton suite à une enquête policière

L’enquête aurait été menée conjointement par la Police néo-zélandaise et les Forces de Défense de Nouvelle-Zélande, selon un porte-parole de la police. Le soldat est soupçonné de liens avec une organisation d’extrême-droite religieuse. Ce groupe se réunirait sous la forme d’un club de bodybuilding ; Wargus Christi. Ce groupe d’extrême-droite se défini comme un « ordre martialo-monastique ».

Des fanatiques religieux d’extrême-droite

C’est le groupe Wargus Christi qui a révélé le premier sur Telegram qu’un de ses membres avait été arrêté et mis en détention par la police militaire ; «  un de nos gars a été arrêté pour des raisons encore inconnues. Il est actuellement en détention ». Un autre utilisateur a par la suite précisé qu’il était en « prison militaire ». Le porte-parole de la police a aussi révélé que ; «  Les Forces de Défense de Nouvelle-Zélande et la Police de Nouvelle-Zélande ont conjointement mené une enquête criminelle. Les Forces de Défense de Nouvelle-Zélande dirigent actuellement l’enquête ».

On possède encore peu d’informations étant donné que l’enquête est toujours en cours. On sait néanmoins que la police a menée une perquisition en plus du mandat d’arrêt au camp de Linton. Ce camp militaire est le plus grand de Nouvelle-Zélande et se trouve à Palmerston North. La page Facebook du groupe Wargus Christi est très claire sur ses positions d’extrême droite et ses valeurs ; ils publient régulièrement du contenu homophobe, antisémite et islamophobe. Ainsi un récent post de la « Fraternité Chrétienne » promouvait la « mortification de la chair », la « sévérité vis à vis du corps » comme un acte de « guerre spirituelle » et de « sanctification ». Le groupe est un fervent défenseur de la flagellation. Un autre post remontant au 15 décembre déclarait aussi ; « tout comme l’Islam, le Judaïsme est l’ennemi juré du Christ ».

Coup de gueuleInternational

Les canons à eau utilisés dans la répression du mouvement social contiendraient de la soude caustique en plus de produits lacrymogènes

Le Mouvement de Résistance de la Santé affirme que l’eau des canons à eau contient de la soude caustique. Le MRS est une organisation regroupent 400 étudiants et professionnels de la santé et participants au manifestations. Le MRS explique que des prélèvements ont été analysés après que de nombreux manifestants se soient plaints de brûlures. Suite à la publication du rapport le directeur général de la police s’est fendu d’un communiqué. Selon lui la composition du liquide « respecte les standards internationaux », ce qui n’a rien de rassurant.

Le Chili n’en a pas fini avec la répression

Le rapport du MRS publié le 16 décembre dernier précise bien que l’eau utilisé par les Carabiniers du Chili pour réprimer les manifestants est loin d’être seulement de l’eau. Selon le rapport le liquide contient des produits extrêmement irritants, notamment de la capsaïcine ; le composant principal des bombes lacrymogènes. L’autre élément majeur est la soude caustique ; « un produit extrêmement corrosif lorsque utilisé en contact direct, et hors de toute normes légales dans son utilisation anti-émeute » selon le MRS.

Les canons à eau sont surnommés « guanacos », une sous-espèce de lama qui crache lorsqu’il se sent menacé. A n’en pas douter la substance utilisé par la police n’a rien d’aussi anodin ; la concentration de la capsaïcine et de la soude caustique est si forte qu’ils représentent les additifs principaux de cette « eau ». Le pH de cette « eau » est à 12 sur une échelle de 1 à 14. Ceci signifie que ce produit est ; « potentiellement létal et capable de causer de graves dégâts sur la peau, en contact avec les yeux ou par ingestion accidentelle ».

International

Une ingénieur informatique a été licenciée après avoir utilisé un système interne pour rappeler à ces collègues qu’ils avaient le droit de s’organiser

L’entreprise Alphabet Inc’s Google a donc viré cette ingénieur en sécurité informatique vendredi dernier. La raison officielle est l’utilisation de ce système d’alerte interne. Cependant il est bien plus probable que ce soit le message qui soit à l’origine du licenciement. Le rappel à ses collègues de leur droit à s’organiser et à mener des actions collectives à vraisemblablement déplu au géant informatique.

Une politique anti-syndicale

Kathryn Spiers est membre depuis deux ans de l’équipe de sécurité travaillant récemment sur Chrome. Elle affirme qu’elle avait l’autorité et le droit d’utiliser ce système pour alerter ses collègues sur le changement des règles. En l’occurrence elle faisait remarquer à ses collègues que la règle officielle de l’entreprise permettait aux travailleurs de s’organiser et de discuter les problèmes sur le lieu de travail sans avoir à subir de répression. C’est assez ironique qu’elle ait été viré pour cela. Google avait publié cette liste de droits en septembre pour répondre à un problème soulevé par le Bureau National des Relations de Travail.

Le système d’alerte de Spiers permettait l’apparition d’un pop-up sur Chrome pour les employés visitant une page de règles internes. L’alerte apparaissait aussi si l’employé se rendait sur la page d’une entreprise spécialisé dans la lutte contre les syndicats, récemment employé par Google. La version officielle justifiant le licenciement est l’utilisation d’un système d’alerte à de mauvaises fin. Officieusement le message est assez clair ; l’entreprise punira toute forme d’organisation sur le lieu de travail. Spiers a été suspendue le jour même du licenciement de quatre militants travaillant à Google. Malheureusement pour Google il semble que cette énième répression anti-syndicale ait galvanisé ses employés. Le syndicat des Travailleurs des Communications des Etats-Unis porte ainsi plainte contre l’entreprise pour licenciements abusifs. La grogne s’étend au sein de l’entreprise.

Politique

Le nouveau « monsieur retraite » du président est un macroniste de la première heure et ancien PDG de Auchan réputé pour sa brutalité

Suite aux scandales à répétition autour de Delevoye et ses conflits d’intérêts le président a choisi un remplaçant rapidement. L’homme est présenté par le gouvernement comme « issu de la société civile ». En d’autres termes l’homme est l’ancien PDG d’Auchan. Cela va être décidément difficile de convaincre la population que cette mesure n’est pas une mesure de patrons faite par les patrons.

Un patron implacable

Laurent Pietraszewski a fait carrière à Auchan depuis 1990 jusqu’à son élection comme député en 2017. Le niveau d’interconnexion des milieux patronaux et des sphères politiques a rarement été aussi évident. En 2002 l’homme s’est distingué en virant une caissière pour une erreur de caisse de 0,80€. Ce PDG qui brasse des milliards de profits avait même fait convoquer la caissière au commissariat ; elle s’était retrouvée en garde à vue. Il semble que Macron ait choisi des membres de son aile dure pour mener la réforme ; fini le temps des prétentions à la conciliation.

En 2017, Pietraszewski est « rapporteur de la Loi Travail ». Il est donc familier de l’imposition par la force de mesures réactionnaires. Rappelons-nous que cette loi était passé grâce à l’article 49-3 sous le gouvernement de Manuel Valls. Autre petit détail ; son travail cet été à Auchan lui a été rémunéré 71 872€ pour deux mois de travail. En somme, fini les faux semblants, la réforme apparaît clairement pour ce qu’elle est ; une réforme néo-libéral menée par un gouvernement pro-patronal.