retraites, référendum
IdéesSociété

Selon un sondage réalisé par l’Ifop (Institut français d’opinion publique) à la demande de l’Humanité et de la Marseillaise, 67 % des Français souhaiteraient que soit organisé un référendum sur la réforme des retraites.

« L’adhésion est non seulement massive mais également extrêmement peu clivée. Les Français sont pour un référendum quels que soient leur âge, leur classe sociale, leur statut public ou privé, leur situation géographique et leur préférence politique et partisane », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Quelle que soit la couleur politique

L’adhésion est bien sûr plus forte à gauche, où elle atteint 84 % au PCF et chez la France insoumise, 69 % au PS et 70 % chez EELV, mais elle est également majoritaire à droite, avec 54 % chez les « Républicains » et 76 % au RN. Les électeurs se disant apolitiques sont eux favorables au référendum à hauteur de 69%. A En Marche, enfin, dans les rangs mêmes d’Emmanuel Macron, ils seraient 55 % à souhaiter que le peuple soit consulté.

« Cela signifie que les Français s’interrogent massivement sur le bien-fondé de cette réforme, et que le gouvernement n’a pas convaincu sur sa légitimité pour la mener à bien. Cela montre également que ce qui se passe actuellement au Parlement n’est pas du tout de nature à rassurer les Français. À leurs yeux, le référendum apparaît comme la meilleure façon de trancher la question », affirme Frédéric Dabi.

Quel que soit l’âge

La volonté de solliciter la population se retrouve également chez toutes les générations d’actifs. Par exemple, 70 % des 18-24 ans y sont favorable, tout comme 69 % des 25-34 ans, 68 % des 35-49 ans et 69 % des 50-64 ans.

La part est moindre chez les retraités, même si 61 % des 65 ans et plus se disent tout de même favorables à la tenue d’un référendum. « La France des actifs et des jeunes serait sur le non, à la différence des personnes âgées qui ne sont pas concernées par la réforme », explique l’Ifop.

Coup de gueuleInternational

Sept anarchistes et antifascistes accusés d’appartenir à « Set », le « réseau » en russe, ont été condamnés à de très lourdes peines

Les membres de ce supposé groupe ont été durement condamné dans une affaire de terrorisme domestique. L’enquête a été menée par le FSB et les aveux des accusés ont clairement été arrachés par la torture et les menaces. L’affaire a été jugée à Penza, 600km au sud-est de Moscou. Les accusés ont été reconnus coupables d’avoir formé une organisation visant à attaquer des cibles en Russie et de tenter de renverser le gouvernement. Pour faire bonne mesure des condamnation pour détention d’armes et de drogue ont été ajoutées.

Les procès de Penza

La condamnation semble avoir choqué de nombreuses personnes de la société civile, en plus des organisations des droits de l’homme. L’affaire est un montage évident du FSB, le service de sécurité, anciennement KGB. Il est notamment apparent que quatre des condamnés ont été tabassés et électrocutés au court de l’enquête. Memorial, la plus ancienne organisation des droits de l’homme en Russie a exigé que les accusations soient abandonnées ; « Il est clair que les poursuites des militants antifascistes de Penza font partie de mesures répressives plus larges visant les anarchistes et antifascistes et ayant fortement augmentée depuis 2017-2018 avec une visée politique ».

La figure de l’opposition Alexei Navalny a également exprimé sont horreur devant de si dures condamnations. Les jeunes hommes de 25 à 30 ont reçu des peines de 6 à 18 ans en colonie de travail. Le dossier est cependant particulièrement vide, on leur reproche principalement d’avoir joué à l’airsoft ensemble. Les militants nient même l’existence du groupe, et affirment n’avoir avoué que sous la torture. Ils ont fait appel mais sans grand espoir.

retraites, assemblée nationale
IdéesPolitique

Bien que le projet de réforme des retraites soit à l’étude à l’Assemblée nationale depuis le 3 février, les travaux n’ont pratiquement pas avancé. D’un côté, l’opposition dénonce la brutalité de LaREM, et de l’autre, la majorité crie à l’obstruction parlementaire.

Mépris et parole décomplexée

Il est notamment reproché au gouvernement de vouloir faire passer sa réforme en force. « J’ai été très surpris que la commission spéciale ne soit programmée que pour cinq jours ! s’insurge Stéphane Viry, député LR. Pour la loi Pacte ou la loi sur la bioéthique, nous avions eu plusieurs semaines. Au fond, pour En marche, le Parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement : on comprend sa volonté de faire vite ! »

Et même lorsque les questions sont posées, les marcheurs font la sourde oreille. « En commission, nous posons énormément de questions qui restent sans réponse, regrette Boris Vallaud, député PS : emploi des seniors, prise en charge de la pénibilité, coûts financiers de la réforme, etc. »

Mais c’est le ton employé par la majorité qui indigne le plus l’opposition. « Ben moi, je trouve que c’est plutôt pas mal. Cela prouve que notre pays est attractif, cela va servir l’économie ! », avait par exemple rétorqué Éric Girardin à un député socialiste inquiet de l’activisme déployé par les compagnies d’assurances étrangères concernant la retraite par capitalisation.

Stratégie d’obstruction assumée

De son côté, la majorité reproche à l’opposition, notamment à la France Insoumise, sa stratégie d’obstruction pleinement assumée, les insoumis ayant déposé à eux seuls 19 000 amendements (sur 22 000 au total). « Nous voulions importer à l’Assemblée une part infime de la colère sociale qui s’exprime dans la rue, explique le député FI Adrien Quatennens. Nous nous sommes employés à donner quelque 20 000 occasions à l’opposition de critiquer le texte… »

Mais même au sein de la majorité, cette stratégie fait grincer des dents : « Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure méthode, redoute un député de gauche. Il y a fort à parier que nous n’ayons pas le temps d’examiner l’ensemble du projet de loi, ce qui signifie que le texte qui arrivera en séance sera examiné dans sa version initiale : les travaux de cette commission n’auront servi à rien. »

Brexit, pêche
Idées

Pour faire pression sur Bruxelles, le Royaume-Uni a décidé d’interdire aux navires bretons et normands d’accéder aux eaux entourant les îles anglo-normandes de Guernesey, Sercq et Aurigny. Si cette fermeture perdure, les pêcheurs français devront se replier sur les eaux françaises et internationales déjà très exploitées, notamment par les Belges et les Néerlandais.

Faible valeur, mais gros volume

« Tant que Boris Johnson n’a pas vidé son sac, on ne sait pas à quelle sauce on sera mangés ! », s’inquiète Olivier Leprêtre, président (CFTC) du Comité régional des pêches des Hauts-de-France. Car même si les pêcheurs français ne réalisent que 19%, en valeur, de leurs prises dans les eaux britanniques (contre 50% pour les pêcheurs belges et 34% pour les néerlandais), en termes de quantité la part monte à 50% pour les pêcheurs bretons, et 75% pour ceux des Hauts-de-France.

Si le Royaume-Uni décidait de prolonger la fermeture de ses eaux territoriales, comme le souhaitent les pêcheurs britanniques, les conséquences se feraient donc immédiatement sentir de l’autre côté de la Manche. « Nous avons eu des échos sur la possibilité d’un compromis sur ces eaux de pêche, mais est-ce toujours d’actualité ? Une négociation reste une négociation », commente, réaliste, Frédéric Drogerys, président du Comité départemental des pêches du Nord et représentant de la CGT des marins pêcheurs.

Concurrence européenne

La situation est particulièrement préoccupante à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), où les navires français atteignent les eaux britanniques presque immédiatement après être sortis du port. Là, plus qu’ailleurs, les pêcheurs doivent donc se cantonner aux eaux françaises, une zone très restreinte, où ils subissent déjà la concurrence de leurs amis européens.

« Les Belges et les Néerlandais pêchent dans nos eaux. On risque donc de nous retrouver dans des petites zones, où les ressources seront surexploitées. Nous serons les uns sur les autres, alors que les casiers à homards, par exemple, sont incompatibles avec les chaluts de fond », prévient Olivier Leprêtre.

IdéesPolitique

Cette figure de l’extrême droite française surnommée « Popeye » et connu pour son agressivité est mort dans la nuit du 29 au 30 janvier

Les membres de l’extrême droite et de la fachosphère n’ont pas manqué de lui rendre un hommage appuyé. Marine Le Pen s’est fendue d’un tweet tout comme Bruno Gollnisch. Il est amusant de noter que le tweet de Le Pen salue le résistant ; l’homme était pourtant à la tribune d’une soirée de « l’association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain ». Les jours qui vont suivre vont certainement voir l’extrême droite tenter de solidifier la figure mythique qui les arrange.

Un « résistant » d’extrême droite

Si l’homme a bien participé à des activités de résistance pendant l’occupation il a aussi participé aux deux guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie. De plus en 1962 il fonde un maquis de l’OAS, « Bonaparte » avant d’être arrêté, condamné et amnistié. L’homme se lance ensuite dans le journalisme et passe par Paris-Match puis Magazine-Hebdo dans les années 1980. Ce dernier est fondé par un ancien membre de la Fédération des Étudiants nationalistes. Enfin, dans les années 1990 il écrit pour le Figaro Magazine.

En 1965 on le retrouvait aux côtés de Tixier-Vignancour. Il est notamment actif dans le service d’ordre de l’organisation et les Comités Jeunes TV. Il passe ensuite par plusieurs mouvements de jeunesses connus pour leur agressivité. Il est ainsi plus tard président du Front Uni de Soutien au Sud-Vietnam. En 1968 il fonde les Jeunesses Patriotes et Sociales. Ce groupe est connu pour une action avec le GUS contre le Lycée Louis le Grand ; au cours de l’affrontement un militant de gauche a la main arrachée par une grenade. Enfin après d’autres passages dans des organisations il rejoint le FN en 1972.

Une extrême droite à l’ancienne

L’homme fonde en même temps une organisation d’anciens combattants, surtout des guerres coloniales. Le Centre National des combattants est en réalité un satellite du FN. Cette organisations a une position très claire de « défense de l’identité française ». Dans la même période il s’implique dans la fondation d’une organisation de jeunesse, les Cadets du CNC pour inculquer ; « le respect de l’ordre, la nécessité de la discipline, le culte du drapeau et l’amour de la patrie ». Il sera aussi député pour le FN, puis conseiller régional d’île-de-France.

L’homme est connu pour ses sorties violentes et ses menaces vis à des opposants. Il parle ainsi en 1997 de faire « pleurer des larmes de sangs » aux antifascistes massivement venus s’opposer à un congrès. Lors de la scission l’homme choisit le camp de Jean-Marie Le Pen, mais ne sera pas aussi avisé récemment en choisissant celui de Gollnisch. Il finit par rejoindre le Parti de la France en 2013 pour entre nommé président d’honneur en 2016. L’homme se préparait à relancer l’activité du CNC peu avant sa mort. Une figure de l’extrême droite s’éteint elle ne nous manquera pas.

Politique

Le rassemblement national a tenté de faire rembourser 50 000 euros de coaching télé pour Jordan Bardella comme frais de campagne

Sur les 323 849 euros de frais rejetés par la Commission des comptes de campagnes et des financement politiques (CNCCFP) au RN figure quelque chose d’amusant. Le RN aurait essayé de faire rembourser 50 000 euros de coaching télé pour Jordan Bardella. Rappelons que l’homme est la tête de liste du parti pour les élections européennes.

Une énième magouille de l’extrême droite

La formation aurait été effectuée par un ancien journaliste de BFMT TV, Pascal Humeau. Ce dernier est désormais coach en image. Au moins Bardella n’a pas du être dépaysé plus tard sur les plateaux. Humeau a donc facturé sa formation 51 600 euros à l’association de financement du RN. Le CNCCFP a soulevé alors deux problèmes. D’une part il n’existe aucune liste détaillée des prestations, aucun document ou plan de communication. De l’autre, cela ne changerait rien parce que ces frais sont considérés comme des dépenses personnelles et donc non-imputables au compte de campagne.

Pascal Humeau est formateur en « média training  et prise de parole en publique » . Il semble qu’il soit devenu le formateur et accompagnateur personnel pour le candidat d’extrême droite. Sans surprise il semble que le cœur de sa formation ait été dédié aux chaînes d’informations en continu où l’extrême a ses quartiers. Par ailleurs il semble que leur collaboration ne s’arrête pas là ; Humeau devrait continuer à travailler avec Bardella à Bruxelles. Certains pourraient parler de coïncidence quand un ancien de BFMTV forme l’extrême droite à intervenir sur leur plateau, d’autres mauvaises langues pourraient y voir une simple cohérence.

IdéesInternational

L’identité du chef du groupe néo-nazi états-unien, la Base, a été découverte suite à des fuites internet et au travail d’antifascistes et journalistes

Le chef de ce groupe terroriste néo-nazi préparait le déclenchement d’une guerre raciale. L’homme avait réussi à rester anonyme pendant des années. Récemment son groupe a été la cible de perquisitions de la part du FBI. Une enquête pour terrorisme avait révélé qu’ils se préparaient à une guerre raciale. Les membres de la Base arrêtés sont accusés de crime racistes, préparations de meurtres, possession d’armes et d’avoir hébergé des fugitifs.

Le chef de la Base

Le chef du groupe opérait sous le pseudo « Norman Spear » et « Roman Wolf ». Les membres du groupe ne connaissent pas sa véritable identité. On sait aujourd’hui que l’homme est états-unien et se nomme Rinaldo Nazzaro, 46 ans. Il est connu pour vendre ses services comme mercenaire. L’individu affirme avoir servit en Russie et en Afghanistan. Il semble que l’homme soit réellement un résident russe où il vit avec sa femme.

Son groupe, dont le nom évoque Al-Qaïda a commencé à recruter en 2018. Ils possèdent des cellules de suprémacistes blancs au niveau international. Leurs objectifs sont le déclenchement d’une guerre raciale ciblant spécifiquement les noir et les juifs. Il souhaitent aussi la création d’un état blanc indépendant dans le nord-ouest des États-Unis Ces néo-nazis sont notamment responsables d’attaques contre des synagogues et autres agressions racistes. Ils organisaient aussi des camps d’entraînement. Ce groupe était loin d’être seulement un groupe internet.

Néo-nazi ou indicateur de la police ?

Rinaldo Nazzaro a sciemment choisi de faire profil bas. Aucune publication n’existe à son nom, aucun profil sur les réseaux sociaux et aucune apparition dans un média local ou national. Son nom apparaît dans très peu d’endroits, en dehors de quelques papiers administratifs. Cependant des informations ont été obtenues grâce à un lanceur d’alerte et une longue enquête. Nazzaro défendait l’idée qu’il fallait effectuer des rencontre en personne, notamment lors des camps d’entraînement.

Un groupe antifasciste d’Oregon, Eugene Antifa, a révélé que la Base préparait un camp d’entraînement. Ils affirment que Nazzaro avait acheté des terres à cette fin. Cette alerte faisait suite à une révélation des discussions internes du groupe. Suite à cela les forces de l’ordre et les médias se sont intéressés à l’affaire. L’acheteur du terrain avait pourtant cherché à dissimuler son identité par différents biais. Cependant une des adresses données appartenait à un proche de Nazzaro. Pour de nombreux néo-nazis, l’homme serait en réalité un agent fédéral ou un espion russe. Son travail serait destiné à faire sortir ses « camarades » de l’ombre.

International

Un soldat accusé d’avoir diffusé des informations militaires était le dirigeant d’un groupe montant de suprémacistes blancs

Ce soldat de 27 ans a été arrêté en décembre au camp militaire de Linton. Les circonstances sont toujours nimbées de secret. L’homme prévoyait un voyage en Russie pour la période des fêtes avant son arrestation. Il est actuellement sous le contrôle des forces armées et est en attente d’un jugement par un tribunal militaire. On l’accuse d’avoir accédé à un système informatique à des fins malveillante et de diffusion d’informations. Ces informations risquaient de porter préjudice aux forces de défense de Nouvelle-Zélande. On ignore cependant à qui il a fourni ces informations.

Un militant d’extrême droite important

L’homme se cachait derrière un profil du nom de Johann Wolfe. Il se définissait comme le cofondateur du groupe nationaliste et suprémaciste blanc « Dominion Movement ». Ce groupe partage les mêmes positions idéologiques que le terroriste de Christchurch. Suite à l’attaque contre les mosquées le groupe a supprimée sa présence internet. Cependant un autre groupe très similaire, « Action Zelandia », n’a pas tardé à apparaître. Le soldat aurait également été interrogé par la police suite à cette attaque.

L’homme serait également intervenu dans un podcast australien d’extrême droite. Il semble que ses proches aient été scandalisés par ses propos. Dans ce podcast il parle aussi de leurs succès en terme de recrutement et leurs méthodes de communication. Par ailleurs l’activisme du soldat ne s’est pas arrêté après l’attaque de Christchurch. On ignore cependant si il faisait partie de Action Zelandia. Ce qui est sûr c’est que le groupe intégriste Wargus Christi a été le premier a annoncer qu’un des leurs avait été arrêté. Actuellement la police et les forces armées mènent une enquête criminelle conjointe. Nous en saurons certainement plus au moment du procès.

Coup de gueuleInternational

De nombreux utilisateurs du site de streaming de musique en ligne Spotify font étalage de leurs opinions nazies sur la plateforme

Les utilisateurs ont la possibilité de créer des playlist de musique accessibles par les autres usagers. Certains utilisent cette fonctionnalité à des fins antisémites. De nombreux titres font ainsi référence à la Shoah, à Hitler ou au nazisme en général. D’autres playlists sont plus clairement des appels à la violence contre les juifs ou des attaques haineuses envers la communauté. En soi les contenus de ces playlist ne sont pas forcément antisémites, mais leurs titres ne laissent pas de doute sur l’idéologie de leur créateur.

Absence d’efforts de la part de Spotify

L’essentiel des attaques sont des références à la Shoah. Anne Frank est ainsi une cible très prisée par les créateurs de ces playlists. Même si ces playlists n’ont pas forcément de contenu antisémite, sans surprise ont y trouve de nombreux chants militaires allemands, dont des chants Waffen-SS. Par ailleurs sur la plateforme ont trouve 110 utilisateurs enregistrés sous le nom d’Adolf Hitler. On compte aussi des dizaines de variantes autour de ce nom. Depuis, Spotify s’est engagé à retirer les contenus problématiques. L’entreprise affirme qu’ils respectent à ce sujet la norme allemande qui est une des plus restrictives en ce qui concerne les références au nazisme.

Malheureusement il semble que les déclarations de l’entreprise n’aient pas été suivies d’effet. On trouve en effet toujours des images, références, playlists et noms d’utilisateurs faisant clairement l’apologie du nazisme. En 2017 Spotify avait retiré de sa plateforme les groupes de suprémacistes blancs et néo-nazis ; au total 37 artistes. Cette décision avait été prise suite à la manifestation de Charlottesville où un nazi avait tué Heather Hayer. Il semblerait cependant que la plateforme n’ait fait qu’une partie du chemin pour empêcher la diffusion de contenus haineux sur son site.

Société

Une manifestation de soutien à des militants anti-chlordécone tenue devant le palais de justice Fort-de-France a été réprimée par la police

La manifestation se tenait en soutien à sept personnes qui devaient passer devant la justice. Les militants anti-chlordécone ont été victimes de tirs de grenades lacrymogènes de la part de la police. La centaine de manifestants avaient débuté leur parcours à la maison des syndicat à l’appel du « Komité 13 janvier 2020 ». Le trajet devait s’achever devant le palais de justice. Le but était d’assister à la comparution des 7 militants poursuivis.

Gazage indiscriminé

Malheureusement la salle ne pouvait accueillir qu’une soixantaine de personnes. Il semble que les manifestants aient tenté de s’introduire malgré tout dans le tribunal. Les policiers ont alors immédiatement fait usage de gaz lacrymogènes. Les opposants ont alors été repoussés, mais des affrontements sporadiques ont continué pendant plusieurs heures ; jets de projectiles contre tirs de grenades.

La situation a été jugée suffisamment grave pour provoquer l’évacuation de la mairie de Fort-de-France. Les parents des élèves des écoles des environs ont par ailleurs du aller chercher leurs enfants, victimes des gaz policiers. Les transports ont également été très perturbés toute l’après-midi. Le procès des militants a du été renvoyé au 2 juin prochain. La demande avait été faite notamment du fait de la mobilisation des avocats contre la réforme des retraites. Cependant l’autre raison était évidemment les troubles en cours devant le palais. Les débats ne pouvaient se tenir sereinement dans cette situation.