IdéesPolitique

Cette figure de l’extrême droite française surnommée « Popeye » et connu pour son agressivité est mort dans la nuit du 29 au 30 janvier

Les membres de l’extrême droite et de la fachosphère n’ont pas manqué de lui rendre un hommage appuyé. Marine Le Pen s’est fendue d’un tweet tout comme Bruno Gollnisch. Il est amusant de noter que le tweet de Le Pen salue le résistant ; l’homme était pourtant à la tribune d’une soirée de « l’association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain ». Les jours qui vont suivre vont certainement voir l’extrême droite tenter de solidifier la figure mythique qui les arrange.

Un « résistant » d’extrême droite

Si l’homme a bien participé à des activités de résistance pendant l’occupation il a aussi participé aux deux guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie. De plus en 1962 il fonde un maquis de l’OAS, « Bonaparte » avant d’être arrêté, condamné et amnistié. L’homme se lance ensuite dans le journalisme et passe par Paris-Match puis Magazine-Hebdo dans les années 1980. Ce dernier est fondé par un ancien membre de la Fédération des Étudiants nationalistes. Enfin, dans les années 1990 il écrit pour le Figaro Magazine.

En 1965 on le retrouvait aux côtés de Tixier-Vignancour. Il est notamment actif dans le service d’ordre de l’organisation et les Comités Jeunes TV. Il passe ensuite par plusieurs mouvements de jeunesses connus pour leur agressivité. Il est ainsi plus tard président du Front Uni de Soutien au Sud-Vietnam. En 1968 il fonde les Jeunesses Patriotes et Sociales. Ce groupe est connu pour une action avec le GUS contre le Lycée Louis le Grand ; au cours de l’affrontement un militant de gauche a la main arrachée par une grenade. Enfin après d’autres passages dans des organisations il rejoint le FN en 1972.

Une extrême droite à l’ancienne

L’homme fonde en même temps une organisation d’anciens combattants, surtout des guerres coloniales. Le Centre National des combattants est en réalité un satellite du FN. Cette organisations a une position très claire de « défense de l’identité française ». Dans la même période il s’implique dans la fondation d’une organisation de jeunesse, les Cadets du CNC pour inculquer ; « le respect de l’ordre, la nécessité de la discipline, le culte du drapeau et l’amour de la patrie ». Il sera aussi député pour le FN, puis conseiller régional d’île-de-France.

L’homme est connu pour ses sorties violentes et ses menaces vis à des opposants. Il parle ainsi en 1997 de faire « pleurer des larmes de sangs » aux antifascistes massivement venus s’opposer à un congrès. Lors de la scission l’homme choisit le camp de Jean-Marie Le Pen, mais ne sera pas aussi avisé récemment en choisissant celui de Gollnisch. Il finit par rejoindre le Parti de la France en 2013 pour entre nommé président d’honneur en 2016. L’homme se préparait à relancer l’activité du CNC peu avant sa mort. Une figure de l’extrême droite s’éteint elle ne nous manquera pas.

Politique

Le rassemblement national a tenté de faire rembourser 50 000 euros de coaching télé pour Jordan Bardella comme frais de campagne

Sur les 323 849 euros de frais rejetés par la Commission des comptes de campagnes et des financement politiques (CNCCFP) au RN figure quelque chose d’amusant. Le RN aurait essayé de faire rembourser 50 000 euros de coaching télé pour Jordan Bardella. Rappelons que l’homme est la tête de liste du parti pour les élections européennes.

Une énième magouille de l’extrême droite

La formation aurait été effectuée par un ancien journaliste de BFMT TV, Pascal Humeau. Ce dernier est désormais coach en image. Au moins Bardella n’a pas du être dépaysé plus tard sur les plateaux. Humeau a donc facturé sa formation 51 600 euros à l’association de financement du RN. Le CNCCFP a soulevé alors deux problèmes. D’une part il n’existe aucune liste détaillée des prestations, aucun document ou plan de communication. De l’autre, cela ne changerait rien parce que ces frais sont considérés comme des dépenses personnelles et donc non-imputables au compte de campagne.

Pascal Humeau est formateur en « média training  et prise de parole en publique » . Il semble qu’il soit devenu le formateur et accompagnateur personnel pour le candidat d’extrême droite. Sans surprise il semble que le cœur de sa formation ait été dédié aux chaînes d’informations en continu où l’extrême a ses quartiers. Par ailleurs il semble que leur collaboration ne s’arrête pas là ; Humeau devrait continuer à travailler avec Bardella à Bruxelles. Certains pourraient parler de coïncidence quand un ancien de BFMTV forme l’extrême droite à intervenir sur leur plateau, d’autres mauvaises langues pourraient y voir une simple cohérence.

IdéesInternational

L’identité du chef du groupe néo-nazi états-unien, la Base, a été découverte suite à des fuites internet et au travail d’antifascistes et journalistes

Le chef de ce groupe terroriste néo-nazi préparait le déclenchement d’une guerre raciale. L’homme avait réussi à rester anonyme pendant des années. Récemment son groupe a été la cible de perquisitions de la part du FBI. Une enquête pour terrorisme avait révélé qu’ils se préparaient à une guerre raciale. Les membres de la Base arrêtés sont accusés de crime racistes, préparations de meurtres, possession d’armes et d’avoir hébergé des fugitifs.

Le chef de la Base

Le chef du groupe opérait sous le pseudo « Norman Spear » et « Roman Wolf ». Les membres du groupe ne connaissent pas sa véritable identité. On sait aujourd’hui que l’homme est états-unien et se nomme Rinaldo Nazzaro, 46 ans. Il est connu pour vendre ses services comme mercenaire. L’individu affirme avoir servit en Russie et en Afghanistan. Il semble que l’homme soit réellement un résident russe où il vit avec sa femme.

Son groupe, dont le nom évoque Al-Qaïda a commencé à recruter en 2018. Ils possèdent des cellules de suprémacistes blancs au niveau international. Leurs objectifs sont le déclenchement d’une guerre raciale ciblant spécifiquement les noir et les juifs. Il souhaitent aussi la création d’un état blanc indépendant dans le nord-ouest des États-Unis Ces néo-nazis sont notamment responsables d’attaques contre des synagogues et autres agressions racistes. Ils organisaient aussi des camps d’entraînement. Ce groupe était loin d’être seulement un groupe internet.

Néo-nazi ou indicateur de la police ?

Rinaldo Nazzaro a sciemment choisi de faire profil bas. Aucune publication n’existe à son nom, aucun profil sur les réseaux sociaux et aucune apparition dans un média local ou national. Son nom apparaît dans très peu d’endroits, en dehors de quelques papiers administratifs. Cependant des informations ont été obtenues grâce à un lanceur d’alerte et une longue enquête. Nazzaro défendait l’idée qu’il fallait effectuer des rencontre en personne, notamment lors des camps d’entraînement.

Un groupe antifasciste d’Oregon, Eugene Antifa, a révélé que la Base préparait un camp d’entraînement. Ils affirment que Nazzaro avait acheté des terres à cette fin. Cette alerte faisait suite à une révélation des discussions internes du groupe. Suite à cela les forces de l’ordre et les médias se sont intéressés à l’affaire. L’acheteur du terrain avait pourtant cherché à dissimuler son identité par différents biais. Cependant une des adresses données appartenait à un proche de Nazzaro. Pour de nombreux néo-nazis, l’homme serait en réalité un agent fédéral ou un espion russe. Son travail serait destiné à faire sortir ses « camarades » de l’ombre.

International

Un soldat accusé d’avoir diffusé des informations militaires était le dirigeant d’un groupe montant de suprémacistes blancs

Ce soldat de 27 ans a été arrêté en décembre au camp militaire de Linton. Les circonstances sont toujours nimbées de secret. L’homme prévoyait un voyage en Russie pour la période des fêtes avant son arrestation. Il est actuellement sous le contrôle des forces armées et est en attente d’un jugement par un tribunal militaire. On l’accuse d’avoir accédé à un système informatique à des fins malveillante et de diffusion d’informations. Ces informations risquaient de porter préjudice aux forces de défense de Nouvelle-Zélande. On ignore cependant à qui il a fourni ces informations.

Un militant d’extrême droite important

L’homme se cachait derrière un profil du nom de Johann Wolfe. Il se définissait comme le cofondateur du groupe nationaliste et suprémaciste blanc « Dominion Movement ». Ce groupe partage les mêmes positions idéologiques que le terroriste de Christchurch. Suite à l’attaque contre les mosquées le groupe a supprimée sa présence internet. Cependant un autre groupe très similaire, « Action Zelandia », n’a pas tardé à apparaître. Le soldat aurait également été interrogé par la police suite à cette attaque.

L’homme serait également intervenu dans un podcast australien d’extrême droite. Il semble que ses proches aient été scandalisés par ses propos. Dans ce podcast il parle aussi de leurs succès en terme de recrutement et leurs méthodes de communication. Par ailleurs l’activisme du soldat ne s’est pas arrêté après l’attaque de Christchurch. On ignore cependant si il faisait partie de Action Zelandia. Ce qui est sûr c’est que le groupe intégriste Wargus Christi a été le premier a annoncer qu’un des leurs avait été arrêté. Actuellement la police et les forces armées mènent une enquête criminelle conjointe. Nous en saurons certainement plus au moment du procès.

Coup de gueuleInternational

De nombreux utilisateurs du site de streaming de musique en ligne Spotify font étalage de leurs opinions nazies sur la plateforme

Les utilisateurs ont la possibilité de créer des playlist de musique accessibles par les autres usagers. Certains utilisent cette fonctionnalité à des fins antisémites. De nombreux titres font ainsi référence à la Shoah, à Hitler ou au nazisme en général. D’autres playlists sont plus clairement des appels à la violence contre les juifs ou des attaques haineuses envers la communauté. En soi les contenus de ces playlist ne sont pas forcément antisémites, mais leurs titres ne laissent pas de doute sur l’idéologie de leur créateur.

Absence d’efforts de la part de Spotify

L’essentiel des attaques sont des références à la Shoah. Anne Frank est ainsi une cible très prisée par les créateurs de ces playlists. Même si ces playlists n’ont pas forcément de contenu antisémite, sans surprise ont y trouve de nombreux chants militaires allemands, dont des chants Waffen-SS. Par ailleurs sur la plateforme ont trouve 110 utilisateurs enregistrés sous le nom d’Adolf Hitler. On compte aussi des dizaines de variantes autour de ce nom. Depuis, Spotify s’est engagé à retirer les contenus problématiques. L’entreprise affirme qu’ils respectent à ce sujet la norme allemande qui est une des plus restrictives en ce qui concerne les références au nazisme.

Malheureusement il semble que les déclarations de l’entreprise n’aient pas été suivies d’effet. On trouve en effet toujours des images, références, playlists et noms d’utilisateurs faisant clairement l’apologie du nazisme. En 2017 Spotify avait retiré de sa plateforme les groupes de suprémacistes blancs et néo-nazis ; au total 37 artistes. Cette décision avait été prise suite à la manifestation de Charlottesville où un nazi avait tué Heather Hayer. Il semblerait cependant que la plateforme n’ait fait qu’une partie du chemin pour empêcher la diffusion de contenus haineux sur son site.

Société

Une manifestation de soutien à des militants anti-chlordécone tenue devant le palais de justice Fort-de-France a été réprimée par la police

La manifestation se tenait en soutien à sept personnes qui devaient passer devant la justice. Les militants anti-chlordécone ont été victimes de tirs de grenades lacrymogènes de la part de la police. La centaine de manifestants avaient débuté leur parcours à la maison des syndicat à l’appel du « Komité 13 janvier 2020 ». Le trajet devait s’achever devant le palais de justice. Le but était d’assister à la comparution des 7 militants poursuivis.

Gazage indiscriminé

Malheureusement la salle ne pouvait accueillir qu’une soixantaine de personnes. Il semble que les manifestants aient tenté de s’introduire malgré tout dans le tribunal. Les policiers ont alors immédiatement fait usage de gaz lacrymogènes. Les opposants ont alors été repoussés, mais des affrontements sporadiques ont continué pendant plusieurs heures ; jets de projectiles contre tirs de grenades.

La situation a été jugée suffisamment grave pour provoquer l’évacuation de la mairie de Fort-de-France. Les parents des élèves des écoles des environs ont par ailleurs du aller chercher leurs enfants, victimes des gaz policiers. Les transports ont également été très perturbés toute l’après-midi. Le procès des militants a du été renvoyé au 2 juin prochain. La demande avait été faite notamment du fait de la mobilisation des avocats contre la réforme des retraites. Cependant l’autre raison était évidemment les troubles en cours devant le palais. Les débats ne pouvaient se tenir sereinement dans cette situation.

International

Les groupes de suprémacistes blancs sont une force croissante dans les centres de détention de l’île du sud du pays

Leurs places fortes sont la prison de Christchurch et les centres de détention d’Otago. Sans surprise ces prisons se trouvent sur l’île du sud où la population reste très majoritairement blanche. De plus, Christchurch a une longue histoire de présence de l’extrême droite dans la ville, sans même parler de la récente attaque terroriste contre les mosquées. Au total 81 prisonniers seraient affiliés à un gang de suprémacistes blanc. Ceci représente une nette augmentation ; ils étaient 53 en 2015 et 71 en 2017.

Des nazis sur l’île du sud

Les différents groupes portent des noms évocateurs ; White Power, White Power Creed, National Front, Right Wing Resistance, 4th Reich, Skinheads, Chaos Skin, Rodent Aryan Brotherhood, Crew 38 ou les Ruthless Boot Boys. Ils sont 22 rien qu’à Christchurch, en Otago ils sont 18 et 10 à la prison de Rimutaka. Les autres prisons n’ont que quelques individus isolés. Ils ne sont par exemple que 4 à la prison de Auckland sur 500 détenus. L’un d’entre eux est le responsable de l’attaque de Christchurch.

On a donc assisté à une augmentation de 53 % de leur nombre entre 2015 et 2019. La population carcérale n’a augmenté que de 13 % dans le même temps. Le criminologue et ancien détenu Greg Newbold n’est pas surpris que leur nombre soit plus important dans l’île du sud. Dans les autres prisons, il existe une très forte population de maoris et de polynésiens. Être un skinhead y fait de vous une cible. Cette majorité de personnes de couleur est moins importante dans l’île du sud. Néanmoins il est difficile de savoir si ces chiffres sont précis ; un grand nombre d’individus ne sont recensés que parce qu’ils reconnaissent appartenir à tel ou tel gang. Certains doivent passer inaperçus.

Coup de gueuleIdées

Ces chiffres recensés sur le site bastamag.net comptabilisent tous les cas de légitime défense ou d’homicides injustifiés depuis près de 43 ans

En 2019, selon le magazine Basta !, 26 personnes ont été au cours d’une intervention des forces de l’ordre. On comptabilise donc aussi bien gendarmes que policiers. Dans deux de ces cas il s’agissait d’agents qui n’étaient pas en service. Fautes de chiffres officiels ce décompte macabre a été opéré en utilisant des sources militantes qui s’attachent à surveiller le travail des agents. On peut ainsi citer le travail de Maurice Rajsfus ou les collectifs Vies Volées et Désarmons-les. Le décompte commence le 1er janvier 1977 et s’achève au 13 décembre 2019.

Un travail sérieux et précis

Ces dernières années la police a tué 36 personnes en 2017 et 28 en 2018. L’année 2017 a été la plus meurtrière en date. L’étude souligne que contrairement à ce qu’on pourrait il n’y pas de lien apparents avec les mesures anti-terroristes. Ces interventions létales ne représentent que 3 % du décompte. On pourrait aussi s’attendre à ce que ces morts soient en réponse à une situation de crise gravissime et face à un individu armé ; il n’en est rien. Seul un mort sur quatre était armé, ce qui ne signifie même pas que l’individu ait fait usage de son arme. En réalité les situations de riposte policière face à des tirs ne représentent qu’un cas sur dix. Dans 77 % des cas les personnes n’étaient pas armées.

Les affaires de morts suite à des courses poursuites représentent elles 14 % du total et les asphyxies suite à des techniques d’immobilisation 10 %. On compte aussi près de 69 personnes qui meurent d’un « malaise » au commissariat sur la période observée. Ces dix dernières années les armes non-létales ont elles tuées 14 personnes. Si les morts suite à des opérations de maintien de l’ordre en manifestations ne sont pas si fréquentes on a cependant noté une forte augmentation des blessures graves et des mutilations depuis l’année dernière. Enfin 77 affaires sont le fait d’agents en dehors de leur service ; violences conjugales et domestiques notamment. Les agents ne sont en effet pas légalement libérés de leurs obligations en dehors de leur service. De plus depuis 2017 ils ont obtenu le droit de conserver leur arme dans un cadre privé.

Une base de donnée ouverte aux premiers concernés

Il faut ici saluer une fois de plus le travail de Basta ! L’absence de données fiables de la part du gouvernement est une constante dans les affaires violences ou de meurtres policiers. Même l’IGPN reconnaît le problème dans un rapport de 2019 ; « Cet état de fait favorisait la diffusion d’informations souffrant d’un manque de rigueur et d’objectivité et conduisait certains commentateurs à assimiler l’usage de la force physique ou armée à des « violences policières », voire à des « bavures » ». Cependant depuis rien n’a réellement changé.

Cette base de données n’a pas pour vocation à être fermée. Le but est de fournir un travail « interactif et collaboratif » selon le magazine. Il s’agit d’ouvrir ce travail aux premiers concernés et aux victimes de la police. L’opacité des procédures, les mensonges policiers et la couverture des crimes commis par l’institution devraient tous nous convaincre que personne ne nous protège de la police. La multiplication d’initiatives de ce genre est un des outils d’autodéfense face à l’arbitraire policier qui se déchaîne de plus en plus, dans les manifestations comme dans les quartiers populaires.

Coup de gueuleInternational

Les canons à eau utilisés dans la répression du mouvement social contiendraient de la soude caustique en plus de produits lacrymogènes

Le Mouvement de Résistance de la Santé affirme que l’eau des canons à eau contient de la soude caustique. Le MRS est une organisation regroupent 400 étudiants et professionnels de la santé et participants au manifestations. Le MRS explique que des prélèvements ont été analysés après que de nombreux manifestants se soient plaints de brûlures. Suite à la publication du rapport le directeur général de la police s’est fendu d’un communiqué. Selon lui la composition du liquide « respecte les standards internationaux », ce qui n’a rien de rassurant.

Le Chili n’en a pas fini avec la répression

Le rapport du MRS publié le 16 décembre dernier précise bien que l’eau utilisé par les Carabiniers du Chili pour réprimer les manifestants est loin d’être seulement de l’eau. Selon le rapport le liquide contient des produits extrêmement irritants, notamment de la capsaïcine ; le composant principal des bombes lacrymogènes. L’autre élément majeur est la soude caustique ; « un produit extrêmement corrosif lorsque utilisé en contact direct, et hors de toute normes légales dans son utilisation anti-émeute » selon le MRS.

Les canons à eau sont surnommés « guanacos », une sous-espèce de lama qui crache lorsqu’il se sent menacé. A n’en pas douter la substance utilisé par la police n’a rien d’aussi anodin ; la concentration de la capsaïcine et de la soude caustique est si forte qu’ils représentent les additifs principaux de cette « eau ». Le pH de cette « eau » est à 12 sur une échelle de 1 à 14. Ceci signifie que ce produit est ; « potentiellement létal et capable de causer de graves dégâts sur la peau, en contact avec les yeux ou par ingestion accidentelle ».

Politique

Le nouveau « monsieur retraite » du président est un macroniste de la première heure et ancien PDG de Auchan réputé pour sa brutalité

Suite aux scandales à répétition autour de Delevoye et ses conflits d’intérêts le président a choisi un remplaçant rapidement. L’homme est présenté par le gouvernement comme « issu de la société civile ». En d’autres termes l’homme est l’ancien PDG d’Auchan. Cela va être décidément difficile de convaincre la population que cette mesure n’est pas une mesure de patrons faite par les patrons.

Un patron implacable

Laurent Pietraszewski a fait carrière à Auchan depuis 1990 jusqu’à son élection comme député en 2017. Le niveau d’interconnexion des milieux patronaux et des sphères politiques a rarement été aussi évident. En 2002 l’homme s’est distingué en virant une caissière pour une erreur de caisse de 0,80€. Ce PDG qui brasse des milliards de profits avait même fait convoquer la caissière au commissariat ; elle s’était retrouvée en garde à vue. Il semble que Macron ait choisi des membres de son aile dure pour mener la réforme ; fini le temps des prétentions à la conciliation.

En 2017, Pietraszewski est « rapporteur de la Loi Travail ». Il est donc familier de l’imposition par la force de mesures réactionnaires. Rappelons-nous que cette loi était passé grâce à l’article 49-3 sous le gouvernement de Manuel Valls. Autre petit détail ; son travail cet été à Auchan lui a été rémunéré 71 872€ pour deux mois de travail. En somme, fini les faux semblants, la réforme apparaît clairement pour ce qu’elle est ; une réforme néo-libéral menée par un gouvernement pro-patronal.