solidarité, PDG, covid19
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Nombre de dirigeants, de Jean-Paul Agon (L’Oréal) à Jean-Dominique Sénard (Renault) en passant par Jean-Pierre Denis (Crédit Mutuel Arkéa) ou encore Jean-Laurent Granier (Generali), ont fait le choix de renoncer à une partie de leur rémunération pour répondre à la crise du Covid-19. Altruisme ou simple coup de comm’ ? La question mérite d’être posée.

Annonces en pagaille

Diminution de 25 %, 30 %, suppression de la part variable, baisse des dividendes… Les dirigeants français ont fait preuve de solidarité ces derniers mois pour répondre à la crise sanitaire qui frappe la planète. Chacun à son niveau : chez Michelin, Florent Menegaux et Yves Chapot ont diminué leur salaire de 25 % pour les mois d’avril et mai, Benoit Coquart, PDG du spécialiste des infrastructures électriques Legrand, a pour sa part gelé son salaire pour l’année 2020 et le président du directoire de Peugeot, Carlos Tavares, a réduit sa rémunération fixe de 35 % sur 2020.

Des décisions qui, si elles doivent tout de même être saluées, sont à mettre en perspective. De l’acte de solidarité au simple coup de comm’, il n’y a qu’un pas. Jean-Paul Agon, le PDG de L’Oréal, qui a annoncé en grande pompe le 12 mai, qu’il renonçait à 30 % de son salaire pour l’année 2020, fait par exemple partie des PDG les mieux payés du CAC 40 (10 millions d’euros en 2018), et peut même se targuer d’avoir le salaire fixe le plus élevé de la place. Les quelques millions qu’il devrait tout de même percevoir au titre de l’année en cours lui apporteront sans nul doute une certaine sérénité.

Le coup double d’Arkéa

Dans la rubrique coup de comm’, sur fond de polémique, l’annonce de la direction du Crédit Mutuel Arkéa, filiale bretonne du Crédit Mutuel, de renoncer à sa rémunération variable mérite que l’on s’y attarde. Dans son rapport 2019, publié en mai dernier, la banque annonçait que son président ainsi que ses directeur général et directeur général délégué « ont fait le choix de renoncer par avance à percevoir la rémunération variable qui aurait pu leur être attribuée au titre de 2020 ».

Coup double pour la direction de la banque bretonne, tancée depuis plusieurs mois par le Crédit Mutuel concernant justement ces rémunérations variables. Pour rappel, en 2019, Jean-Pierre Denis, le président, avait perçu plus d’un million d’euros au titre de sa rémunération variable, tandis que celle de l’ancien directeur général de la banque, Ronan Le Moal, s’élevait à 850 000 euros et celle de la directrice générale déléguée, Anne Le Goff, à 400 000 euros. Des rémunérations jugées illégales par le Crédit Mutuel, notamment eu égard aux statuts du groupe mutualiste… que les dirigeants d’Arkéa tentent depuis par tous les moyens de modifier, faisant face à l’opposition des syndicats bretons. « Le Covid tombe à pic », ironise un connaisseur du dossier.

L’audace Générali

Là encore, sur fond de polémique, concernant cette fois le refus des assureurs français d’indemniser les pertes d’exploitation liées au Covid-19 de leurs assurés professionnels, l’assureur français Generali annonçait, courant avril, la diminution de 20 % de la rémunération fixe des membres du comité de groupe, parmi lesquels son PDG, Jean-Laurent Granier.

Une belle preuve de solidarité si elle n’était pas entachée du refus de l’assureur de venir en aide à ses assurés professionnels. Si remboursement il y a, « il n’y aurait plus d’assureurs dommages », clamait ainsi le PDG de Generali France fin avril. Qui a depuis quelque peu revu sa position face à la polémique grandissante et la multiplication des actions en justice des assurés contre leurs assureurs. Solidaire oui, mais pas trop.

Assurance Axa coronavirus
Economie

Alors que les assureurs clament depuis le début de l’épidémie que les circonstances actuelles ne permettent pas l’indemnisation de leurs assurés, Axa, attaqué en justice par l’un de ses clients professionnels, vient de se voir ordonner par la justice la prise en charge des pertes d’exploitation de celui-ci.

Comme un bras d’honneur lancé au visage des centaines de milliers d’entrepreneurs français ; ou, au mieux, un abandon en rase campagne : le lâchage des assureurs tricolores face à la crise que traversent, en raison de l’épidémie de coronavirus, les entreprises françaises, ne passe décidément pas. Couvrir les risques liés à la pandémie serait ainsi, selon la présidente de la Fédération Française des Assurances (FFA), Florence Lustman, « totalement hors de portée des capacités des assureurs », selon qui « les risques systémiques ne sont pas mutualisables et ne sont pas assurables ».

Une fin de non-recevoir bien en deçà des attentes des TPE/PME, et une manière de botter en touche, la puissante fédération assurant ne pouvoir intervenir qu’en « complément » de l’Etat. Face au tollé, la FFA s’est bien engagée, le 19 mars, à soutenir les professionnels dont l’activité est réduite, voire totalement empêchée par la crise sanitaire. Mais ses promesses, limitées aux risques de retards de paiement et à la seule période de confinement, ont fait l’effet d’une douche froide. Un effort « nettement insuffisant », balaie le syndicat des indépendants (SDI) ; de simples « mesurettes », déplore celui des hôteliers (UMIH).

Les assureurs montent au créneau contre le Crédit Mutuel

Dans ce contexte de défiance légitime vis-à-vis d’un secteur se défaussant de ses responsabilités, l’annonce du Crédit Mutuel a fait l’effet d’un pavé dans la marre. Les Assurances de la banque mutualiste et de sa filiale CIC ont en effet annoncé, mi-avril, un geste exceptionnel en faveur de leurs clients professionnels : le versement d’une « prime de relance mutualiste, forfaitaire et immédiate », d’un montant total de 200 millions d’euros — soit 7 000 euros en moyenne pour chaque assuré.

L’élan de solidarité du Crédit Mutuel a, dans la foulée, été imité par plusieurs de ses concurrents, comme le Crédit Agricole, la BPCE ou la Maaf. Une initiative qui, selon Nicolas Théry, président de la banque mutualiste « correspond à la vision qu’ont les assurances du Crédit Mutuel de la mutualisation des risques ». Mais pas, manifestement, à celle des assureurs généraux qui, par la voix de la FFA, ont dénoncé une « campagne de communication trompeuse et mensongère », « un préjudice majeur » et « une inacceptable concurrence déloyale ». L’Agéa, fédération regroupant notamment Axa, Generali et Allianz, a quant à elle annoncé avoir saisi le gendarme français de la finance (APCR) pour statuer sur ce qu’elle qualifie, toute honte bue, de situation « moralement choquante ».

Dans le même temps, le restaurateur Stéphane Manigold assignait son assureur, Axa, en justice, pour refuser de couvrir ses pertes d’exploitations liées à l’épidémie. Le procès qui s’en est suivi en dit long sur la logique des assureurs : selon une source proche du dossier, les assureurs n’ont ainsi pas hésité à fonder leur riposte sur des arguments plus saugrenus les uns que les autres : le confinement n’était pas une fermeture administrative, mais uniquement « au public », un cas de figure exclu de leurs contrats ; cette fermeture n’empêchait pas de faire des affaires, les professionnels concernés n’avaient qu’à se montrer imaginatifs ; l’arrêté ministériel de fermeture au public était illégal, car pris par le ministère de la Santé, incompétent en la matière ; enfin, quand bien même leurs arguments seraient rejetés par les tribunaux, les assureurs ne couvrent pas le risque de pandémie. Ils ne rembourseront donc pas leurs clients…. A moins d’y être forcés ?

La justice tranche en faveur des « petits »

Une ligne de défense, et une insondable mauvaise foi, que confirmait Stéphane Manigold il y a quelques jours : « Axa aujourd’hui renvoie l’Etat à ses responsabilités et veut prendre en otage l’ensemble des restaurants, cafés et commerces parce qu’il déclare que l’arrêté du 14 mars n’a aucunement ordonné la fermeture des restaurants et que ces fermetures résultent de la seule décision volontaire et non contrainte des restaurateurs », pestait alors le chef parisien. « C’est aussi scandaleux que ça », s’insurgeait-il, en appelant au ministre de l’Economie : « Bruno Le Maire, donnez-nous la preuve qu’Axa ment. (…) L’Etat doit venir à notre secours et ne peut accepter une telle position d’un grand groupe français ».

Et tout porte à croire qu’il a été entendu : le 22 mai, les magistrats ont en effet tranché en faveur du restaurateur. L’assureur s’est ainsi vu ordonner par le tribunal de Commerce de Paris d’indemniser son assuré. Une décision judiciaire qui pourrait bien créer un précédent, et qui redonne espoir aux professionnels français : « on avait un genou à terre. Aujourd’hui, la justice nous a donné une béquille et nous a dit “‘regardez vos contrats, vous avez la possibilité d’être sauvés et de ne pas mettre la clef sous la porte”’. Le président du tribunal a donné une décision forte. Il a, un à un, rejeté les arguments massifs d’Axa. Je suis fier de ce que cela va générer pour mes amis restaurateurs. C’est une victoire sans précédent ».

Axa, qui a été condamné à verser pas moins de 70 000 euros à son client ainsi que 5 000 euros d’indemnités a, comme on pouvait s’y attendre, fait appel de cette décision. De quoi changer l’issu du procès ? Quoi qu’il en soit, « nous avons affronté AXA une multinationale et nous avons gagné », confie Stéphane Manigold. Nul doute que le mot est bien passé auprès de ses confrères qui ne devraient pas tarder à suivre son exemple.

 

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Coup de gueule

Claude Sinké, le responsable de l’attentat de Bayonne survenu lundi 28 octobre, a voulu incendier la mosquée pour « venger Notre-Dame de Paris », une idée largement diffusée par les personnalités politiques de l’extrême droite. 

Déséquilibré ou trompé ? 

L’ancien candidat FN aux élections départementales âgé de 84 ans a avoué mardi aux policiers avoir tenté de brûler la mosquée de Bayonne pour « venger la destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris », au motif que « l’incendie de cet édifice a été provoqué par les membres de la communauté musulmane ». 

Une idée qui pourrait, bien sûr, sortir du cerveau d’un déséquilibré, mais qui a également pu être entendue et reprise chez une personnalité politique influente. Car tous les acteurs de la «  fachosphère  » y sont allés de bon coeur dès le lendemain de l’incendie de Notre-Dame, incriminant les musulmans et criant à la théorie du complot. 

Oeuvre de la «  fachosphère  »

L’ancien candidat à la présidentielle de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, avait été l’un des premiers à réagir  : « Il faut savoir si c’est un accident ou un attentat », les forces de l’ordre « ont tort de privilégier une hypothèse. Sans aucun doute le pouvoir nous cache quelque chose ».

Jean-Marie Le Pen, lui, y était allé plus franchement, faisant directement allusion à l’immigration. « De l’avis des spécialistes les plus avertis, l’incendie de Notre-Dame est criminel car il n’a pu venir inopinément comme cela, sur des poutres qui font un mètre carré de section et qui ont sept cents  ans, avait déclaré l’ancien candidat à la présidentielle, prévenant  : «  Ces feux doivent être pour nous un avertissement. Depuis des années, nous dénonçons le transfert de population qui se fait des pays extra-européens vers l’Europe, en particulier vers la France. »

Mais la palme était revenue à Zemmour, qui avait émis des doutes quant à « l’hypothèse » de l’accident. « Celui qui n’est pas ému aux larmes devant l’incendie de Notre-Dame n’est pas français », avait affirmé le polémiste.  

Politique

Dans la province de la Tapoa (Burkina Faso), ACF, en collaboration avec 13 écoles primaires, a mis en place un projet de promotion de l’hygiène à destination des enfants.

Ce programme modifie non seulement les habitudes des élèves, mais il a également un impact sur leur fréquentation scolaire.

Depuis plusieurs années, ACF intervient dans la province de la Tapoa, à l’Est du Burkina Faso, en soutien aux structures sanitaires locales pour assurer le dépistage, la prévention et le traitement de la malnutrition.

Mais l’organisation s’attaque également aux facteurs qui l’aggravent, notamment l’accès insuffisant à l’eau potable et à l’assainissement. En effet, certaines maladies comme les diarrhées sont notamment liées à la consommation d’eau insalubre. Or, les enfants qui en souffrent perdent de l’appétit et peuvent progressivement devenir malnutris.

Pour rompre cette chaîne de contamination, ACF s’attache donc à promouvoir et rendre possibles des pratiques bénéfiques d’hygiène. Dans ce cadre, elle a lancé un programme en collaboration avec 13 écoles primaires, qui a permis de réaliser des forages et des latrines accompagnées de lave-mains dans les lieux scolaires. Le deuxième volet du programme concerne la sensibilisation à l’hygiène.

Après trois mois, les habitudes de nombreux élèves ont changé, à l’école comme à la maison « Chaque soir, je prends de l’eau avec un bidon au forage que je ramène à la maison afin de continuer à boire de l’eau potable, » raconte le petit Ouoba Mandiari, 11ans, du village de Kpenkada, à trois kilomètres de l’école. Autrefois, il consommait l’eau des mares et des puits, comme le reste du village. « Maintenant, quand il n’y en a plus, je prends le vélo de mon frère pour venir en chercher.»

Un taux d’abandon réduit

Les enseignants de l’école, avec l’appui de l’équipe d’encadrement du projet, ont mis en place un club de santé et un comité de gestion du point d’eau, où certaines familles d’élèves viennent maintenant s’approvisionner. Outre les bénéfices induits par ce programme sur le plan sanitaire, le projet a également un impact sur l’éducation des enfants.

« Dans le passé chaque enfant se débrouillait pour amener son eau de la maison, » explique Tenkodogo Wendyam, directeur de l’école de Boupiéna. Aujourd’hui, les enfants se plaignent moins de maux de ventre et fréquentent l’école plus régulièrement.

Selon un rapport d’UNICEF, 400 millions d’enfants en âge d’être scolarisés ont des vers intestinaux, ce qui affecte leurs capacités d’apprentissage. Par ailleurs, les études ont montré que la présence d’infrastructures sanitaires dans les écoles a un effet important sur la fréquentation scolaire, notamment celle des filles. Tenkodogo Wendyam, directeur de l’école de Boupiéna a, quand a lui, noté un autre effet du programme de sensibilisation : « depuis le début des activités, les parents d’élèves fréquentent eux aussi davantage l’école ! »

Le saviez-vous ?

Parce que la malnutrition entrave le développement physique et psychomoteur, elle affecte aussi la capacité à apprendre et donc la réussite scolaire. Par « ricochet », elle affecte plus tard la réussite professionnelle et les revenus. Elle ralentit de ce fait la croissance des pays et peut représenter une perte de 3 % du PIB !

Source : http://www.actioncontrelafaim.org

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Politique

ACF : CONFERENCE F. GIROUD LE 3 MARS 2011 : Eau Urbaine “L’accès à une eau saine en milieu urbain”.

Jeudi 3 mars : 18h30 à 20h au 4 Rue Nièpce 75014 Paris, siège de l’association.

Avec GERARD PAYEN : Président d’Aquated et conseiller pour les questions de l’eau du Secrétaire général des Nations-Unies.

Julie AUBRIOT, Chargée de recherche “droit à l’eau” ACF Doctorante au LATTS/CNRS

Jean-Jacques LOUARN, Directeur de Grotius.fr, Médias & humanitaire

plus d’infos sur : http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/61/invitation-conference-f-giroud-3-mars-2011/

Politique

La 22ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se tiendra du 26 février au 05 mars 2011 sous le thème : « Cinéma africain et Marchés ».

Parrain de l’édition: Elikia MBOKOLO, historien de renommée mondiale, natif de la République Démocratique du Congo.

Des milliers de professionnels du cinéma, tous domaines confondus (réalisateurs, comédiens, techniciens, producteurs et distributeurs), les festivals partenaires, les médias internationaux et les cinéphiles sont attendus à cette édition.

De hautes personnalités du monde politique et de nombreuses célébrités mondiales de domaines différents participeront également à la biennale.

Plus d’infos sur http://www.fespaco-bf.net

Politique

Guillemette Thiercelin a monté un atelier d’artiste à Emmaüs Avenir, le centre de tri des communautés de Neuilly-sur-Marne et Neuilly-Plaisance. Les créations uniques réalisées avec les compagnons et bénévoles, à partir des objets donnés aux communautés, vont être vendues en à partir du 3 mars.

Chaque création sera ainsi vendue avec l’histoire de sa création.

Cette petite histoire personnalisée est rédigée par l’écrivain Sylvie Hennequin. Des photos réalisées par Pat Danna seront exposées à la communauté de Neuilly-sur-Marne. Toutes les informations sont dans le dossier de presse disponible ici : http://www.emmaus-france.org/

source article : http://www.emmaus-france.org/

Politique

Il y a un an, dans la nuit du 27 au 28 février 2010, des rafales de vent allant jusqu’à 150 km/h balayaient les départements de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres, de la Vendée et de la Vienne.

Cette tempête n’était pas sans précédent, mais, conjuguée à une élévation importante du niveau de la mer et à une marée à fort coefficient, elle a dévasté les digues, inondé l’intérieur des terres, et laissé derrière elle des milliers de maisons sinistrées et un terrible bilan humain : 35 morts en Vendée, 12 en Charente-Maritime, les deux départements les plus touchés.

Grâce à la générosité du public, s’élevant à 346.000 euros, la Croix-Rouge française a eu les moyens d’accompagner les victimes de Xynthia de l’urgence à la post-urgence.

Aujourd’hui encore, les bénévoles de l’association œuvrent au quotidien pour permettre à des familles de se relever.

Porter secours aux sinistrés : une trentaine de délégations locales et départementales de la Croix-Rouge française se sont mobilisées, des centres d’hébergement d’urgence et de centres d’accueil ont été mis en place, plus de 400 habitations ont été nettoyées, une centaine de volontaires a été déployée…

Très vite, la Croix-Rouge française a pu compter sur une très large mobilisation de ses bénévoles pour venir en aide aux victimes. Ce sont ainsi plusieurs centaines de volontaires par jour, issus de tout le territoire français qui se sont déployés progressivement sur les zones touchées pour renforcer les équipes de volontaires locaux. Leurs missions : accueillir, héberger, accompagner les victimes, leur apporter un soutien psychologique et social, offrir des repas, des vêtements et des produits de première nécessité, aider les sinistrés à réhabiliter leur habitat… Un numéro vert a par ailleurs été ouvert pour recueillir les propositions d’aide en nature et financière.

Afin de répondre aux besoins immédiats des personnes sinistrées, la Croix-Rouge française a fourni des appareils électroménagers, réfrigérateurs, cuisinières et lave-linges neufs. Des meubles, de la literie et des vêtements ont également été distribués en lien avec les mairies.

Aider les personnes à se reconstruire : la Croix-Rouge française a accompagné plus de 1500 familles au travers de plus de 3000 rencontres individuelles et collectives. Cette action passe par l’accueil, l’écoute des familles sinistrées, la réalisation d’un diagnostic matériel ou financier, en complément des actions menées par les travailleurs sociaux auprès des personnes, mais aussi des conseils promulgués pour les accompagner dans leurs démarches, les orienter, les informer sur l’accès à leurs droits et surtout les aider à se reconstruire…

Ainsi, dès le début du mois de mars 2010, deux permanences d’accueil ont été ouvertes par la Croix-Rouge française, l’une à la Faute-sur-Mer en Vendée, l’autre à Aytré en Charente-Maritime. Encore aujourd’hui, ces permanences favorisent l’écoute, l’orientation vers les organismes compétents, les visites à domicile, l’activité de microcrédit ou toutes autres aides nécessaires aux personnes en difficulté.

La communauté scientifique s’accorde aujourd’hui à dire que 50 % des victimes d’une catastrophe s’en remettent spontanément mais qu’environ 40 % doivent bénéficier de soutien psychologique et de réconfort. D’une manière générale, dans toutes les situations auxquelles ils doivent faire face, les volontaires et bénévoles de la Croix-Rouge française, tous formés au soutien psychologique, mènent une action de proximité, d’écoute et de dialogue auprès de tous et en particulier auprès des plus vulnérables.

Enfin, différents projets collectifs ont été initiés afin d’aider les victimes à retisser des liens sociaux. Randonnées, sorties culturelles, séjours à Eurodisney et Paris, repas festifs… ont permis à de nombreux sinistrés de sortir de leur isolement et de renouer des liens mais aussi des relations de voisinage que le relogement a tendance à déliter.

source article : http://www.croix-rouge.fr

Politique

Depuis le début du mois de décembre 2010, suite à la violence et aux tensions postélectorales en Côte d’Ivoire, des dizaines de milliers d’Ivoiriens ont fui leur pays pour se réfugier à l’ouest du Liberia. Plus de 38 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, auraient traversé la frontière et sont arrivés dans la région libérienne du comté de Nimba.

“Avec cette affluence massive de réfugiés, les structures médicales sont déjà débordées, et les besoins médicaux ont augmenté de manière significative, explique Helga Ritter, de Médecins Sans Frontières (MSF) au Liberia. Nous avons identifié quatre localités dans ce comté où autant les habitants locaux que les réfugiés ont besoin de notre aide médicale. Notre clinique mobile se rend dans chaque site une fois par semaine. “

En plus des soins primaires gratuits dispensés aux habitants et aux réfugiés, l’équipe MSF a aussi mis en place un système de référence pour les patients qui doivent être traités dans l’un des deux hôpitaux du comté de Nimba. Les équipes médicales MSF traitent surtout les infections respiratoires, les cas de diarrhée aqueuse et les cas de paludisme. On dénombre 120 consultations menées en moyenne chaque jour.

« Les Ivoiriens ont cherché refuge dans environ 70 villages frontaliers, déclare Katrin Kisswani, coordonnatrice pour le projet MSF dans le comté de Nimba. Ils sont hébergés chez des familles de la région. À certains endroits, on leur a donné une maison; dans d’autres villages, ils logent sous des bâches en plastique. Cette situation est difficile pour eux, et elle pèse également sur les familles locales qui elles-mêmes doivent déjà survivre avec des ressources limitées et vivre dans des conditions précaires. »

Dans la ville de Bahn, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) vient tout juste d’ouvrir un camp pour 15 000 personnes. Le camp accueillera certains réfugiés ivoiriens qui logent chez des familles libériennes du secteur depuis plus de deux mois. L’équipe MSF offre des examens médicaux aux personnes qui arrivent au camp, leur fournit les soins nécessaires et vaccine les enfants de moins de 15 ans contre la rougeole. De plus, MSF procure une assistance technique et fournit des médicaments gratuits au centre du ministère de la Santé à Bahn.

source article : http://www.msf.fr

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Politique

« Nous sommes habitués aux inondations en Colombie, mais elles n’ont jamais duré aussi longtemps, ni atteint un tel point critique » explique Gabriela Bucher, directrice de Plan Colombie.

La Colombie continue de subir les ravages de la saison des pluies causant des inondations sans précédent dans l’histoire du pays. La Colombie reste en état d’urgence et la population des zones sinistrées manquent de tout : nourriture, abris…

Les dégâts sont considérables , plus de 328 000 maisons ont été endommagées et 5 000 complètement détruites. « Certaines régions ont fait un bon en arrière de 15 à 20 ans » affirme Mme Bucher.

La réponse de PLAN

PLAN se mobilise pour répondre aux besoins de première nécessité de plus de 16 000 personnes y compris des enfants. « Certaines familles ont tout perdu et de nombreuses cultures ont été anéanties » nous explique la directrice de Plan Colombie.

Ainsi PLAN se charge de distribuer de la nourriture, de l’eau, des ustensiles de cuisine, des trousses d’hygiène ainsi que des vêtements et des matelas aux familles dans le département de Bolivar, une des zones les plus touchée par la catastrophe.

Mais notre action ne s’arrête pas seulement aux besoins urgents, PLAN joue également un rôle de prévention en s’assurant que les enfants des zones sinistrés ne deviennent pas la cible d’abus de tout type. Des espaces adaptés aux enfants sont en cours de construction pour leur permettre de jouer et d’apprendre en toute sécurité.

source article : http://www.planfrance.org/