Tesla, accident
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Suite à un accident survenu samedi 11 décembre et ayant causé un mort et vingt blessés, la fiabilité des Tesla est pointée du doigt. En effet le conducteur, un chauffeur de la compagnie de taxi G7, affirme que les freins de son véhicule n’ont pas répondu.

Impossible selon Tesla

Le parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête pour « homicide involontaire et blessures involontaires par conducteur de véhicule terrestre à moteur », mais le conducteur affirme que la faute est due à son véhicule, une Tesla Model 3, dont la pédale de frein n’a pas fonctionné.

Tesla a immédiatement réagi, assurant qu’elle pouvait accéder à distance à toutes les informations du véhicule, et qu’il n’y avait « pas eu de défaillance technique ». Le ministre délégué au transport, Jean-Baptiste Djebbari, a même plaidé en faveur de Tesla, expliquant que la firme n’avait jamais relevé d’« alerte de ce type » sur aucune des 70 000 Model 3 vendus en Europe.

Craintes liées à l’auto-pilote

On ne sait pas encore si l’auto-pilote était activé lors de l’accident, mais cette fonctionnalité, fierté de Tesla, est d’ores et déjà pointée du doigt. « Ce drame doit servir de déclic à tout le monde pour prendre conscience que ces aides à la conduite peuvent infantiliser les automobilistes. Cela  peut  créer une illusion de sécurité. Ces failles doivent au contraire inciter à faire preuve de plus de vigilance », alerte Pierre Chasseray, porte-parole de l’association 40  millions d’automobilistes.

« Pour l’instant, nous n’avons pas de remontées à propos d’incidents de ce type en France parce qu’il n’y a pas assez de véhicules en circulation, admet le porte-parole. Mais nous sommes très attentifs à ce qui se passe aux États-Unis. Contrairement à ce qu’on peut entendre, on n’en est qu’aux balbutiements des véhicules autonomes. Les technologies sont loin d’être au point et elles continuent de poser de très sérieuses questions de sécurité et d’éthique ».

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Mardi 12 octobre, aux alentours de 5h du matin, le train express régional Hendaye-Saint-Jean-de-Luz a percuté quatre personnes probablement endormies sur les rails de la commune de Ciboure, dans la périphérie de Saint-Jean-de-Luz. La catastrophe a fait trois morts, tandis qu’une victime est entre la vie et la mort. 

Catastrophe prévisible

« Un cheminot en congés, qui se trouvait dans le train, a soutenu les passagers, très choqués, alors qu’un contrôleur a donné les premiers secours à la personne blessée, en lui faisant un garrot. Il perdait énormément de sang et les espoirs de survie étaient très faibles », détaille Julien Delion, délégué CGT des cheminots de Bayonne.

« Selon l’officier de la police judiciaire, il s’agirait d’Algériens qui ont traversé l’Espagne », ajoute le syndicaliste, choqué mais loin d’être surpris par ce drame. « Une centaine de personnes empruntent ce chemin chaque jour, explique-t-il. Des gens qui fuient la misère de leur pays, au risque de leur vie. D’Hendaye, poste frontalier avec l’Espagne, ils passent par les voies ferroviaires pour rejoindre Bayonne d’où ils espèrent prendre un bus afin d’aller plus au nord. Ils n’utilisent pas les routes, car ils savent que les contrôles policiers sont très nombreux. »

Un droit d’arriver «  sans mourir  »

« Depuis que la frontière est rendue hermétique aux migrants, sous prétexte de risque terroriste, on sait qu’ils prennent tous les risques pour passer », explique Amaïa Fontan, présidente de l’association d’aide aux migrants Etorkinekin, dans les colonnes de Ouest-France.

Or, « sans considérer leur demande de droit d’asile, les migrants devraient pouvoir arriver au centre d’accueil Pausa, à Bayonne, puis à leur destination finale sans mourir », insiste madame Fontan.