Macron, afghans
International

Suite à la reconquête de l’Afghanistan par les talibans, achevée dimanche par la prise de Kaboul, le président français a prononcé un discours au cours duquel il a assuré vouloir protéger l’Europe de « flux migratoires irréguliers ». Son objectif est clair : rassurer l’extrême droite.

Soutien insuffisant

La France soutiendra les « employés afghans des structures françaises qui pourraient être menacées ainsi que leurs familles. 800 personnes sont déjà sur le sol français », a commencé le président, expliquant que deux avions militaires et les forces spéciales étaient mobilisés pour évacuer  « de nombreux Afghans  : défenseurs des droits, artistes, journalistes (…) aujourd’hui menacés en raison de leur engagement ». Pour les autres, rien.

« L’Afghanistan aura aussi besoin dans les temps qui viennent de ses forces vives », s’est justifié le président français, insistant sur le fait que «  l’Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle ».

La gauche «  sidérée  »

Emmanuel Macron a ensuite promis d’oeuvrer avec la chancelière allemande, Angela Merkel, « pour construire sans attendre une réponse robuste, coordonnée et unie qui passera par la lutte contre les flux irréguliers, la solidarité dans l’effort, et l’harmonisation des critères de protection ».

C’est un discours « digne d’un mauvais président de droite   ! », fulmine le sénateur socialiste Rémi Féraud, tandis que le député européen Europe Écologie-les Verts Yannick Jadot se dit, lui, « sidéré d’écouter Emmanuel Macron déclarant que les femmes, les hommes et les enfants qui fuient l’enfer des talibans sont d’abord une menace, des “migrants irréguliers”, avant d’être des victimes et potentiellement des réfugiés ».