Politique

Il y a 20 ans, les femmes en Afrique du sud ont obtenu le droit de travailler dans les mines. Aujourd’hui, 15 % des employés de l’industrie minière sont de sexe féminin, mais tout n’est pas rose pour celles qui “descendent” car elles doivent faire face aux insultes et aux harcèlements.

Dans des conditions extrêmes, les femmes doivent travailler plus dur que les hommes pour être prises au sérieux et assumer un travail très physique. Une étude menée par l’université du Witwatersrand en 2009, démontre que les femmes sont fréquemment victimes d’abus sexuels, d’insultes, sans compter les demandes de “faveurs” en échange d’une aide pour les tâches les plus éprouvantes. Les hommes qui n’ont pas l’habitude de travailler avec des femmes considèrent majoritairement que ce n’est pas leur place à plus de 200 m sous terre.

Les entreprises comme la “Anglo American” ont organisé des roulements pour éviter aux femmes de ne jamais se trouver seules et de travailler avec d’autres femmes ou des hommes de confiance, une hotline contre le harcèlement sexuel a été mise en place, ainsi que l’installation de caméras de surveillance et un système de reconnaissance biométrique à l’entrée des vestiaires féminins.

Malgré les obstacles, les femmes prennent leurs places et les mentalités évoluent bon gré mal gré. “Les femmes ne doivent pas simplement saisir les opportunités pour réussir”, souligne l’une d’elles, devenue chef d’équipe, “elles ont aussi besoin du soutien de leurs patrons”.

Crédit photo : Daniel Mennerich

 

 

Coup de coeur

Né de la Caste des Vayshia en Inde, il est issu d’une famille aisée. Il était éduqué dans les valeurs hindouistes, mais ne se fermait pas aux autres religions. Il s’est marié à l’âge de 14 ans avec Kasturbai comme le voulaient les coutumes de sa caste.

Gandhi a fait ses études de droit à Londres. Le texte de la Baghavad-Gita, un des principaux textes de l’hindouisme l’a vraiment influencé. Après trois ans d’étude en Angleterre, il rentre en Inde pour exercer son métier d’avocat, mais sans succès. Il a enfin obtenu une poste de conseiller juridique en Afrique en 1893, qui lui a permis de constater que les peuples noirs comme les Indiens ne bénéficient pas certains droits civiques et qu’ils étaient victimes de l’intolérance et de racisme. C’est là que son combat de résistance non violente et non-coopération contre les autorités d’Afrique du Sud a commencé. Il est ensuite retourné en Inde après l’avancée significative que le gouvernement sud-africain lui a octroyée en 1914, pour aider les Indiens à obtenir leur citoyenneté.

À la suite de la Première Guerre mondiale, il a rejoint les millions d’Indiens qui s’opposaient au Britannique en créant une résistance civique et des campagnes de non-coopération. Cet acte lui a rendu très célèbre en Inde et le surnom de « Mahatma » (la Grande Ame). Il s’est également battu pour gagner l’indépendance économique de son pays, qui était appauvri par la politique coloniale britannique, mais la campagne s’est soldée par un échec. Une nouvelle campagne de désobéissance civile a été organisée en 1930 afin de suspendre les impôts sur le sel. Il a été d’incarcéré et libéré en 1931.

D’autres luttes non violentes, mais actives ont été entreprises dans le but de dissoudre le système de castes et de l’inégalité des droits. L’Inde a obtenu une indépendance partielle en 1935, mais son combat pour l’unification des principautés indiennes a continué. Il n’a jamais cessé de combattre pour l’égalité des droits de l’homme et ces actes ont eu une importante influence sur les mouvements de libération et la sécurité des droits civiques dans le monde entier dont les noirs de l’Amérique du Nord.

Coup de gueule

L’année dernière, Nelson Mandela, un grand nom de la lutte contre l’apartheid s’est éteint en Afrique du Sud. Partout dans le monde, des femmes et des hommes ont marqué l’histoire par leur lutte contre le racisme.
L’année 2013 a été marquée par la mort d’un grand homme, Nelson Mandela. La planète entière lui a fait hommage. Ce grand homme qui a consacré la majeure partie de sa vie à combattre le racisme a marqué l’histoire. Ce combat qu’il a mené ne date pas d’hier, elle dure depuis des siècles. En Inde, Gandhi prônait l’égalité des castes et luttait contre la discrimination faite aux intouchables. Aux États-Unis, Martin Luther King JR menait aussi son combat pour l’égalité entre les blancs et les noirs.

Tous ces hommes ont un point en commun, le pacifisme. À aucun moment, ils n’ont fait usage de la force et des armes pour faire entendre leur revendication.

Coup de coeur

Au milieu de tous les films surmédiatisés du dernier festival de Cannes, un petit bijou relève le niveau. Il s’agit de la biographie de Jean-Yves Ollivier, Plot For Peace, qui montre l’un des processus qui a permis d’en finir avec le régime raciste de l’Apartheid.

Plot for peace

Dans Plot For Peace, les images d’archives africaines inédites et les interviews des personnalités historiques sont mises en valeur avec brio par le prodige du cinéma espagnol, Carlos Agulló.

En dehors de la réalisation impeccable, c’est surtout le scénario qui est haletant : on y découvre comment la petite histoire d’un homme d’affaire, Jean-Yves Ollivier, va influencer la grande Histoire d’un personnage mythique, Nelson Mandela.

Sans dévoiler tous les secrets de ce film passionnant, relevons qu’il permet de comprendre le rôle de la diplomatie parallèle et de replonger dans une histoire sud-africaine aux multiples facettes.

Les témoignages de l’ex-femme de Mandela, Winnie Mandela et de l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, apportent une crédibilité historique et une authenticité à un documentaire autrement plus intelligent que de nombreux films d’auteurs présentés lors de ce dernier festival de Cannes.