Coup de coeurPolitique

Grand corps malade est aux yeux de beaucoup un artiste loin des esclandres,  des grands coups médiatiques et des déclarations fracassantes. Malgré cela, il vient d’être victime de ce que l’on peut appeler  » la censure » avec l’annulation de son concert au Blanc-Mesnil.

La cause de cette annulation est la présence durant son concert d’un habitant du Blanc-Mesnil connu sous le nom de « Rachid Taxi » qui se trouve être aussi le nom et le thème d’une création de Grand corps malade. Comme cela s’est déjà produit lors de précédents concerts « Rachid Taxi » est invité à rejoindre l’artiste sur scène. Voilà donc l’objet du délit, le maire de la ville élu avec une étiquette UMP ( devrions-nous dire « républicain » ?) ne voit pas d’un bon œil cette mise en scène qui met en valeur un personnage qui défend des valeurs de solidarité, d’antiracisme, et lutte contre les discriminations de toutes sortes. Il s’oppose à différentes mesures prises par la mairie ces derniers mois.

Cette annulation n’est pas un accident de parcours, elle fait suite à une série de décisions qui montre hélas une grande cohérence dans les manières de faire. Sous couvert de mesures d’austérité, c’est surtout une politique qui vise en priorité la diversité, les rencontres, et la mise en place de lieux et de moments culturels divers.

Crédit photo : Orchidée11

 

 

Politique

La Cour d’appel d’Amiens a confirmé ce mardi 30 septembre l’annulation du licenciement de 683 salariés de l’usine de fabrication de pneus Continental de Clairoix, dans l’Oise, prononcée en première instance par le tribunal des prud’hommes en 2013. Les justifications économiques à l’origine de ce plan de licenciement ont une fois de plus étaient rejetées par la justice.

Le groupe Continental a fermé son usine de Clairoix en 2010 après plusieurs mois de protestation et de conflit social. Le fabricant avait alors justifié cette suppression d’emplois par la période crise qui traversait le secteur de l’automobile et la surproduction de pneus qui en a résulté. Assigné en justice par des salariés lassés de n’être qu’une simple variable d’ajustement dans le processus de production, l’industriel allemand avait finalement fait appel de la décision

« A la suite du conseil des prud’hommes, la cour d’appel a retenu l’absence de justification économique des licenciements au regard de la situation et des résultats d’ensemble du groupe de dimension mondiale Continental », expliquent les juges dans un communiqué.

La Cour a considéré d’autre part que « l’obligation de reclassement qui doit être mise en œuvre avant tout licenciement n’a pas été satisfaite à l’égard des salariés concernés ». Par conséquent, la cour confirme la sentence prononcée par le tribunal des prud’hommes et condamne le groupe allemand Continental « à payer à chacun des salariés les dommages et intérêts qui leur ont été alloués par les jugements confirmés ».

Le groupe Continental peut en dernier recours se pourvoir en cassation.

Crédits photo : Hugo Cardoso