Politique

centrale_nucleaire_cattenom_photoToucanradio.jpg L’entreprise française qui continue de faire rêver nos ingénieurs, souhaite contribuer au mieux vivre des Français en leur apportant des solutions énergétiques adaptées à leur consommation. Pour remplir sa mission, l’entreprise publique dispose notamment d’un parc de 58 réacteurs nucléaires. Dans le contexte post-Fukushima, la sûreté de ces derniers est au cœur des préoccupations d’EDF.

Le grand carénage pour renforcer la sécurité des sites

Lors d’une interview vidéo, diffusée sur le net, Henri Proglio souligne que le Big Bang énergétique n’a pas eu lieu en France. Grâce à ses installations, le groupe a pu éviter à de nombreux ménages de se retrouver en situation de précarité énergétique tandis que l’Etat de son côté, a élargi le dispositif des tarifs sociaux de l’énergie.

Afin d’accroître le niveau de performance des réacteurs, et plus particulièrement leur taux de disponibilité, l’énergéticien français a lancé un plan de 50 milliards d’euros. Le grand carénage permettra de porter ce taux « à 83,5 % d’ici 2015, contre moins de 80% en 2012. L’échéance de 2015 est importante à respecter, puisque le pic de charge des travaux interviendra peu après, entre 2017 et 2022.

De nouveaux équipements nécessaires ?

Comme le rappelait le dirigeant, lors de son passage dans les studios d’Europe 1, la France devrait avoir les prix de l’énergie les moins chers d’Europe à l’horizon 2013. Cependant, comme le faisait remarquer dernièrement un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, réduire nos capacités nucléaires se traduirait immanquablement par un « choc énergétique » pour les Français les plus défavorisés.

L’exploitant du premier parc nucléaire au monde, souligne également que «50% d’électricité nucléaire, c’est quelque chose d’extrêmement significatif ». Qui plus est, le dirigeant affirme que dans l’éventualité où l’ASN n’autoriserait pas d’augmenter l’amortissement comptable des centrales, de nouvelles seraient à construire très rapidement afin de maintenir les objectifs gouvernementaux en matière de nucléaire. Le chef d’entreprise en profite par ailleurs pour rappeler que la connexion de l’EPR de Flamanville au réseau électrique aura lieu en 2016.