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Plusieurs fédérations de commerçants ont appelé le gouvernement, dimanche, à réduire l’iniquité existante entre «  les commerçants physiques et les marchands du web  » et à interdire le Black Friday, qui tombe cette année le vendredi 27 novembre. 

«  Iniquité structurelle  »

« Les dispositions prises pour juguler la propagation du virus ne font qu’accroître la scandaleuse inégalité de traitement préexistante entre les commerçants physiques et les marchands du web, au péril des premiers et au profit exclusif des seconds », ont déploré la Confédération des commerçants de France (CDF), la Fédération française des associations de commerçants (FFAC), la Fédération nationale des centres-villes «Vitrines de France» (FNCV) et le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), dans une tribune publiée samedi dans le Journal du dimanche.

Les géants du e-commerce « redoublent désormais de propagande pour attirer les clients, nos clients ». Nous demandons donc « l’interdiction immédiate du Black Friday 2020 », pour mettre «  fin de l’iniquité structurelle existante entre la communauté des commerçants français et les marchands 100% web », poursuit la tribune. 

Aider à la numérisation des petits commerces

« Prendre Amazon comme bouc émissaire n’est pas la solution  : cet acteur ne représente que 20 % du commerce en ligne en France », estime le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, qui envisage plutôt un plan permettant aux petits commerces de se numériser. «  Chaque commerce fermé administrativement – et qui n’est pas encore numérisé – pourra bénéficier d’une aide de 500 euros pour le faire », explique le ministre, précisant que l’État aidera financièrement « les communes qui souhaitent développer une plateforme locale d’e-commerce regroupant l’ensemble des commerces de sa ville ».

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, estime, elle, que soutenir les commerces de proximité est avant tout un acte civique. « Il ne faut pas faire du slogan, mais du concret. Il faut acheter français. Les Français doivent faire vivre leurs petits commerces. C’est un acte civique », assure-t-elle.