Politique

Samedi 11 octobre, le gouvernement camerounais s’est félicité d’avoir libéré des otages. Il s’agit de 10 Chinois et de 17 Camerounais qui étaient détenus depuis deux mois par les islamistes de Boko Haram. Cette libération a été réussie grâce à la méthode de « Biya ». C’est un coup de chapeau pour le président camerounais Paul Biya.

C’est une manière de mettre en valeur l’implication personnelle du président depuis le début de ces enlèvements. Il y a eu d’abord la famille française Moulin-Fournier, puis le père Vandenbeusch et  récemment des religieux italiens ainsi qu’une sœur canadienne. À chaque fois, le mode opératoire, la durée de la détention ainsi que les conditions de libération sont quasi similaires.

Le ministre de Communication Issa Tchiroma Bakari a juste encensé l’efficacité de la méthode Biya samedi sans donner d’autres explications autour du sujet. Lors de la libération de ces 27 otages y compris la femme du vice Premier ministre Amadou Ali, les sources disent que des échanges entre prisonniers ont eu lieu. Le ministre a ainsi indiqué que lorsqu’il s’agit de vie humaine, la question d’argent n’a pas lieu de se poser.

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Enlevés le 22 juin dernier, seuls trois hommes et six femmes parmi les 71 otages ont pu rentrer chez eux.

Un journaliste nigérien se serait trompé sur le nombre des rescapés de cet enlèvement en déclarant que « 63 femmes avaient pu s’échapper de leurs ravisseurs », selon les affirmations des milices locales de l’État : « Je viens de recevoir l’alerte, de la part de mes collègues de la région de Damboa, qu’environ 63 des femmes et jeunes filles kidnappées (par les miliciens de Boko Haram) ont pu rentrer chez elles. »

Cependant, la liste obtenue par Libération ne contenait que neuf non, six femmes et trois hommes. « Des villageois armés ont été déployés dans les forêts alentour, car il semble que beaucoup d’autres divaguent encore dans la nature » annonce une source locale. « Il semblerait que les combattants aient fui en entendant les hélicoptères de l’armée et les tirs qui se déroulaient à quelques dizaines de kilomètres de là. Les otages en ont profité pour s’échapper », déclare une source officielle.

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amnestyAmnesty International France n’a pas hésité à déclarer la négligence de la part de l’autorité nigériane sur l’enlèvement des centaines de lycéennes par la secte islamiste Boko Haram. Cet enlèvement aurait dû être évité si l’autorité avait su intervenir plus tôt.

Selon ses sources, Boko Haram avait averti l’armée sur ses intentions d’enlèvement. La présence des hommes de Boko Haram dans un village proche du lieu d’enlèvement a été signalée à l’autorité centrale. Mais aucun renfort n’a été envoyé pour assurer la protection de ces civils.

Les familles des jeunes nigérianes comptent sur la mobilisation internationale pour les retrouver. Célébrités, organismes non gouvernementaux, hommes/femmes d’affaires, politiciens…, tous rejoignent la communauté pour inciter les autorités compétentes à agir de manière à accélérer les recherches. Les États-Unis contribuent de manière très active à la recherche de ces jeunes filles. Le gouvernement a envoyé son armée pour retracer les éventuelles pistes permettant de les retrouver.

Politique

Le chef de la secte Boko Haram accepte de relâcher les lycéennes contre la libération des prisonniers.

Aboubakar Shekau a montré sur vidéo lundi matin de jeunes femmes considérées comme les lycéennes enlevées mi-mars. Le leader de l’organisation Boko Haram aurait reconverti les jeunes femmes à l’Islam et qu’il ne les relâcherait que si les prisonniers du groupe islamiste seront libérés.

En tout, il aurait fait un discours de 17 minutes sur un fond vert en tenu de militaire déclarant que « «Ces filles dont vous vous préoccupez tant, nous les avons en fait libérées (…) et vous savez comment on les a libérées? Ces filles sont devenues musulmanes», dit Shekau. «Nous ne les libérerons qu’après que vous ayez libéré nos frères», «celles qui ne se sont pas converties à l’Islam, celles ayant accepté de devenir musulmanes étant devenues des sœurs» ajoute-t-il.

Apparaissent ensuite 130 adolescentes, assises par terre,  portant de longs voiles noirs et gris. Les adolescentes récitaient des passages du coran. La vidéo ne montre pas le chef du Boko Haram avec les jeunes filles. Deux adolescentes auraient déclaré s’être reconverties en Islam, tandis qu’une troisième fille affirmait qu’elle est déjà musulmane. Une autre fille déclare aussi qu’elles n’ont jamais été mal traitées.

Coup de gueulePolitique

Alors que près de 223 lycéennes sont toujours retenues dans le nord-est du Nigéria par le groupe islamiste Boko Haram, la mobilisation internationale s’organise peu à peu afin d’aider le gouvernement nigérian à retrouver ces adolescentes.

Comme l’a déclaré ce dimanche 11 mai le président François Hollande, en marge d’un déplacement dans le Caucase du Sud,  « j’ai proposé, avec le président nigérian Goodluck Jonathan, une réunion des pays limitrophes du Nigeria ». Ce sommet de dirigeants africains qui devrait selon toute probabilité se tenir à Paris, aura pour objectif d’aborder les questions de sécurité au Nigéria et sa région, et plus particulièrement le cas du groupe Boko Haram.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a précisé après un échange avec le président nigérian, toute la consternation et la solidarité de son pays face à ce crime. Il a ajouté qu’Israel était prêt à fournir toute l’aide nécessaire afin de localiser au plus vite les jeunes otages et de combattre ce groupe  terroriste.

Alors que des  experts américains, britanniques et français sont déjà au Nigeria pour participer aux recherches, la Chine a quant  à elle proposé de partager les informations recueillies par ses services de renseignements et ses satellites.

Enlevées depuis le 14 avril dernier, ces jeunes filles d’un lycée de Chibok seraient selon les dires du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, destinées à devenir des esclaves. Si le cas de ces adolescentes n’avait de prime pas déclenché de réactions franches de la  part des grandes puissances internationales, les dernières déclarations de leurs ravisseurs ont semble-t-il suscité l’émoi de la communauté internationale et de nombreuses personnalités. Michèle Obama, Angelina Joli ou encore le Pape François ont récemment affiché leur soutien à ces jeunes victimes.

Crédits photo : R. Nyberg

Politique

La frontière commune est devenue un refuge pour le groupe islamiste armé nigérian. Le prêtre français Georges Vandenbeursch a été victime d’un enlèvement de ce groupe la nuit de mercredi à jeudi. L’action s’est déroulée au large de la frontière commune qui environne 1600 km.

La partie nord du Cameroun pourrait devenir une base de repli pour le groupe djihadiste. A noter que ce dernier est en guerre contre l’armée nigériane. Cette insécurité au nord du Cameroun est le résultat de l’intervention des forces armées nigérianes dans les trois pays du nord-est du pays : Borno, Yobe et Adamawa.

Les lignes téléphoniques ne marchent plus dans cette région où des milliers de Nigérians ont fait leurs bagages pour fuir les opérations militaires et les exactions perpétrées par les groupes islamistes. La population locale tente de rendre la paix sur cette frontière commune pour former des liens entre le nord du Cameroun et du Nigéria. Un « comité mixte » a été créé par les deux transfrontaliers pour sécuriser ce territoire commun. Les enlèvements faits par Boko Haram tendent à imiter l’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).