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Politique

 

Une nouvelle loi instaure l’obligation pour les grands patrons de sociétés cotées en bourse d’obtenir l’aval des actionnaires pour leurs salaires et autres avantages.

 

A compter de cette année, les salaires, bonus, primes en tout genre et autre parachutes dorées et retraites chapeau des patrons de société cotées en bourse seront soumis au vote des actionnaires.

Cette nouvelle disposition émane d’une loi récemment votée et qui commence à être mise en application. Une nouvelle mesure législative provoquée par la grogne populaire qui a suivi la cas Carlos Ghosn, le patron de Renault Nissan. Pour rappel, l’homme d’affaires avait du essuyer un refus net de ses actionnaires de lui octroyer une rémunération de 7,2 millions d’euros pour l’année 2015. Sauf que le conseil d’administration n’avait pas tenu compte du vote et avait finalement octroyé la rémunération voulue par Ghosn. L’opinion publique, choquée par un tel montant, a entraîné le gouvernement à mettre au point cette nouvelle loi.

Une nouvelle époque pour les grandes sociétés françaises

Grâce à cette nouvelle loi, tout sera désormais – en principe –  plus transparent. Mais les montants pourront quant à eux rester on ne peut plus conséquents.

Pour autant, salaires fixes, primes variables, bonus exceptionnels, actions gratuites, jetons de présence et avantages en nature devront nécessairement être votés par les actionnaires.

Une situation qui apportera une meilleure gouvernance financière dans les entreprises dans lesquelles l’Etat est actionnaire telles qu’Engie, Alstom ou encore Air France.