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La CGT a lancé une cagnotte pour soutenir les grévistes réclamant l’abandon de la loi El Khomri. 350 000€ ont déjà été récoltés.

L’initiative lancée par la CGT depuis le 24 mai dernier pour apporter un soutien financier aux travailleurs grévistes est entrée dans une nouvelle phase en ce début de semaine. Le syndicat a en effet tout récemment annoncé que la cagnotte s’élevait à présent à quelques 350 000 euros. Un pari que l’organisation syndicale peut d’ores et déjà qualifier de gagné car avec une telle enveloppe, la CGT va ainsi pouvoir dédommager le personnel en grève de chez Air France, Goodyear, des raffineries et d’autres entreprises ou groupes à hauteur de 30€ à 50€ par personne et par jour de grève.

“Solidaires du mouvement”

Ce qui frappe également derrière ce mouvement, c’est la solidarité transgénérationnelle. Le secrétaire général de la fédération Info’com Romain Altmann expliquait à cet égard que “beaucoup de dons viennent de jeunes qui ont entre 20 et 30 ans et de retraités, pourtant pas touchés par le projet de loi, mais solidaires du mouvement”.

Sur les 350 000€ déjà récoltés, un premier versement de près de 160 000€ a été réalisé envers un premier groupe de salariés grévistes précise la CGT suivi d’un deuxième de près de 20 000€ destiné aux grévistes du centre de traitement des déchets d’Ivry-sur-Seine.

Par ailleurs, la CGT a précisé que les fonds récoltés seraient destinés “tous les salariés” grévistes, qu’ils soient syndiqués ou non.

 

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Plusieurs communes de France ont été contraintes de fermer leur service d’urgence pendant l’été faute de médecin pour assurer les permanences. Pour essayer de remédier à cette situation pour le moins critique et très dangereuse, six communes de La Manche avec la CGT ainsi que l’Association citoyenne de défense du centre hospitalier ont décidé de déposer un recours en justice afin de faire annuler la fermeture des urgences de Valognes.

Depuis le début du mois d’août, une manifestation a été organisée devant l’hôpital de Valognes, une ville de 7400 habitants en guise de protestation contre la fermeture des services d’urgence au sein de l’établissement. Une nouvelle manifestation a eu lieu ce samedi. Le maire de la ville s’indigne en rétorquant que les responsables sont en train de jouer avec la vie des habitants. La fermeture du service porte ainsi grandement atteinte à la sécurité des citoyens.

Il faut cependant garder en tête que le cas de Valognes n’est pas un cas isolé. En effet, dans différentes villes à travers la France, les services d’urgence connaissent également des difficultés en cette période estivale. En effet, la pénurie de médecins urgentistes ainsi que les nombreuses manifestations de médecins ces derniers mois ont conduit l’administration des hôpitaux à prendre des décisions assez radicales.

 

Crédit photo: HaguardDuNord

 

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Ça bouge un peu chez Renault Trucks. Le groupe avait annoncé en avril la suppression de 591 postes sur le site de Lyon contre 79 autres créés (perte nette donc de  512 emplois). Le nombre de licenciements secs devrait être revu à la baisse. La CFE-CGC, majoritaire dans l’entreprise, a annoncé lundi la reprise des négociations.

Il y a vingt jours les discussions, avec les syndicats concernant  le plan social envisagé par la direction, prévoyant 512 suppressions de postes avait cessé. La direction française Renault Trucks du groupe AB Volvo est allée négocier un nouveau mandat en Suède et revient donc avec d’autres propositions et peut-être une nouvelle marge de manœuvre. Des départs en pré-retraite et la réduction de 591 à 559 du nombre de postes supprimés permettraient de réduire le nombre de licenciements contraints. On pourrait s’acheminer, suivant la direction à un plan concernant 150 à 200 licenciements secs.

Dans un communiqué, la CGT quant à elle, dit avoir “pris acte de l’annonce de la trentaine de suppressions de postes annulés”, mais elle considère à juste titre que “les mesures apportées sont loin de la demande exprimée par les organisations syndicales et validée par les salariés”. La centrale reste sur un objectif logique de zéro licenciement contraint.

La feuille de route prévoit maintenant une rencontre mercredi, entre l’intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CGT et SUD) et les ministères de l’Économie, des Finances et du Travail. Une nouvelle réunion de négociations est prévue le 26 août. Rappelons qu’il s’agit du second plan social de Renault Trucks en à peine un an.

Photo de : Mulligan2001

Coup de gueulePolitique

Un appel à la grève a été lancé par la CGT dimanche dernier pour la période du lundi au mercredi, plus précisément pour la journée du mardi. Mais le trafic n’a pourtant pas été dérangé pour autant de toute la journée.

La journée du 10 mars a été comme tous les jours sur les lignes du TGV en dépit de l’appel à la grève lancée dimanche dernier. Seule la ligne B du RER devrait être sujette à quelques perturbations selon les prévisions. Mais à première vue selon la SNCF tout est normal sur les lignes TGV ainsi que les intercités.

Une réforme ferroviaire engagée depuis le mois de janvier serait à l’origine de cet appel de la CGT, et de ce fait la journée de mardi a spécialement été choisie puisque le comité central de l’entreprise était sensé recevoir des consultations sur la mise en œuvre des reformes. La grève est cependant considérée comme non reconductible. De plus, la réforme ferroviaire aura pour effet de regrouper les 149 000 employés de la SNCF avec les 1500 autres du RFF, ce qui aura pour effet de rendre le groupe plus efficace toujours selon la SNCF. D’un autre côté, la CGT cheminot accuse la reforme en question de faire payer au prix fort les cheminots ainsi que les usagers puisqu’elle n’a pour but d’autofinancer la réforme elle-même.

 

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Le 1er octobre 2014 est entré en vigueur le nouveau dispositif des droits rechargeables. Les effets ne sont pas uniquement positifs, et pour au moins 30.000 chômeurs, il serait même pénalisant. Le 18 mars prochain, les partenaires syndicaux se retrouvent pour trouver une solution aux problèmes d’indemnisations posés par le nouveau système.

Lorsqu’un salarié perd son emploi, il doit épuiser ses anciens droits à indemnisation, avant d’obtenir les nouveaux. Vous l’avez compris, s’ils sont inférieurs, il est donc temporairement pénalisé. Cela ne contribue pas à accepter des boulots qui ne correspondent pas à sa demande, même temporairement. L’UNEDIC annonce que 30.000 personnes seraient dans ce cas. Le CGT quant à elle, pense que cela concernerait au moins 100.000 personnes.

De toute façon, il faut trouver une solution à affirmer Eric Aubin (secrétaire confédéral de la CGT) qui a dénoncé un chiffrage restrictif de la part de l’UNEDIC. La CGT demande une “réadmission améliorée” pour permettre aux demandeurs d’emploi de toucher leurs droits les plus élevés pendant toute la période d’indemnisation. La CFDT toujours plus frileuse, est partisane du droit d’option pour que les gens puissent choisir d’abandonner ou pas leurs petits droits en toute connaissance de cause. Et que dire du MEDEF qui ne veut quant à lui rien faire de plus.

Il est évident, qu’apporter un droit nouveau signifie aussi apporter des financements nouveaux.

Crédit photo : Unédic

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Ils étaient plus d’une centaine ce mardi 3 mars aux alentours du barrage de la Rance près de Saint-Malo pour dénoncer l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques. Une disposition prévue dans le projet de loi de transition énergétique tout juste adopté au Sénat et qui annone pour la CGT la fin du service public hydroélectrique.

Plusieurs dizaines de salariés des industries Electriques et Gazières se sont rassemblés à l’appel du syndicat CGT Mines Energie de Bretagne afin de sensibiliser le grand public aux menaces que représente le projet de loi de transition énergétique pour l’industrie et le patrimoine hydroélectrique français.

Organisant l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques, ce texte prévoit dans un premier temps la mise sur le marché de 49 installations et de deux nouveaux ouvrages représentant plus de 20% du parc hydroélectrique français. Un grand mouvement de privatisation incompréhensible pour ces salariés qui craignent de voir se répéter un scénario identique à celui des concessions autoroutières, et conduisant à une hausse des prix de l’électricité et à une baisse des investissements.

“L’expérience a montré que lorsque le marché privé prend le contrôle d’un bien amorti seuls les actionnaires sont contentés”, explique un manifestant au journal Pays Malouin. “Sous couvert de révolution écologique, il (le texte de loi) cache la privatisation de la production énergie en France et la territorialisation de la distribution de l’énergie”, ajoute un des représentants CGT, très inquiet de voir brader le patrimoine français pour répondre à des exigences européennes mal adaptées et rembourser la dette de l’Etat.

Rappelons ici qu’en vertu d’une disposition européenne concernant l’ouverture à la concurrence des activités de production électrique, le gouvernement a prévu via le projet de loi de transition énergétique, d’ouvrir le capital des structures d’exploitation des barrages hydrauliques à des entreprises et investisseurs privés. Si la propriété des ouvrages hydrauliques français devrait rester publique, l’exécution des concessions pourra elle se faire par le biais de sociétés d’économie mixte où la part publique pourrait devenir minoritaire.

L’État pourra ainsi se désengager jusqu’à 66 % et ne garder que 34 % des parts, tandis que de nouveaux acteurs du marché financier (Français, Européens, mais aussi extra communautaires) fortement intéressés par des installations hydroélectriques très rentables, pourront faire leur entrer dans la filière.

Crédits photo : Wmeinhart

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Le président du groupe électronucléaire français Jean-Bernard Lévy a détaillé lors de la présentation des résultats d’EDF le jeudi 12 février dernier, les grands projets pour le parc et la filière nucléaire française dans les années à venir. Des propos rassurants pour la CGT et la Fédération Energie de FO qui dénoncent depuis plusieurs mois déjà les effets néfastes de la réduction du nucléaire sur l’économie, l’emploi et l’efficacité de notre système énergétique.

Si le projet de loi de transition énergétique défendu par le gouvernement devrait être promulgué d’ici l’été prochain, certaines dispositions sensibles du texte ne sont pas du goût de tout le monde, et surtout pas du syndicat CGT qui dénonce la “logique de marchandisation” et la privatisation de l’énergie, qui apparaît à travers cette loi.

Dans le domaine nucléaire notamment, la CGT FNME (Fédération nationale des mines et de l’énergie) se mobilise depuis plusieurs mois maintenant pour contester la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans notre mix énergétique national, une mesure qui selon elle, aura des effets catastrophiques pour l’emploi et la qualité du système énergétique français.

“Le nucléaire est une énergie sans carbone, qui permet un faible coût de l’électricité, avec des emplois qualifiés et assure à la France son indépendance énergétique”, souligne le représentant de la CGT au comité central d’entreprise d’EDF Philippe Page, qui estime que les objectifs fixés par le gouvernement conduiront à l’arrêt inéluctable de 15 à 19 réacteurs sur les 58 répartis sur l’ensemble du territoire nationale. Une cataclysme pour l’emploi au sein du groupe EDF bien sûr mais également dans les nombreuses entreprises sous-traitantes et les commerces locaux tous dépendants de l’activité des centres de production nucléaire.

Qualifiant ce projet de loi de “démarche de sobriété imposée et de décroissance”, la FO va même plus loin en considérant la réduction de la part du nucléaire comme une mesure absurde sans lien logique avec les réalités de la conjoncture économique. Le nucléaire “a permis de faire de la France un pays plus vertueux que l’Allemagne” en termes d’émission de gaz à effet de serre, précise FO qui considère ce texte mal adapté aux “besoins des citoyens et des entreprises”.

Cela étant et si le gouvernement a réaffirmé la semaine dernière son objectif de réduction malgré les réserves du Sénat quant au délai imparti, le président du groupe EDF, a quant lui tenu a rappelé l’importance de l’énergie nucléaire pour les décennies à venir et les nombreux investissements qui vont être réalisés. Le nucléaire, en tant que troisième filière industrielle française, présente aujourd’hui des bénéfices écologiques et économiques significatifs et des perspectives de développement prometteuses via le grand carénage destiné à prolonger la durée de vie des centrale et la construction de nouveaux réacteurs.

Le groupe français entend également renforcer sa coopération avec Areva dans une démarche de valorisation de la filière et du savoir-faire nucléaire français. Cette collaboration devrait s’articuler autour trois points essentiels, à savoir, le cycle du combustible amont et aval, la réussite des chantiers en cours, le développement d’un EPR optimisé et d’une nouvelle gamme de réacteurs de 1000 MW.

Crédits photo : Pymouss

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La CGT vient de porter plainte contre X pour espionnage. Des comédiens auraient été employés par un groupe de maisons de retraite pour se rapprocher des salariés et se faire élire au sein des syndicats.

La centrale dénonce “la mise en place d’un système visant à infiltrer le syndicat”. Selon son avocat, Me Sofiane Hakiki, trois comédiens ont été embauchés par la société Orpea-Clinea, n° 2 du secteur des maisons de retraite et des cliniques privées en Europe, afin de mettre en place «un système organisé de surveillance». Ils étaient sous couvert d’un contrat de travail en tant que brancardier ou agent d’entretien à L’Haÿ-les-Roses, Andilly et Lyon en 2010. “Le but était de prendre le pouls social, repérer les hostilités à la direction et ensuite approcher le syndicat qui semblait le plus dangereux” raconte Me Hakiki.

Chaque “implant” a été placé par la société de renseignements privée GSG, spécialisée dans le “conseil en gestion de risque social”, dans le cadre d’un contrat passé avec le gérant des établissements de santé. Facturé 12.500 euros hors taxes par mois au groupe, la prestation comprenait l’envoi de rapports hebdomadaires à l’intention du DRH qui ont été reçus du 22 mars au 4 septembre 2010. Par exemple, dans l’un des rapports, la société apprenait que l’un des observateurs, dans le but de se rapprocher des salariés “les convier à déjeuner chez lui, sorte de pendaison de crémaillère”.

Selon la plainte, ces rapports “caractérisent les délits d’entrave au droit syndical, d’atteinte à la vie privée et de collecte de données à caractère personnel”. Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler de la société GSG, son nom est apparu dans l’enquête sur la surveillance illicite de salariés d’Ikea ouverte à Versailles depuis 2012.

Crédits photo : Archibald Haddock

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La CGT a appelé les employés français d’Amazon à la grève ce lundi 22 décembre, à seulement trois jours de Noël. Le syndicat majoritaire chez le géant du e-commerce revendique des améliorations sur les conditions de travail et une augmentation des salaires.

Le mouvement a été annoncé vendredi 19 décembre ; “nous avons appelé à la grève d’une part sur les salaires et d’autre part sur la durée de la pause”, a déclaré Sébastien Boissonnet, délégué syndical de la CGT à l’AFP. Le syndicat espère mobiliser la majeure partie des employés, sachant que la CGT a obtenu 40% des votes aux élections professionnelles, cette part reste néanmoins plus faible dans le département du Nord. Quatre plateformes sont concernées par cette grève, celles de Lauwin-Planque, dans le Nord, de Saran dans le Loiret, de Sevrey en Saône-et-Loire et de Montélimar dans la Drôme.

Il ne devrait pas y avoir de conséquences pour les livraisons. C’est ce qu’a affirmé Amazon à l’AFP, et ce que confirme Sébastien Boissonnet qui indique qu’il suffit à son employeur d’appuyer “sur un clic pour que les colis partent ailleurs”. Il a d’ailleurs expliqué que la France avait fait face à une augmentation de son activité durant les grèves en Allemagne. Le syndicaliste rajoute d’ailleurs que la mobilisation n’a pas pour but “d’embêter le client” et “bloquer les camions”, mais “faire entendre les revendications des salariés”.

Des négociations sont donc attendues par les grévistes sur une augmentation des salaires, la mise en place d’une prime d’équipe de 100 euros par mois, et une augmentation du temps de pause.

Crédits photo : Álvaro Ibáñez

Coup de gueuleEconomiePolitique

Votée le 14 octobre dernier par l’Assemblée nationale dans le cadre de la nouvelle loi de transition énergétique, l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des concessions hydrauliques aurait pu passer comme une lettre à la poste. C’était sans compter sur la détermination et la mobilisation de nombreux syndicats inquiets pour l’avenir du réseau hydraulique français et de son personnel. Des mouvements de contestation se sont ainsi multipliés durant tous le mois de novembre un peu partout sur le territoire. Le dernier en date, organisé cette semaine près de Toulouse à l’appel de la CGT, aura regroupé plusieurs dizaines d’agents EDF souhaitant informer les usagers sur les dangers d’une privatisation des barrages hydroélectriques.

Selon ces nouvelles dispositions législatives, la propriété des ouvrages hydrauliques français devrait rester publique, mais l’exécution des concessions pourra se faire désormais par le biais de sociétés d’économie mixte où la part publique pourrait devenir minoritaire. L’État pourrait en effet se désengager jusqu’à 66 % et ne garder plus que 34 % des parts. Une mise à mort programmée du service publique hydraulique pour le syndicat CGT EDF, qui suite à la journée de mobilisation nationale du 4 novembre dernier, encourage les personnels des industries électriques à rester mobiliser.

“Notre inquiétude c’est que tout l’argent que l’on met aujourd’hui pour la sécurité, la sûreté des ouvrages ou la maintenance de nos installations ne serve plus qu’à rétribuer des actionnaires privés ou des fonds de pension. Ici en Ariège on est très inquiet pour l’avenir”, souligne Laurent Farenc, secrétaire CGT des agents de production en Ariège.

Particulièrement mobilisée, l’unité de production hydraulique Sud-Ouest d’EDF organise dans ce cadre des manifestations d’information sur l’ensemble des communes de la région depuis maintenant plusieurs semaines. “La gestion de l’eau doit rester publique” et le projet présenté apparaît comme “idéologique” et “dangereux pour les usagers”, ajoute le délégué syndical CGT de Toulouse, Jean-Daniel Navarro pour qui les conditions d’emploi du personnel évolueront forcement dans le mauvais sens.

Mais les enjeux de la privatisation hydraulique ne se limitent pas aux aspects financiers et humains. La CGT est également fortement préoccupée par les risques pouvant découler d’un éclatement des concessions. La production hydraulique et la gestion des rivières font parti d’un ensemble cohérent, permettant à la fois de réguler le réseau électrique et de garantir un étiage suffisant des cours d’eau pour le refroidissement des centrales nucléaires. Une cohésion du réseau qu’il paraît bien difficile de garantir une fois les mouvements de privatisation enclenchés.

D’autre part, l’émiettement de la production hydroélectrique entre plusieurs entités entraînera de manière inéluctable, selon le syndicat, un éclatement de l’activité de recherche, actuellement concentrée au sein du groupe EDF.

Crédits photo : Ludovic Péron