SNCF, grève, Edouard Philippe, cheminots
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Suite à la réunion entre les représentants syndicaux des cheminots et le premier ministre, Roger Dillenseger, le secrétaire général de l’UNSA ferroviaire indique que « le compte n’y est pas  » et que le Premier ministre « joue la montre ».

En préambule de la réunion entre les syndicats des cheminots et le Premier ministre, ce dernier avait prévenu que le sujet principal serait celui de la dette de la SNCF. Mais au sortir de la réunion, Roger Dillenseger, secrétaire général de l’UNSA ferroviaire estime que rien de concret n’est sorti de l’entrevue et que le Premier ministre a plutôt tapé en touche et temporisé : « Les organisations syndicales ont eu la capacité d’apprécier le pouvoir du Premier ministre à jouer de la montre, à gagner du temps. On nous informe aujourd’hui d’un engagement de poursuite des négociations, ces négociations que l’on mène depuis six semaines, et on voit à quelle vitesse et avec quel contenu. Sur les questions du financement de la dette et plus largement du système ferroviaire, aucun engagement factuel n’a été pris par le Premier ministre sauf à dire qu’on se revoit dans 15 jours. »

Un report de 15 jours qui ne sera pas sans conséquence sur la grève qui a ainsi toutes les probabilité de se poursuivre en juin voire en juillet et août, sur le même rythme. Le représentant syndical poursuit en expliquant que le gouvernement les a mis de côté dans le processus de la réforme puisque  » depuis le 20 avril, date de notre demande d’être reçus par le premier ministre, des choses auraient pu être actées ».

Reste qu’en dernier recours, les syndicats vont continuer de proposer des amendements au projet de loi qui devrait passer devant le Sénat à la fin du mois de mai. Une divergence de point de vue de taille est par ailleurs ressortie de cette réunion : lorsque le gouvernement souhaite uniquement débattre de la reprise de la dette, les cheminots entendent quant à eux discuter de la « question des transferts des personnels, des garanties de la rémunération, des facilités de circulation.. »

Grève, SNCF, Cheminots
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Les cheminots de la SNCF viennent de se lancer dans un mouvement de grève qu’ils veulent dur et long. Qu’elles en sont les raisons ?

La grève vient à peine de débuter que le mouvement de blocage s’annonce long et dur. Avec en moyenne 1 TGV sur 8 et 1 RER sur 5, les grévistes n’y vont pas avec le dos de la cuillère. En cause : la réforme de la SNCF. Privatisation, ouverture à la concurrence et modification du statut des cheminots crispent les syndicats.

La modification du statut des cheminots doit en réalité plutôt s’entendre comme la suppression du statut. Le gouvernement l’annonce : toutes les nouvelles recrues de la SNCF n’en bénéficieront plus. Il s’agit là du principal point de discorde entre les organisations syndicales et l’exécutif qui pour l’instant n’entend pas reculer d’un centimètre sur ce point de réforme.

Aussi, la privatisation à peine cachée de la SNCF mobilise les troupes. La réforme prévoit une modification de la forme juridique du groupe pour devenir une Société Anonyme. Une privatisation qui pour les syndicats signerait la fin du service public ferroviaire en inscrivant la SNCF dans une pure logique de rentabilité commerciale.

Enfin, l’ouverture à la concurrence compte également parmi les causes de la grève. TransDev, TrenItalia, Deutsche Bahn et huit autres compagnies de transport ferroviaire européennes devraient faire circuler leurs trains sur le rail français à partir de la fin 2019. TransDev, filiale de Vinci, a déjà reçu l’accréditation de sécurité. L’ouverture à la concurrence, votée à Bruxelles dans le cadre du 4ième paquet ferroviaire, fait craindre aux cheminots une remise en cause de leurs conditions de travail.

SNCF, cheminots, grève
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Prévue pour la fin de l’année 2019, l’ouverture à la concurrence du rail fait craindre le pire aux cheminots. Ils redoutent une refonte de leur statut et alertent sur la baisse de la qualité du service public. 

La grève des cheminots du rail s’annonce dure et longue. A en croire les premiers mouvements des syndicats en mars, les mois d’avril et mai pourraient être tout aussi compliqués pour les voyageurs des TGV, TER et trains de banlieue. En cause : la réforme du rail. Car la France doit ouvrir son marché à la concurrence européenne dès la fin de l’année 2019. TransDev, Deutsche Bahn ou encore TrenItalia sont sur les starting blocs pour s’accaparer une partie du marché.

L’une des conditions d’accès au marché français est d’employer les cheminots français. Et c’est sur ce point que les syndicats de cheminots s’inquiètent. Ils craignent une remise en cause de leur statut, de leur temps de travail, de leur mode de rémunération. Les premières déclarations de TransDev ne sont d’ailleurs pas de nature à les rassurer puisque la compagnie demanderait de la polyvalence au personnel. Un conducteur de train pourrait alors se retrouver à effectuer des tâches variées comme effectuer des réparations, assurer l’accueil des voyageurs, nettoyer les rames.

Parallèlement, les syndicats alertent l’opinion publique sur le fait que la réforme en cours engendrera une nette baisse de la qualité du service public. De nombreuses lignes régionales seraient délaissées au profit d’autres bien plus rentables économiquement.

Pour tenter de calmer un peu le jeu, le gouvernement a récemment fait savoir que l’ouverture à la concurrence du rail en région parisienne serait repoussé à 2039. Reste à savoir à présent quelle suite sera donnée à la grève.

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Les cheminots de la SNCF sont en grève depuis quelques jours à présent. Et pour cause, car leur statut risque fort d’être réformé et leurs avantages rognés.

Voilà un effet de plus de la réglementation européenne : ouvrir les marchés nationaux à la concurrence. Briser les monopoles d’états. Et la SNCF bénéficie jusqu’à présent du monopole du transport de personnes sur le réseau ferré de France. Une situation qui s’apprête à changer avec l’arrivée annoncée de nouvelles compagnies privées sur le territoire : l’Allemand Deutsche Bahn ou encore l’Italien Trenitalia compteront ainsi parmi les nouveaux entrants. A partir de 2020 les lignes TGV seront ouvertes à cette concurrence et à partir de 2023 ce sera le tour des lignes régionales. Ouverture à la concurrence, ok mais les nouveaux acteurs estiment que les conditions de travail des employés de la SNCF sont bien trop généreuses. Cette convention collective ne leur convient pas, et des négociations sont ainsi en cours pour en définir une nouvelle. Et c’est bien là que ça coince.

Les cheminots redoutent de devoir se plier à bien de nouvelles contraintes, de devoir travailler dans des conditions de travail plus complexes. A cette définition d’une nouvelle convention collective vient s’ajouter les discussions sur l’organisation du travail. Deux champs de bataille qui mobilisent les troupes de cheminots. Temps de travail, temps de pause, rémunération, primes, retraite, jours de compensations, RTT…absolument tout est en train d’être abordé.

Reste à savoir si les cheminots réussiront bel et bien à conserver leurs avantages longuement et durement acquis ou s’ils seront balayés d’un revers de main suite à une génuflexion supplémentaire face aux grandes compagnies privées. Des compagnies qui brandiront à coup sûr la menace de perte d’emplois si elle n’obtiennent pas gain de cause.

Coup de gueulePolitique

Alors que le nouveau projet de réforme ferroviaire devrait être débattu à l’Assemblée nationale à partir du 17 juin prochain, deux syndicats de cheminots ont lancé depuis le mardi 3 juin dernier un appel à la grève reconductible à partir du 10 juin à 19h. La direction de la SNCF a confirmé le préavis de grève.

Ainsi, la CGT-Cheminots et SUD-Rail, respectivement première et troisième organisation syndicale de la SNCF, contestent la réforme prévue qui vise plus particulièrement la réorganisation des forces de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF)  en vu d’améliorer leur rentabilité et de préparer l’ouverture à la concurrence. Mais si ce projet va dans le bon sens, selon ces syndicats, il n’apporte aucun solution au problème d’endettement de la compagnie et ne va pas assez loin dans la réunification des deux entreprises, séparées depuis 1997.

Si ces organisations syndicales ont réclamé l’attention du gouvernement et devraient être reçues le 12 juin prochain par le secrétaire d’Etat aux Transports Frédéric Cuvillier, la SNCF et notamment  François Nogué, DRH du groupe s’interroge aujourd’hui sur les vraies motivations qui poussent des syndicats à lancé un appel « à la grève avant même d’avoir rencontré le ministre ».  Un mouvement que la compagnie juge donc largement précipité.

Le 22 mai dernier, les trois syndicats avaient déjà réuni des milliers de cheminots à Paris (10.000 selon la police, 22.000 selon les organisateurs) pour réclamer une «autre réforme ferroviaire».

 

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Le projet de réforme ferroviaire n’intéresse pas les cheminots selon ces quatre syndicats. Gilbert Garrel de la CGT considère que l’initiative des présidents de la SNCF et de RFF est insupportable. Ces derniers ont tenté de mettre en œuvre la réforme avant le débat au Parlement qui devrait avoir lieu au premier semestre 2014.

Les syndicats ne sont pas optimistes sur la nouvelle organisation au sein de la SNCF et du gestionnaire d’infrastructure Réseau Ferré de France prévue le 1er janvier 2015. Selon eux, ce changement risquerait de dégrader le travail des cheminots voire le transport ferroviaire en France. Leur critique se base également sur la question de financement.

Le maintien du statut des cheminots et l’ouverture de négociations salariales en 2014 font aussi parties des exigences de ces syndicats. Ces derniers espèrent avoir une suite favorable sur l’augmentation générale du salaire, la sureté et la sécurité des agents dans leur travail. Les plans « Excellence 2020 » et « Réseau 2020 » semblent résoudre l’affaire pour les chefs de fils de ces deux entreprises publiques, mais constituent un mauvais choc pour les cheminots.