chômeurs, sanctions, Pôle emploi
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Le gouvernement vient de faire publier au Journal Officiel le décret instaurant de nouvelles sanctions pour les chômeurs. La note va être salée.

Tandis que le patronat et les syndicats sont en pleine négociation au sujet de la nouvelle version du régime d’assurance-chômage, le décret instaurant des sanctions plus lourdes à l’égard des demandeurs d’emploi vient d’être publié au Journal Officiel. Une publication qui officialise de fait ces nouvelles dispositions. Le gouvernement justifie l’instauration de ces nouvelles sanctions par la mise en application du programme présidentiel.

Dorénavant, l’incapacité à justifier une recherche d’emploi entraîne la suppression totale – et non partielle voire progressive comme auparavant –  des allocations pour une duré d’un mois. Une durée portée à deux mois au deuxième manquement et à quatre mois au troisième manquement. Ces nouvelles règles sont en réalité plus dures que celles initialement présentées par le ministère du Travail en mars 2018.

Cette réforme pousse le curseur même un peu plus loin puisque les équipes dédiées au contrôle des demandeurs d’emploi seront considérablement étoffées passant de 200 à 600 personnes à la mi-2019 puis à 1 000 en 2020.

Une étude menée par Pôle Emploi tend à démontrer que ces nouvelles sanctions pourraient concerner près de 15% des chômeurs.

Pour Aurore Bergé, porte-parole des député LREM : «C’est fait tout simplement dans une logique qui est une logique de justice». La député met en avant un «équilibre entre des droits supplémentaires par exemple en matière de formation, et des devoirs supplémentaires, recherche d’emploi notamment. A partir du moment où vous ne venez pas à votre rendez-vous avec Pôle emploi et donc que vous n’êtes pas dans une recherche active d’emploi et que vous ne respectez pas quelque part le contrat que vous passez avec la société, avec les Français, c’est logique qu’il puisse y avoir des sanctions»

chômeurs, France
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D’après un récent sondage, plus de 60% des Français jugent que les chômeurs ne font pas assez d’efforts pour retrouver un emploi. Un point de vue que ne partagent pas les sympathisants de gauche dans les mêmes proportions.

Voilà un sondage qui illustre bien comment les Français peuvent se montés les uns contre les autres. 64% des Gaulois pensent que les chômeurs ne font pas assez d’efforts pour retrouver un emploi et qu’ils se montrent même trop difficiles avec les postes qu’on leur propose. De là à les traiter de faignants, il n’y a qu’un pas.

Les sympathisants de gauche ne sont pas autant du même avis, même si 44% d’entre eux le pensent quand même.

Ce baromètre Odoxa commandé par BFM Business, qui n’est pas vraiment la chaîne des travailleurs, fait écho à la volonté d’Emmanuel Macron d’exercer un plus grand contrôle sur les chômeurs. 66% des sondés estiment que la mesure est nécessaire, 67% pensent que Pôle Emploi ne s’en porterait que mieux.

Des mesures plus strictes

Le même sondage met également en lumière le fait que les Français aimeraient bien botter les fesses de ces vilains chômeurs en leur coupant les vivres. 69% se déclarent en effet favorables à la suppression des allocations lorsque « les recherches du demandeur d’emploi sont jugées insuffisantes ». Une notion vraiment vague. Enfin, 61% des personnes interrogées sont pour la suspension des droits chômage « lorsque le demandeur d’emploi refuse deux offres considérées comme décentes ».

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Le 1er octobre 2014 est entré en vigueur le nouveau dispositif des droits rechargeables. Les effets ne sont pas uniquement positifs, et pour au moins 30.000 chômeurs, il serait même pénalisant. Le 18 mars prochain, les partenaires syndicaux se retrouvent pour trouver une solution aux problèmes d’indemnisations posés par le nouveau système.

Lorsqu’un salarié perd son emploi, il doit épuiser ses anciens droits à indemnisation, avant d’obtenir les nouveaux. Vous l’avez compris, s’ils sont inférieurs, il est donc temporairement pénalisé. Cela ne contribue pas à accepter des boulots qui ne correspondent pas à sa demande, même temporairement. L’UNEDIC annonce que 30.000 personnes seraient dans ce cas. Le CGT quant à elle, pense que cela concernerait au moins 100.000 personnes.

De toute façon, il faut trouver une solution à affirmer Eric Aubin (secrétaire confédéral de la CGT) qui a dénoncé un chiffrage restrictif de la part de l’UNEDIC. La CGT demande une « réadmission améliorée » pour permettre aux demandeurs d’emploi de toucher leurs droits les plus élevés pendant toute la période d’indemnisation. La CFDT toujours plus frileuse, est partisane du droit d’option pour que les gens puissent choisir d’abandonner ou pas leurs petits droits en toute connaissance de cause. Et que dire du MEDEF qui ne veut quant à lui rien faire de plus.

Il est évident, qu’apporter un droit nouveau signifie aussi apporter des financements nouveaux.

Crédit photo : Unédic

Politique

La Thaïlande affiche un chiffre étonnant de 0,56 % pour le taux de chômage. Ne cherchez pas, c’est le  plus bas du monde ! Mais en fait qu’y a-t-il derrière ce chiffre particulièrement positif ?

Plusieurs phénomènes expliquent cette baisse continue : la croissance démographique, car le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans a doublé en 10 ans. De plus en plus de Thaïlandais partent à la retraite, laissant plus d’emplois vacants pour les jeunes. La Thaïlande connaît même une pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs.

Mais surtout comme toute bonne statistique, c’est sur la notion de chômeurs que se posent les interrogations. En Thaïlande, une personne qui retourne chez ses parents pour y travailler quelques heures est considérée comme employée. Beaucoup travaillent moins de 20 heures, un temps partiel qui n’assure pas toujours un revenu décent.

Le chômage en Thaïlande est mal accepté, et les indemnités réduites. Les Thaïs sont donc obligés d’accepter les premières offres disponibles. Enfin détail important, beaucoup d’emplois sont dans le secteur agricole, hors celui-ci est contraint à des périodes de pause (saisons). Les employés ne travaillent pas à ce moment-là, ne gagnent pas d’argent, mais ils ne sont pas considérés comme chômeurs.

Les statistiques sont une chose, les réalités en sont une autre.

Crédit photo : Araleya

Politique

Le ministre du Travail, François Rebsamen, s’est exprimé ce mardi 2 septembre 2014 en faveur d’un renforcement des contrôles sur la recherche d’emplois effective de chômeurs. Des propos que la gauche tout entière critiquait fermement lorsqu’elle était encore dans l’opposition.

Ainsi, le ministre du Travail, lors d’une interview sur le chaîne d’information i-TELE, a demandé à Pôle Emploi de «renforcer les contrôles» pour vérifier que les chômeurs «cherchent bien un emploi», estimant qu’une «sanction» est nécessaire dans le cas contraire. Une déclaration qui fait écho aux plusieurs centaines de milliers de postes qui ne sont pas pourvus mais qui a déclenché de nombreuses réactions autant chez les socialistes que chez les syndicats et les différents partis de l’opposition.

Gérard Filoche par exemple, cofondateur de la LCR et membre du PS, a répondu au ministre en évoquant la caractère «scandaleux» de l’annonce. François Rebsamen «ne peut pas faire reculer le chômage, alors il s’attaque aux chômeurs», a déclaré l’ancien inspecteur du travail et syndicaliste CGT sur Les Echos TV.

Le socialiste a ensuite mis en balance les « 28 millions d’euros de fraude sociale à Pôle emploi» avec les « 80 milliards d’euros de fraude fiscale ». «Tout doit être sanctionné, les petites fraudes, les moyennes fraudes, les grandes fraudes, mais après quand on a des moyens on fait des priorités. Je trouve qu’il y a une certaine honte, quand on a 5 900 000 chômeurs tout confondu à s’attaquer à eux alors qu’on n’est pas capable de leur donner du travail »

Laurent Berger, leader de la CFDT s’est quant à lui dit atterré par de telles déclarations. « Ma pensée va aux gens que je connais, jeunes et moins jeunes, qui cherchent du boulot désespérément et attendent des responsables politiques et du patronat des solutions en termes d’emploi et se voient stigmatisés » a-t-il ajouté.

Face à l’indignation générale, le ministre François Rebsamen a fait savoir en fin de journée qu’il ne voulait pas «stigmatiser les chômeurs», mais seulement «rappeler la loi». «Aucun nouveau dispositif n’est prévu», indique Bercy.

Crédits photo : Ministère du travail

Coup de gueulePolitique

D’après une enquête de l’Insee sur les revenus et le patrimoine des ménages, les inégalités sociales continueraient à se creuser en France. Les pauvres sont toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches… une tendance qui se confirme.

Ainsi, la pauvreté en France aurait continuer d’augmenter avec la crise et touche désormais non plus seulement les chômeurs mais également des salariés. Si l’étude de l’Insee publiée ce mercredi ne concerne que l’année 2011 (dernières statistiques disponibles), elle montre clairement que les inégalités sociales persistent.

Alors que les 40% des personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie diminuer entre -0,2% et -0,8%, les 40% des plus riches ont vu le leur augmenter entre +0,1% et +0,8%. En parallèle, la proportion des personnes pauvres a elle aussi « continué de s’accroître », avec un taux de pauvreté s’établissant pour cette année à 14,3% (+0,3 point en un an) de la population totale.

Parmi les personnes classées pauvres, on retrouve donc logiquement pour une large part les chômeurs, mais également certains salariés, dont le taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point, passant de 6,3% à 6,9%. Comme le souligne Jérôme Accardo, chef du département des prix à la consommation de l’Insee à ce sujet, « une telle hausse du taux de personnes pauvres parmi les salariés n’avait pas été enregistrée depuis 2007 », souligne l’Insee, qui l’explique par « une quasi-stabilité des bas salaires en euros constants et même une baisse de 0,3% du Smic horaire brut en moyenne annuelle ».

Crédits photo : Eric Pouhier

Politique

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Selon une enquête de l’Insee s’intéressant aux niveaux de vie des français, le taux de pauvreté monétaire en 2011 s’élevait à 14,3% de la population. Un chiffre qui s’élevait à 14% en 2010 et qui signe ainsi une troisième augmentation consécutive.

Selon l’Insee, 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977€ par mois au cours de l’année 2011. La pauvreté augmente donc pour la troisième année consécutive dans l’Hexagone.

Les auteurs indiquent toutefois que la tendance de cette hausse ralentit : si ce taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point en 2010, il n’a augmenté que de 0,3 point en 2011. L’écart entre le seuil de pauvreté (977€) et le niveau de vie médian (780€) reste stable (19%).

Grâce à la revalorisation des retraites d’avril 2011, la part des retraités diminue. A contrario, la part des chômeurs et des actifs ayant basculés dans la pauvreté augmente.

L’étude montre également que le fossé se creuse entre les personnes les plus aisées et les personnes les plus pauvres : 10% des ménages les plus riches (plus de 37.450€ par an) gagnent 3,6 fois plus d’argent que les 10% des ménages les plus modestes (moins de 10.530€ annuel). Un ratio qui était de 3,5 en 2010 et de 3,4 en 2009.