Coup de coeur

Jean-Baptiste Clément, un fort opposant du Second Empire s’est réfugié en Belgique. C’est là qu’il a écrit le temps des cerises, une chanson nostalgique que beaucoup attribue à la Semaine sanglante et le massacre des Communards.

Les paroles du Temps des cerises ont été écrites en 1866 par Jean Baptiste Clément. Deux ans plus tard, Antoine Renard en a composé la musique. Cette chanson est fortement reliée à la Commune de Paris de 1871, parce que son auteur a participé au combat de la Semaine sanglante. Cependant, cette chanson a été à l’origine un gage d’amour de Jean Baptiste Clément à l’infirmière morte durant cet affrontement. Les paroles imprécises et le style adopté par le poète expliquent cette assimilation. En effet, quand il parle de « plaie ouverte », de « souvenir que je garde au cœur » et des « cerises d’amour tombant en gouttes de sang », cela peut évoquer des images de batailles, que l’auteur par pudeur a voulu atténuer l’horreur.

Coup de coeur

En 1871, Eugène Pottier écrit un poème suite à la répression de la Commune de Paris. Il est alors loin de se douter que son œuvre deviendra par la suite l’une des chansons révolutionnaires les plus populaires.

L’internationale est une œuvre d’Eugène Pottier. Sans doute inspiré par les paroles,  Pierre Degeyter, un musicien d’origine belge lui a composé une musique en 1888. C’est ainsi qu’est née une chanson révolutionnaire, qui sera la plus traduite dans le monde. Entre 1890 et 1900, ce chant a été entonné durant tous les congrès du parti socialiste français. La renommée de cette œuvre dépasse les frontières de la France, puisque jusqu’en 1944, l’internationale était l’hymne national de l’URSS. En 1910, lors du congrès international de Copenhague, 500 musiciens et choristes ont entonné l’œuvre de Pottier et Degeyter. Ce fut la consécration, car ce chant deviendra l’hymne du mouvement ouvrier international.