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En attendant le projet de loi sur la transition énergétique, les experts s’interrogent toujours sur le vrai impact de la filière nucléaire. Ségolène Royal, nouvelle ministre de l’énergie, a concédé que le choix de l’atome fait par les pouvoir publics il y a plusieurs dizaines d’années empêchait aujourd’hui d’envisager une sortie du nucléaire. Ainsi, d’importants travaux sont en cours dans le cadre du programme du grand carénage ; c’est dans ce contexte que les députés de la commission d’enquête tentent d’obtenir plus d’informations sur l’évolution de l’économie des centrales, notamment en interrogeant Henri Proglio…

Le prix du kilowattheure augmente mais reste compétitif

Il y a quelques jours la Cour des comptes rappelait qu’il n’était pas possible d’évaluer précisément le prix du kilowattheure produit par les 58 centrales du pays. Cette information, Henri Proglio l’avait déjà expliquée aux représentants politiques lors de son audition au Parlement, début mai. C’est pour cette raison que les membres de la commission d’enquête sur le nucléaire préfèreraient « une “voie intermédiaire” avec “des durées de vie différenciées en fonction des réacteurs”, prenant en compte “l’absence de connaissance précise des contraintes de sûreté” liée à une prolongation ». Cependant, la juridiction financière considère qu’en moyenne, le prix a augmenté de 20% entre 2010 et 2013, passant ainsi de 49,6 à 59,8 euros.

Réduire le parc nucléaire : une opération coûteuse

Après avoir interrogé le PDG d’EDF, le groupe de travail présidé par François Brottes a également présenté ses conclusions sur la compétitivité énergétique de notre pays. A ce titre les recherches montrent que l’atome reste un facteur de performance pour l’ensemble de l’économie française. Après plusieurs mois de consultations, et plus de 70 auditions, les parlementaires savent que  « toute fermeture entraînera un coût pour l’Etat ». Alors que la filière française cherche encore de nouveaux débouchés, les énergéticiens plaident pour une relance du programme nucléaire, à l’instar de nos voisins britanniques. La question de l’avenir ne relève pourtant pas uniquement du gouvernement. En effet, comme le souligne Arnaud Gossement « la procédure de fermeture de la centrale devra être validée par de nombreuses instances, notamment l’ASN, et pourrait même faire l’objet d’un recours constitutionnel ».

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La lourdeur de sa bureaucratie et le poids de sa fiscalité sont des stéréotypes administratifs qui ont la vie plus que dure pour la France. Malgré tout, une étude du cabinet de conseil et d’audit Ernst & Young, parue mercredi 28 août, indique qu’il serait “beaucoup plus simple de créer une entreprise en France qu’ailleurs, en termes de coût, de délais et de démarches administratives“.

Les résultats de cette enquête ont été obtenus selon un baromètre comparatif des pays du G20, reposant sur une enquête auprès de 1.500 entrepreneurs ainsi que divers indicateurs économiques, administratifs et législatifs. Ernst & Young est donc affirmatif : “il suffit de 5 procédures administratives et 7 jours en France pour créer une entreprise, contre 7,6 procédures et 22 jours en moyenne dans les pays du G20. Le coût pour créer une entreprise en France est de 0,9 % du revenu moyen par habitant, contre 9 % en moyenne dans les pays du G20“.

En plus de se classer en tête du G20 dans les domaines de la formation et de l’éducation, la France se distinguerait également par l’amélioration du jugement des entrepreneurs sur la “culture entrepreneuriale française“. Et si la France traîne la patte au niveau des brevets, les parts du PIB consacrées à l’éducation et à la “recherche et développement” sont largement supérieures à la moyenne des pays du G20.

La France pêche cependant au regard du poids que pèsent fiscalité et réglementation sur les épaules des entreprises. Les auteurs de l’étude soulignent qu’il s’agit du seul pays de l’Union européenne où la fiscalité ne s’est pas allégée entre 2005 et 2012… entravant malheureusement l’amélioration de sa compétitivité.