Coup de gueulePolitique

C’est l’été et soleil rime avec vacances. Nombreux sont les familles ou les groupes d’amis à prendre l’avion pour se rendre à leur destination et passer quelques jours de repos bien mérité. Mais voilà, pour ce jeudi des perturbations importantes sont à envisager, car les agents de sûreté de la compagnie Securitas Aviation qui couvrent les aéroports de Paris et d’Orly seront en grève.

La revendication des agents de sûreté est assez simple en principe. Ils souhaitent une amélioration des conditions de travail qui se sont beaucoup dégradées ces derniers temps. Baisse des salaires, licenciement abusif ou encore le nombre insuffisant d’agents qui rend le travail pénible pour ceux qui restent, et beaucoup d’autres encore. La liste est assez longue selon eux d’où l’appel à la grève des syndicats.

Cette grève vient également en réponse aux échecs des négociations déjà menées la seule réplique des responsables étant une impossibilité financière à donner suite à toutes les demandes des syndicats sachant que le chiffre d’affaires de 2013 était de 83 millions. Une somme qui donne quand même à réfléchir.

Néanmoins selon les dire de la direction de la compagnie via un communiqué, il ne devrait y avoir aucun impact sur les contrôles et que s’il y avait des soucis, les mesures nécessaires seraient prises.

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Si vous voulez commencer à faire un peu d’exercice et utiliser plutôt l’escalier que l’ascenseur, ça va être le moment car, l’ensemble des syndicats d’Otis, qui gère 160.000 ascenseurs en France, appellent à une grève illimitée à partir de lundi pour réclamer une hausse des salaires et de meilleures conditions de travail.

C’est l’ensemble des organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC)  qui appellent à débrayer pour une durée illimitée,« on s’attend à ce que le mouvement soit suivi par 80 à 90 % des personnels sur l’ensemble de la France », a déclaré à l’AFP Franck Pfister (CFDT). Il faut dire que le ras-le-bol est omniprésent et qu’il dure depuis bien trop longtemps chez l’ensemble des salariés du groupe qui font face à des charges de travail en progression, d’incessants changements d’organisation, des évolutions de carrière insignifiantes et bien sûr un avenir très incertain avec pour point d’orgue, l’absence d’augmentation collective des salaires pour 2015 et la suppression de 170 postes.

La grève pourrait s’éterniser , «il faudra que la direction lâche quelque chose», prévient le délégué, «la porte est ouverte de notre côté à des discussions». Du coté de la direction, on soutient que le projet de plan social portant sur 170 suppressions de postes, annoncées en novembre, «est toujours en discussion», on évoque  par ailleurs que des «augmentations individuelles, en fonction des managers» seront possibles en 2015.

Il en faudra plus pour convaincre tout le monde et freiner la détermination de l’ensemble des grévistes.

Crédit photo : Safia Otokoré