congés payés
Politique

Les congés payés sont clairement définis par la loi, ils sont acquis pendant une période qui court du 1er juin au 31 mai. Mais que se passe-t-il si le salarié ne l’est a pas pris ? 

Selon la loi, tout salarié doit prendre les congés payés acquis tout au long de l’année durant la période de référence. La période de référence est celle qui va du 1er juin au 30 avril ou au 31 mai de l’année suivante selon les entreprises. Sauf que si ne le salarié ne les a pas pris durant ce laps de temps, les congés payés non pris sont considérés comme perdus. En principe seulement car il existe des exceptions.

Report et paiement des congés payés non pris

Dans la pratique, la plupart des employeurs acceptent que le salarié puissent les reporter. Surtout si la situation est causée une surcharge de travail.

Une autre possibilité existe : le paiement des jours de congés non pris. Là encore, beaucoup d’employeurs acceptent de transformer x jours de congés non pris en monnaie sonnante et trébuchante.

Ces deux pratiques se basent sur un commun accord avec l’entreprise. La plupart du temps donc, les congés payés non pris ne sont pas définitivement perdus. Attention toutefois, car si l’employeur veut suivre scrupuleusement la loi, il n’est pas obligé de les reporter ni de les convertir en argent.

Reste que si l’entreprise a mis en place un Compte Epargne Temps, il est également possible de capitaliser vos jours de congés.

Politique

Au Japon, le gouvernement envisage une loi pour imposer 5 jours de congés obligatoire mais pas aux employeurs…plutôt aux employés. Certains travailleurs n’utilisent aucun jour de congés payés auxquels ils ont droit.

Les salariés nippons ont droit à 20 jours de congés payés par an, mais beaucoup n’en prennent aucun. Le gouvernement veut donc légiférer pour obliger les travailleurs compulsifs à prendre au moins un quart de leurs vacances. Le législateur craint le surmenage qui peut à l’extrême aboutir à des décès. Ce phénomène porte d’ailleurs un nom précis au Japon : “Karoshi”.

C’est un sentiment de culpabilité et la crainte d’être perçu comme celui qui se repose sur les autres qui amènent cette attitude chez les Japonais. Cela donne une image de travailleur infatigable et omniprésent, mais leur productivité est souvent qualifiée de faible et explique en partie les lacunes de compétitivité ressentie par les observateurs extérieurs. Cette nouvelle disposition ne concerne que les employés qui ont au moins 10 jours de congés payés annuels.

Les syndicats nippons pour leur part, réclamaient un minimum de 8 jours, cela a été jugé trop lourd pour les entreprises. Le patronat de son côté voulait limiter l’obligation à 3 jours. En tant qu’arbitre, le gouvernement a opté pour 5 jours.

Crédit photo : Wilfried Maisy