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__D’après un sondage réalisé par l’Ifop pour le compte de Coca-Cola, les français seraient plutôt optimistes et s’estiment même heureux de vivre à notre époque. __ Malgré la crise économique et le taux de chômage, les français sont 71% à estimer qu’ils ont de la chance de vivre à notre époque. Un optimisme qui serait même partagé par 66% des jeunes de moins de 30 ans, population frappée de plein fouet par les difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi.

“Les gens s’aperçoivent qu’on vit bien mieux que nos grands-parents, on vit plus longtemps, on vit en meilleure santé, on a un système de santé qui marche bien”, analyse le sociologue Bernard Cathela.

“Même si l’économie n’est pas terrible en ce moment, on est un pays qui fait partie des pays très riches. On atteint des bons niveaux de vie, on a un système de consommation, on est dans un pays extrêmement protégé. Dès qu’on regarde à l’extérieur ou dans le passé, on s’aperçoit que ce n’est pas si mal chez nous”, a déclaré le sociologue Bernard Cathela aux journalistes de RTL.

Ce n’est cependant plus dans les aventures collectives que les français s’épanouissent. Selon l’Ifop, le repli sur soi-même et son entourage apporterait beaucoup à nos concitoyens. Les français poursuive maintenant un mode de vie “cocooning” ou ils veulent “profiter de tous les petits bonheurs de la vie que l’on peut partager avec les siens, avec ses amis, au jour le jour”.

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La crise qui vient : la nouvelle fracture territoire – Laurent Davezies

Les mots de l’éditeur :

L’ouvrage analyse les effets territoriaux des crises qui frappent simultanément notre pays. Crise financière, crise de la dette, crise de l’énergie : chacune, à sa façon, joue et jouera fortement sur le destin des territoires. Ces chocs et leurs impacts territoriaux ne sont pas conjoncturels, mais structurels. Ils signent la fin d’un cycle de trente ans. Durant les grandes crises antérieures (1973, 1983, 1993), qui avaient accéléré les changements structurels dans le pays, les aides publiques avaient permis aux territoires de connaître un développement aussi inattendu qu’ignoré. Hier, les amortisseurs étaient plus puissants que les chocs. Ce n’est plus le cas depuis 2008. Avec la crise des finances publiques et sociales, ce qui, hier, avait porté et protégé les territoires les menace aujourd’hui. Une ère s’achève : celle de la croissance et du développement des territoires suburbains, fondée sur la consommation (elle-même financée par les déficits publics et l’endettement). De plus en plus, notre société sera assise sur une croissance faible, le sevrage de la dépense publique et la restriction du crédit. L’énergie chère et la crise de l’économie résidentielle laissent prévoir un retour à la production et aux métropoles. Les cartes se redistribuent. Les changements en cours remettent en cause le mode de développement qui prévalait depuis trente ans. En d’autres termes, le nouvel ouvrage de Davezies annonce et décrit la crise des années 2010-2020.

Laurent Davezies est professeur à l’université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC), en poste à l’Institut d’urbanisme de Paris. Il a publié La République et ses territoires. La circulation invisible des richesses (La République des Idées / Seuil, 2008).