discothèques, covid19
Société

Lundi 6 décembre, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la fermeture des discothèques à compter du 10 décembre, pour au minimum 4 semaines. Une décision décevante pour les professionnels de ce secteur parmi les plus impactés par la crise sanitaire. 

Contrôle des pièces d’identité

« Nous le faisons parce que le virus circule beaucoup chez les jeunes, même vaccinés, parce que le port du masque est extrêmement difficile dans ces établissements. Nous le faisons aussi par cohérence avec le message général de prudence », s’est justifié le Premier ministre lundi. 

Une explication bien loin d’apaiser les professionnels du secteur, qui au contraire pensent avoir toutes les armes pour lutter contre le virus. « Nous pouvons contrôler les passes sanitaires et les pièces d’identité, ce qui permet de s’assurer que certains clients ne présentent pas un document frauduleux ou qui ne leur appartiendrait pas. Ce n’est pas le cas aujourd’hui dans les bars ou restaurants à ambiance musicale », explique Christian Jouny, représentant du Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL).

Colère et désolation

Les travailleurs de la nuit expriment tous un profond sentiment d’injustice. « On ne renforce rien dans aucun autre métier, tout va bien ailleurs ! On ne prend aucune autre mesure, mais on ferme les discothèques ! » fulmine Thierry Fontaine, président de l’organisation professionnelle Umih Nuit.

« C’est scandaleux. Nous avons perdu toute notre trésorerie depuis 2020, nous allons prochainement devoir rembourser les prêts garantis par l’État qui ont été contractés et on ne nous indemnise pas sur la perte de chiffre d’affaires que nous allons connaître. La période des fins d’année représente pourtant 20  % de notre chiffre d’affaires annuel, se désole Christian Jouny. Nous n’avons repris que depuis cinq mois et nous voilà à nouveau plongés dans un trou noir. Je suis particulièrement déçu ».