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Il y a 20 ans, les femmes en Afrique du sud ont obtenu le droit de travailler dans les mines. Aujourd’hui, 15 % des employés de l’industrie minière sont de sexe féminin, mais tout n’est pas rose pour celles qui “descendent” car elles doivent faire face aux insultes et aux harcèlements.

Dans des conditions extrêmes, les femmes doivent travailler plus dur que les hommes pour être prises au sérieux et assumer un travail très physique. Une étude menée par l’université du Witwatersrand en 2009, démontre que les femmes sont fréquemment victimes d’abus sexuels, d’insultes, sans compter les demandes de “faveurs” en échange d’une aide pour les tâches les plus éprouvantes. Les hommes qui n’ont pas l’habitude de travailler avec des femmes considèrent majoritairement que ce n’est pas leur place à plus de 200 m sous terre.

Les entreprises comme la “Anglo American” ont organisé des roulements pour éviter aux femmes de ne jamais se trouver seules et de travailler avec d’autres femmes ou des hommes de confiance, une hotline contre le harcèlement sexuel a été mise en place, ainsi que l’installation de caméras de surveillance et un système de reconnaissance biométrique à l’entrée des vestiaires féminins.

Malgré les obstacles, les femmes prennent leurs places et les mentalités évoluent bon gré mal gré. “Les femmes ne doivent pas simplement saisir les opportunités pour réussir”, souligne l’une d’elles, devenue chef d’équipe, “elles ont aussi besoin du soutien de leurs patrons”.

Crédit photo : Daniel Mennerich

 

 

Coup de coeur

Des physiocrates à Thomas Piketty, la France a toujours bénéficié des conseils de bons économistes. Aujourd’hui, l’enseignement de la discipline économique fait encore partie des facteurs d’attractivité de notre pays pour Sandrine Martos, Christophe Mazurier et Jean Tirole. Toutefois, Edouard Husson et Jean-Michel Huet ne partagent pas leur avis sur les performances des formations des jeunes Français.

La conseillère en insertion professionnelle, Sandrine Martos, rappelle que dans le monde universitaire,  la filière droit, économie et gestion affiche les meilleurs résultats. En effet, selon une enquête du ministère de l’Education Nationale sur l’accès à l’emploi, « les diplômés de master en droit, économie et gestion s’en tirent mieux que leurs camarades des filières lettres, langues et arts ». A la suite de ces résultats, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso a ainsi déclaré : « ça vaut la peine de faire des études à l’université ».

Dans les formations élitistes des grandes écoles, la France affiche aussi une belle réussite avec les écoles de commerce. Comme le précise l’un des directeurs du groupe CM-CIC, Christophe Mazurier, dans le classement des meilleures formations en Finance au monde publié par le Financial Times, « le top 15 est occupé par pas moins de 6 écoles françaises, dont une sur la plus haute marche du podium ». Sans tomber dans l’angélisme, il souligne que cet indicateur est un motif d’espoir pour le dynamisme futur de la France, avant de préciser qu’il importe désormais d’offrir à nos jeunes des perspectives de carrières et de rémunérations attractives afin de maintenir les meilleurs éléments sur notre territoire à la fin de leurs études…

Dernièrement, c’est le prix Nobel Jean Tirole qui a été récompensé pour l’ensemble de son action en faveur de l’enseignement supérieur. En reprenant la Toulouse School of Economics (TSE), fondée en 1980 par l’économiste Jean-Jacques Laffont, il a fait en sorte que la recherche française rivalise avec des institutions comme LSE, Oxford, ou même Princeton. Aujourd’hui, son établissement « pointe au 11e rang du dernier classement RePEc (Research Papers in Economics), basé sur le nombre et la qualité des publications scientifiques ». Avec son réseau de Polytechnicien, il a réussi une levée de fonds de 33 millions d’euros, et s’apprête à recommencer grâce à la nouvelle visibilité obtenue avec le prix Nobel…

Pourtant malgré ces signaux positifs, l’Institut Montaigne vient de publier une étude alarmante sur la concurrence internationale au sein des écoles de commerce. Pour les auteurs, Jean-Michel Huet, partner chez Bearing Point, et Edouard Husson, ancien directeur général d’ESCP Europe, « ces champions de notre enseignement supérieur semblent avoir atteint les limites de leurs performances »… Selon eux, les écoles françaises ne disposeraient pas des moyens suffisant (sauf HEC et INSEAD) pour se hisser au niveau de leurs concurrentes anglo-saxonnes, dans le domaine de la recherche notamment.