Duralex
Economie

Mardi 1er novembre, la société de verrerie française Duralex a mis sa production en veille pour une durée de cinq mois. Une décision difficile à accepter pour les salariés, qui seront placés en chômage partiel jusqu’au 1er avril 2023.

Coût de l’énergie

La décision de fermer pour l’hiver avait été annoncée le 1er septembre dernier. Dans son communiqué, la direction expliquait faire face « depuis quelques mois à des conditions financières de production conjoncturelles très défavorables, uniquement liées au prix de l’énergie ». « Le prix de l’énergie représente habituellement 5  % à 7  % de notre chiffre d’affaires. Aujourd’hui, c’est de l’ordre de 40  %.  Ce n’est pas tenable », assurait début septembre le président de Duralex, José Luis Llacuna.

La facture énergétique était de « deux millions d’euros l’année dernière », alors qu’elle aurait pu atteindre « treize millions d’euros cette année », a révélé le ministère de l’Industrie pour justifier la décision de l’entreprise.

Impératifs liés au four

Le délai entre l’annonce de la fermeture et la mise en veille effective de l’usine est dû au matériel utilisé. « Dans un four verrier, on chauffe du sable à 1 500 degrés et ça devient une lave, un magma, explique José Luis Llacuna. Si on arrête tout, la lave se fige et il est impossible de réutiliser le four, c’est un investissement colossal. La seule solution, c’est de le mettre en veille. La production est arrêtée, mais la lave continue à circuler sans tomber dans les moules. Avec ça, on aura une économie d’énergie de l’ordre de 50 % ».

« Il fallait mieux éteindre le four que produire à perte, c’est la première fois qu’on vit ça, abonde un salarié de l’usine. Mais on est confiant grâce à un carnet de commandes plein et au soutien de l’État ».