Politique

Le gouvernement burkinabé a préféré suspendre le Tour du Faso, le rendez-vous des cyclistes qui devrait se tenir le 23 octobre au 02 novembre. Quinze équipes issues de douze pays, dont quatre Européens et huit Africains, devraient y participer.

Le porte-parole du gouvernement a annoncé à l’AFP jeudi « Nous sommes dans un contexte où Ebola sévit dans plusieurs pays de la sous-région et nous pensions que ce n’est pas prudent d’organiser de grands rassemblements. Le sens des responsabilités nous oblige à prendre plus de précautions. C’est pourquoi nous avons décidé de différer un certain nombre d’activités, dont le Tour du Faso ».

À noter que cette épreuve est l’une des principales compétitions sportives à se tenir sur le continent. Elle constitue aussi une vitrine touristique pour le Burkina Faso. Mais, ils ont dû l’annulée par précaution à cause de l’épidémie d’Ebola qui a fait 3 338 morts en Afrique de l’Ouest. Jusqu’ici, aucun cas n’a été détecté dans ce pays.

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Ebola : le patient zéro serait une guérisseuse de Sierra LeonePour mieux comprendre l’épidémie, les épidémiologistes ont tenté de retrouver le « patient zéro », celui qui a contracté pour la première fois le virus : un petit garçon de 2 ans décédé le 6 décembre 2013, à Guéckédou, en Guinée à proximité de la frontière avec la Sierra Leone et le Libéria.

Cependant, ce n’est pas ce garçon qui aurait déclenché l’épidémie. Le virus s’est propagé lors de l’enterrement d’une guérisseuse traditionnelle, dans le village de Sokoma, dans Sierra Leone près de la frontière guinéenne.  Selon les études, il y aurait 12 à l’enterrement de la guérisseuse. Il paraîtrait qu’elle avait la capacité de soigner les fièvres hémorragiques. Les malades de la Guinée venaient la voir pour être soignées. Elle est ensuite décédée du virus. Les personnes présentes aux obsèques se sont ensuite dispersées dans toutes les régions frontalières entraînant une chaîne de décès et la succession d’enterrements publics favorable à la propagation de la contamination.

Les résultats de ses études pourront aider à la conception de traitement contre le virus. « Ils fournissent un point de départ pour comprendre comment des mutations virales spécifiques pourraient être liées à la gravité de cette dernière épidémie » annoncent les chercheurs.

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Le président de la Banque Africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka a annoncé que le virus de l’Ebola pourrait provoquer “une baisse de l’ordre de 1% à 1,5% du PIB” en Afrique de l’Ouest.

C’est pendant une cérémonie de signature de don avec l’OMS, que Donald Kaberuka a révélé que le virus est non seulement une ” menace pour les vies et les services de santé” mais également une “menace économique” pour les pays touchés en Afrique de l’Ouest. “Dans nos premières estimations, une baisse de 1% à 1,5% n’est pas impossible” explique-t-il. Il estime que l’épidémie « met en péril les activités agricoles » des pays comme la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, qui « commençaient à se remettre des crises militaro-politiques », ce qui pourrait entrainer « une crise alimentaire ». Il a également ajouté que « à long terme, la fermeture des frontières va induire un coût sur les échanges commerciaux entre les pays ». “Mon inquiétude, c’est que les fermetures des frontières un peu partout en Afrique sera préjudiciable à l’économie ; à long terme, cela va toucher l’économie africaine”, continue-t-il. Il déclare « être préoccupé’ par la situation qui pourrait causer « la fuite des investisseurs, au moment où le continent commence à décoller. »

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Il devient de plus en plus difficile de transporter le matériel sanitaire et d’envoyer du personnel de santé dans les pays ravagés par Ebola. Les compagnies aériennes annulent tous les vols vers ces pays.

Les pays d’Afrique de l’Ouest touchés par le virus Ebola se sentent de plus en plus isolés. Le 28 aout, les dernières compagnies aériennes qui assuraient encore la liaison vers ces pays ont aussi suspendu leur vol. «L’actuelle réponse internationale à Ebola reste dangereusement inadaptée » explique la coordinatrice d’urgence de Médecins sans Frontières en Sierra Leone. « L’épidémie d’Ebola est devenue incontrôlable depuis plusieurs mois, mais la communauté sanitaire internationale a mis trop de temps à réagir », annonce la coordinatrice dans le New England Journal of Medecine. Une réunion des ministres de la Santé des pays de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest a eu lieu le jeudi 28 aout pour trouver la meilleure stratégie commune pour lutter contre le virus meurtrier. Le directeur des Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des malades, Tom Frieden estime que le bilan du ravage est très lourd. « Le monde n’a jamais vu une épidémie d’Ebola comme celle-ci. Par conséquent, non seulement les bilans sont élevés, mais nous savons qu’il y a beaucoup plus de cas que ceux diagnostiqués ou signalés », annonce-t-il à Morovia.

Coup de gueulePolitique

Depuis la découverte d’Ebola il y a 40 ans de cela, la situation actuelle est la plus alarmante de toutes. Conscient de cela, la Banque Mondiale décide de mobiliser 200 millions de dollars pour lutter contre l’épidémie.

La somme est destinée à gérer les cas d’urgence au Libéria, à la Guinée et à la Sierra Leone. Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, sur les1 603 cas enregistrés, 887 malades ont trouvé la mort. Parmi ces personnes, 358 sont des Guinéens, 255 des Libériens, 273 des Sierra Leonais et un dernier nigérien.

Selon le président du BM Jim Yong Kim, cette épidémie met en danger un grand nombre de vies humaines si elle n’est pas gérée comme elle se doit. C’est d’ailleurs pour lutter contre ce danger que l’institution financière décide de porter secours aux victimes. La Banque Mondiale annonce son appui lors de la réunion États-Unis/Afrique à Washington. Plusieurs chefs d’État africain étaient présents à ce sommet.

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Près de 660 euros ont trouvé la mort en Afrique de l’Ouest suite à la propagation massive de la fièvre Ebola d’après les déclarations de l’OMS.

L’épidémie de l’Ebola fait ravage en Afrique et continue à se propager vers Guinée, Libéria, et Sierra Leone. Actuellement, Sierra Leone détient le plus grand nombre de cas avec 454 cas détectés dont 219 mortels. Un Libérien est décédé de la fièvre Ebola, vendredi 25 juillet dernier, un Libérien est décédé de la fièvre Ebola au Nigéria, selon le ministère de la Santé Nigérian.

En Sierra Leone, les forces de l’ordre ont dû renforcer la protection du centre spécialisés dans le cadre du traitement de la fièvre Ebola, suite au manifestation de milliers de personnes en direction de la clinique dans le cadre d’une accusation d’une ancienne infirmière qui a déclaré que le virus était conçu pour cacher des « rituels anthropophages ». Les personnes atteintes de la fièvre sont pris en charge dans l’hôpital de Kenema ans le Sierra Leone.